Arthur Fils balayé par Carlos Alcaraz
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Il n’y a pas eu match, samedi, sur le court central de Doha. En finale de l’ATP 500 qatari, Carlos Alcaraz a livré une démonstration de puissance et de maîtrise pour s’imposer en 50 minutes à peine face à Arthur Fils (6-2, 6-1). Un score sans appel qui ne doit pourtant pas occulter la très belle semaine du Français, de retour au plus haut niveau après de longs mois d’absence.
😱 Tout simplement injouable ! Carlos Alcaraz et Arthur Fils ne faisaient pas le même sport aujourd'hui. 2 et 1 en 52 minutes. Une correction.
— Tennis Legend (@TennisLegende) February 21, 2026
La balle de titre est le résumé parfait du match. Regardez l'indécence ! 🔥pic.twitter.com/ggaDEirK6W
L’espoir d’un retour confirmé
Avant cette finale, l’optimisme était de mise côté tricolore. Pour son troisième tournoi seulement depuis son retour à la compétition, Arthur Fils avait réussi un parcours remarquable. Atteindre la finale d’un ATP 500 dans ces conditions confirmait que sa reprise n’avait rien de précipité.
Tout au long de la semaine, le Français avait impressionné. Sa frappe lourde faisait reculer ses adversaires, son revers affichait une stabilité nouvelle, et son attitude sur le court respirait la confiance retrouvée. Les signaux étaient au vert. On avait envie d’y croire.
Mais en face, il y avait Carlos Alcaraz.
Alcaraz, une autre dimension
Depuis la saison dernière, la plus accomplie de sa jeune carrière, le joueur d’El Palmar a changé de statut. Toujours aussi explosif, toujours aussi spectaculaire, il a ajouté à son arsenal une maturité tactique et une régularité qui le placent désormais dans une catégorie à part. Aujourd’hui, pour le faire tomber, il faut s’appeler Jannik Sinner… et encore, le jouer en indoor.
Face à une telle densité, Arthur Fils n’a pas eu le temps d’exister.
Breaké d’entrée, le Français a immédiatement subi la pression. Sans forcer son talent, Alcaraz a construit son succès sur un socle simple : des jambes omniprésentes et une couverture de terrain exceptionnelle. Présent dans chaque coin du court, il a constamment obligé Fils à frapper le coup de trop. Résultat : 19 fautes directes pour seulement trois coups gagnants côté français.
Lorsque les attaques de Fils trouvaient le court, la contre-attaque espagnole était implacable. La lourdeur de balle du Français, trop courte ce samedi, ne gênait absolument pas le numéro un mondial, qui contrôlait les échanges avec une facilité déconcertante.
Un récital dans le deuxième set
Le deuxième acte a débuté comme le premier : par un break rapide. Mené 3-0, Fils, frustré, a fracassé sa raquette, symbole d’une impuissance rare à ce niveau. En face, Alcaraz poursuivait son récital, dominant de la tête et des épaules.
Le match s’est conclu sur une balle de match à l’image de sa prestation : une contre-attaque fulgurante, presque irréelle, qui a laissé le Français sans réaction. En 50 minutes, l’affaire était pliée.
La bromance Arthur Fils x Carlos Alcaraz. 🥰🇫🇷🇪🇸
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On espère de belles batailles dans les années à venir. 🙏pic.twitter.com/Yvs5nhAY60
Une défaite lourde, mais prometteuse
Le score est sévère. La sensation aussi. Pourtant, Arthur Fils n’a pas à rougir. Après huit mois sans compétition, se hisser en finale d’un ATP 500 relève déjà de la performance. Il lui manque encore du rythme, des matches dans les jambes, et sans doute un peu plus de constance pour rivaliser avec les tout meilleurs sur la durée.
Ce samedi, il est simplement tombé sur plus fort que lui. Et ils seront nombreux, cette saison, à éprouver la même frustration face à Carlos Alcaraz.
Pour Fils, cette finale reste un signal fort : son retour est bien réel. Pour Alcaraz, elle confirme une évidence — le circuit vit à son rythme.
Par Nico