Adrian Mannarino s'offre Ugo Humbert

Adrian Mannarino s'offre Ugo Humbert

Nico Par Nico

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Adrian Mannarino a encore prouvé, ce mercredi soir à Montpellier, qu’il fallait toujours compter sur lui. À 37 ans, le Français a puisé dans son expérience et son sang-froid pour venir à bout d’Ugo Humbert au terme d’un combat haletant de 2h50 (6-7 [4], 6-3, 7-6 [4]). Une victoire de caractère, acquise après avoir sauvé trois balles de match, qui lui ouvre les portes des quarts de finale de l’Open Occitanie.

Adrian Mannarino (n°70) 🇫🇷 crée la surprise au 2ème tour à Montpellier !

Ce mercredi, il élimine Ugo Humbert (n°38) 🇫🇷, tête de série n°5, en trois sets 6-7 (4), 6-3, 7-6 (4).

Next ➡️ Tomas Machac (n°28) 🇨🇿 ou Arthur Gea (n°168) 🇫🇷.#OpenOccitanie26 pic.twitter.com/Rf3zYPCcup

— Jeu, Set et Match (@Jeu_Set_EtMatch) February 4, 2026

L’expérience face à la dynamique

Avant ce duel franco-français, tout semblait pourtant pencher du côté d’Ugo Humbert. Le Messin affichait une impressionnante statistique de 19 victoires pour une seule défaite en indoor sur le sol français et sortait d’une période de grande confiance. À l’inverse, Mannarino restait sur une série délicate de six éliminations consécutives dès le premier tour, malgré un succès inaugural face à Pedro Martinez à Montpellier.

Mais le vétéran tricolore, aujourd’hui 70e mondial et numéro deux mondial des joueurs de plus de 35 ans derrière Novak Djokovic, avait visiblement encore des ressources.

Un premier set accroché et explosif

Le premier acte a donné le ton d’un affrontement tendu et indécis. Humbert a dû s’employer d’entrée, sauvant deux balles de break avant de revenir d’un mini-break de retard dans le tie-break grâce à un passing exceptionnel à l’arraché. Impérial au service — 11 aces dans la manche, dont quatre dans le jeu décisif — le Messin a fini par empocher le set, sans jamais parvenir toutefois à distancer un Mannarino solide du fond du court.

Mannarino s’accroche et inverse la tendance

La deuxième manche a été le véritable tournant du match. Dès le premier jeu, Mannarino a sauvé cinq balles de break, dont une au terme d’un rallye épuisant, symbole de son abnégation. Humbert a encore laissé passer une occasion à 3-3, sur une faute grossière en revers, avant de concéder son service sur une double faute au jeu suivant.

Hyperréaliste, Mannarino a alors déroulé pour égaliser à une manche partout, donnant le sentiment d’avoir pris l’ascendant mental.

Un troisième set irrespirable

La manche décisive a été à la hauteur de l’enjeu. Aucun des deux joueurs n’est parvenu à faire la différence, jusqu’à une fin de match totalement folle. À 5-4 en sa faveur, Humbert s’est procuré deux premières balles de match grâce à un retour fulgurant, puis une troisième après une attaque millimétrée. À chaque fois, Mannarino a résisté, sauvant ces occasions avec sang-froid et précision, notamment sur un contre gagnant implacable.

LE DIVIN CHAUVE NE MEURT JAMAIS ! De nouveau complètement perdu depuis 7 mois, Adrian Mannarino se paye Ugo Humbert à Montpellier 6/7 6/3 7/6 en SAUVANT 3 BALLES DE MATCH dans un duel de gaucher français 🇫🇷

Le divin chauve va-t-il encore renaitre ?
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— Jeu Blanc (@JeuBlanc_off) February 4, 2026

Dans la foulée, le vétéran a lui-même écarté deux balles de break en montant à l’avant, avant que le match ne se décide au tie-break. Humbert, pourtant en tête 4-3, a fini par craquer, commettant les fautes de trop dans des échanges devenus étouffants.

Mannarino se relance, Humbert frustré

Clinique dans les moments clés, Mannarino a affiché des statistiques impressionnantes : neuf balles de break sauvées sur neuf et 84 % de points remportés derrière sa première balle. À l’inverse, Humbert pourra longtemps regretter ses nombreuses occasions manquées, d’autant plus qu’il avait fait le choix de décliner la sélection en Coupe Davis ce week-end face à la Slovaquie afin de se concentrer sur sa carrière individuelle.

Adrian Mannarino affrontera en quarts de finale le vainqueur du match entre Tomas Machac et Arthur Gea. Une chose est sûre : au vu de ce qu’il a montré mercredi soir, le doyen du tableau n’a pas dit son dernier mot à Montpellier.

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