Quartararo et Zarco : le sursaut français attendu sur les terres de Jerez

Lenny Par Lenny

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Quatrième acte de la saison 2026 : le MotoGP retrouve ses terres sacrées à Jerez de la Frontera. Entre un Fabio Quartararo en quête de renaissance et un Johann Zarco en mode "transmission", le clan français arrive en Andalousie avec des ambitions contrastées mais une détermination intacte.

Fabio Quartararo : Le réveil du "Petit Prince" de Jerez

Le début de cette campagne 2026 ressemble à un chemin de croix pour Fabio Quartararo. Avec seulement six points récoltés en trois courses, "El Diablo" subit les lacunes de développement d'une Yamaha qui peine à suivre le rythme effréné des constructeurs européens. Pourtant, l'arrivée à Jerez agit souvent comme un baume au cœur pour le Niçois. C'est sur ce tracé technique qu'il a bâti sa légende, signant sa première pole position en carrière avant d'y décrocher son premier succès en 2020. Malgré une 14e place frustrante en Thaïlande, le champion du monde 2021 refuse de baisser les bras et compte sur la symbiose qu'il entretient avec ce tracé pour créer l'étincelle.


"C'est agréable de reprendre l'action après trois semaines de pause... Jerez est un circuit avec une atmosphère spéciale, les fans sont incroyables et on ressent vraiment cette énergie dès notre arrivée. J'ai de bons souvenirs ici. Il est spécial pour moi, car j'y ai remporté ma première victoire en MotoGP."

S'il ne promet pas de miracle face aux ogres Ducati et Aprilia, Fabio mise sur une approche méthodique : travailler pas à pas pour retrouver, si ce n'est la victoire, au moins le plaisir de piloter aux avant-postes.

Johann Zarco : tout en sérénité

À bientôt 36 ans, Johann Zarco affiche une sérénité nouvelle au sein du garage Honda LCR. Le double champion du monde Moto2 aborde ce qui pourrait être son dernier contrat en catégorie reine avec une lucidité désarmante. Loin d'être un pilote sur le déclin, le Cannois endosse avec panache un rôle de capitaine de route. Sa mission est double : redresser la barre pour le constructeur japonais et encadrer le prodige brésilien Diogo Moreira, champion Moto2 en titre, dont les débuts fracassants poussent le Français dans ses derniers retranchements. "Il est exceptionnel, moi j'adore. On voit qu'il capte tout très vite... Passer le flambeau à Diogo, ce serait pas mal. Si moi j'arrête le MotoGP fin 2027, ça serait une bonne manière de dire que je l'ai tiré sur mes deux dernières années. Terminer quand on se dit qu’il n’y avait pas vraiment plus à faire, c’est la bonne manière de se retirer."

L'avenir, Johann l'imagine déjà avec appétit, lorgnant sur les grandes classiques de l'endurance comme le Bol d'Or ou Spa, pour transformer la compétition pure en "balades entre copains". Mais avant de ranger le cuir, le vétéran tricolore entend bien prouver à Jerez que son "âme de compétiteur" peut encore faire briller les couleurs françaises.

Le Programme

Le tracé andalou de 4,42 km, célèbre pour son enchaînement de 13 virages dont le redoutable virage Jorge Lorenzo, sera le théâtre d'un affrontement intense. Entre la domination sans partage de Marco Bezzecchi et la quête du 100e succès de Marc Marquez, le spectacle est garanti.

Vendredi 24 avril

  • 10h45 - 11h30 : Essais Libres 1
  • 15h00 - 16h00 : Essais

Samedi 25 avril

  • 10h10 - 10h40 : Essais Libres 2
  • 10h50 - 11h05 : Qualifications Q1
  • 11h15 - 11h30 : Qualifications Q2
  • 15h00 : Course Sprint (12 tours)

Dimanche 26 avril

Le défi est immense pour nos pilotes tricolores face à un Marco Bezzecchi en pleine possession de ses moyens, mais comme le veut la tradition à Jerez : tout peut basculer dans le dernier virage.

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