Arthur Rinderknech impitoyable et en demi-finale

Arthur Rinderknech impitoyable et en demi-finale

Nico Par Nico

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L’incroyable épopée française continue à Shanghai. Après la qualification de son cousin Valentin Vacherot, Arthur Rinderknech s’est à son tour offert une place en demi-finales du Masters 1000 chinois, vendredi, en dominant de la tête et des épaules le Canadien Félix Auger-Aliassime (6-3, 6-4). À 30 ans, le Français signe la plus belle performance de sa carrière, dans un tournoi où il semble jouer libéré, fort d’une confiance et d’une solidité impressionnantes.

PREMIÈRE DEMI-FINALE EN MASTERS 1000 ⭐️

Arthur Rinderknech s'offre le n°13 mondial Félix Auger-Aliassime en deux sets pour atteindre la plus grande demi-finale de sa carrière. 🤯🇫🇷

Il devient le premier joueur français à atteindre ce stade ici depuis Gilles Simon en 2016. 🔙 pic.twitter.com/1e53DCGJJW

— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) October 10, 2025

Une réussite familiale historique

Sous le regard attentif et les encouragements de Valentin Vacherot dans son box, Rinderknech a livré un match plein de maîtrise et d’autorité.

En s’imposant face au 13e mondial, le Français (actuel 54e au classement ATP) rejoint son cousin monégasque dans le dernier carré du tournoi — un exploit inédit dans l’histoire du tennis tricolore.

« Voir Valentin réussir ici m’a donné encore plus d’énergie, confiait Rinderknech. On s’encourage, on se tire vers le haut. C’est une aventure incroyable à vivre en famille. »

Si le rêve d’une finale 100 % familiale reste encore hypothétique — Vacherot affronte Novak Djokovic samedi, tandis que Rinderknech se mesurera à Daniil Medvedev ou Alex de Minaur —, il est désormais permis d’y croire.

Un match maîtrisé de bout en bout

Dès les premiers échanges, le ton était donné : intensité, engagement et agressivité. Les deux joueurs ont multiplié les prises d’initiatives, souvent conclues au filet, rendant les rallyes rares mais intenses.

C’est pourtant Rinderknech qui a su faire la différence, grâce à une concentration sans faille et un service impérial : seulement 12 points perdus sur l’ensemble de la rencontre, et aucune balle de break concédée.

Le tournant du premier set est survenu à 3-2, lorsque le Français a profité d’un jeu de service catastrophique de son adversaire — trois fautes directes consécutives pour le Canadien — avant de conclure sur un passing gagnant en coup droit.

Derrière, il a déroulé : services gagnants, aces, amorties parfaites, tout y est passé.

À 5-3, 0-30, Rinderknech a enchaîné deux aces et une amortie chirurgicale pour sceller la première manche.

Autorité et précision dans le deuxième set

Le second acte a confirmé la domination totale du Français. Breaké d’entrée, Auger-Aliassime n’a jamais réussi à inverser la tendance.

Rinderknech, lui, a maintenu une pression constante, alternant coups droits puissants, montées au filet tranchantes et amorties déstabilisantes.

Même menacé à 0-40 à 2-1, il a effacé trois balles de débreak d’un sang-froid exemplaire, grâce à son service ravageur.

Submergé, le Canadien n’a plus marqué qu’un seul point au retour dans les quatre derniers jeux. Le Français a conclu sur un jeu parfait : service gagnant, coup droit gagnant, puis ace au T.

Je vais me mettre au chinois
我爱你上海 ❤️❤️#RolexMastersShangai #ToutDonner pic.twitter.com/xwkPk8Z9X6

— Arthur Rinderknech (@arthurrinder) October 10, 2025

Un modèle d’efficacité, et sans doute le match le plus accompli de sa carrière.

Une victoire symbolique et un rêve qui grandit

Ce succès n’est pas seulement un exploit sportif : il symbolise la métamorphose d’Arthur Rinderknech, longtemps freiné par les blessures et l’inconstance, aujourd’hui épanoui et sûr de son tennis.

Son ancien coach à l’université du Texas, Steve Denton, s’amusait jeudi :

« Arthur avait la pression : il devait gagner, sinon son cousin allait pouvoir fanfaronner en famille ! »

Mission accomplie.

Et désormais, la famille Rinderknech-Vacherot peut rêver encore plus grand : deux cousins français dans le dernier carré d’un Masters 1000, c’est déjà historique.

Mais si le destin s’en mêle, une finale entre “les couz” à Shanghai pourrait bien entrer dans la légende du tennis français.

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