L'ATP de Montpellier en balance la même semaine que la coupe Davis

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L’ATP 250 de Montpellier, programmé du 2 au 8 février, a dévoilé la liste des joueurs engagés, et elle met largement à l’honneur le tennis tricolore. À l’Open Occitanie, sept Français figurent parmi les entrants directs du tableau principal, confirmant l’attractivité du tournoi organisé en plein cœur de l’hiver tennistique.
Aux côtés des déjà annoncés Ugo Humbert et Arthur Fils, le tournoi accueillera également Giovanni Mpetshi Perricard, Arthur Cazaux et Valentin Royer, auxquels s’ajoutent Adrian Mannarino et Quentin Halys. Un plateau dense et prometteur, composé de joueurs classés entre la 36e et la 85e place mondiale.
Les Français engagés à Montpellier
- Ugo Humbert (36e)
- Arthur Fils (42e)
- Valentin Royer (57e)
- Giovanni Mpetshi Perricard (63e)
- Arthur Cazaux (67e)
- Adrian Mannarino (69e)
- Quentin Halys (85e)
Un tournoi face à la concurrence de la Coupe Davis
Dirigé par Sébastien Grosjean, l’ATP 250 de Montpellier se retrouve une nouvelle fois confronté à un calendrier délicat, puisqu’il se déroule la même semaine que la rencontre du premier tour de Coupe Davis entre la France et la Slovaquie, prévue au Portel (Pas-de-Calais).
Début janvier, le sélectionneur des Bleus Paul-Henri Mathieu a dévoilé une première liste de joueurs susceptibles d’être appelés, composée d’Arthur Rinderknech, Ugo Humbert, Benjamin Bonzi et Pierre-Hugues Herbert. Une sélection encore provisoire, que le capitaine pourra ajuster en y ajoutant un élément supplémentaire.
🚨 OFFICIEL ! Arthur Fils est présent sur la liste d’entrée de l’ATP 250 de Montpellier. (2-8 février) 🇫🇷⭐️
— Avantage Tennis 🎾 (@AvantageTennis_) January 7, 2026
Le Français avait atteint les demi-finales en 2023. 🔙 pic.twitter.com/g6ibBrCtd7
Dès lors, une question se pose : certains joueurs attendus à Montpellier – Valentin Royer, Giovanni Mpetshi Perricard, Arthur Cazaux, Adrian Mannarino ou Quentin Halys – pourraient-ils être appelés en renfort en Coupe Davis ? La réponse ne sera connue pendant ou à l’issue de l’Open d’Australie (19 janvier – 1er février), laissant planer une incertitude sur la composition finale du tableau montpelliérain.
Grosjean partagé entre contraintes et compréhension
Déjà confronté à cette situation par le passé, Sébastien Grosjean avait exprimé l’an dernier ses réserves sur ce chevauchement de dates, tout en adoptant une position nuancée. Ancien sélectionneur de l’équipe de France entre 2019 et 2023, il connaît parfaitement les enjeux des deux compétitions.
« J'espère qu'on pourra trouver un accord pour qu'il n'y ait plus ce doublon », avait-il expliqué, tout en reconnaissant la légitimité des choix des joueurs. « Pour un joueur, il faut jouer la Coupe Davis, surtout en France. Ce sont des moments forts et c'est un honneur de représenter la France. »
Conscient des difficultés générées par cette concurrence, Grosjean avait également souligné l’impact pour les joueurs comme pour les organisateurs : « C'est difficile pour le tournoi, mais ça l'est aussi pour les joueurs qui manquent un tournoi sur le sol français. Mais c'est difficile de refuser une sélection. »
Un équilibre fragile à trouver
À quelques semaines de l’événement, l’ATP 250 de Montpellier s’annonce donc riche en talents français, mais potentiellement amputé par les exigences de la Coupe Davis. Entre ambitions individuelles, devoir national et contraintes de calendrier, joueurs et organisateurs devront une nouvelle fois jongler avec un équilibre délicat, en attendant une éventuelle réorganisation future du calendrier international.
Par Nico