Elsa Jacquemot balayée par Yulia Putintseva

Nico Par Nico

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L’élimination est brutale et laisse des traces. Ce mercredi, Elsa Jacquemot a quitté l’Elsa Jacquemot a quitté l’Open d’Australie dès le deuxième tour, balayée par la Kazakhe Yulia Putintseva en deux sets secs (6-1, 6-2). Très affectée au moment de s’exprimer devant la presse, la Lyonnaise n’a pas caché sa profonde frustration après un match à sens unique, au cours duquel elle n’est jamais parvenue à retrouver son tennis ni sa sérénité.

Un match perturbé dès les premiers jeux

Dès les premiers échanges, la Française a semblé dépassée, en difficulté tant sur le plan tactique qu’émotionnel. « C’était très compliqué. À partir du premier jeu, il y a des choses qui m’ont perturbée », a-t-elle confié, visiblement encore sous le choc. Incapable de mettre en place son jeu, Jacquemot a rapidement laissé filer le premier set, dominée par une Putintseva solide et concentrée.

Des tensions visibles sur le court et dans le clan français

Sur le court, les signes de tension étaient manifestes. À plusieurs reprises, la jeune joueuse de 21 ans s’est plainte du plan de jeu établi avec son entraîneur, Simon Blanc, ancien coach de son adversaire du jour. Un malaise perceptible qui a culminé à 5-0 dans la première manche, lorsque Blanc a quitté les tribunes en plein set, une scène rare et révélatrice du désarroi ambiant.

Le poids des éléments extérieurs

Interrogée sur cet épisode, Jacquemot est restée évasive. « Je n’ai pas forcément envie d’en parler. Ce n’est pas un truc simple », a-t-elle répété, préférant évoquer des éléments extérieurs relevant de sa sphère privée. « Je suis passée complètement à côté de ce match. J’étais loin d’être à mon niveau, et c’est très frustrant car je voulais aller très loin dans ce tournoi. »

Le mental, une force… encore perfectible

Cette défaite contraste fortement avec les propos tenus par la Française après son premier tour, où elle affirmait que son mental constituait sa plus grande force. Un constat qu’elle maintient, tout en reconnaissant ses axes de progression. « Sur un match comme ça, je me suis laissée perturber par quelque chose d’extérieur et je n’ai pas su me remettre dedans. C’est là-dessus que je dois travailler », admet-elle lucidement.

Apprendre de l’échec pour rebondir

Soutenue en tribunes par Alizé Cornet, connue durant sa carrière pour avoir elle aussi dû apprendre à canaliser ses émotions, Jacquemot ne cherche pas d’excuses ni de béquilles. « La personne idéale pour analyser ça, pour l’instant, c’est moi. Je suis assez mature pour comprendre pourquoi ça a pris autant d’ampleur dans ma tête », explique-t-elle, consciente de l’importance de tirer des enseignements de cet échec.

Difficile à digérer, cette élimination prématurée laisse néanmoins entrevoir un chantier clair pour l’avenir : mieux gérer les perturbations extérieures et rester focalisée sur l’essentiel. Une étape délicate mais nécessaire pour continuer à progresser au plus haut niveau. Pour Elsa Jacquemot, l’Open d’Australie se termine dans la douleur, mais pourrait aussi marquer un tournant dans sa construction mentale.

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