Des Bleus à réaction battent l'Islande dans un final héroïque
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Menée à la pause et malmenée jusqu’au bout du suspense, l’équipe de France a renversé une Islande tenace (31-29) pour s’offrir une victoire de prestige à la Paris La Défense Arena. Un succès arraché au courage, marqué par les exploits de Rémi Desbonnet et une résistance héroïque en infériorité numérique. Cap maintenant sur l'Euro qui débute dès jeudi 15 janvier.
Une entame difficile
Un départ poussif et une défense à la peine
Malgré l’enjeu de ce dernier match avant l’Euro, les hommes de Guillaume Gille ont connu une entame de match très délicate. Rapidement menés (3-7 à la 11e minute), les Bleus ont souffert face à l'efficacité offensive islandaise et au manque de réussite de leur gardien, Charles Bolzinger (un seul arrêt en 24 minutes). Les pertes de balle et les exclusions temporaires (notamment celle d’Aymeric Minne) ont empêché la France d'installer son rythme, laissant les Islandais faire la course en tête durant toute la mi-temps.
Des éclairs individuels pour rester au contact
La réaction française est venue par séquences, portée par la puissance de Thibaud Briet (qui a inscrit son 100e but en Bleu) et les initiatives de Melvyn Richardson. Le passage en supériorité numérique en fin de période a permis un rapprochement spectaculaire, illustré par un magnifique "kung-fu" conclu par Benoît Kounkoud. L’entrée de Rémi Desbonnet dans les cages a également apporté un second souffle avec un arrêt crucial sur penalty à la 27e minute.
Le bilan à la pause : 14 - 16
Bien que revenus à un but dans les derniers instants, les Tricolores ont de nouveau concédé un écart avant la sirène. Menée de deux buts (14-16), l'équipe de France regagne les vestiaires avec des certitudes à retrouver, particulièrement sur la continuité défensive, comme l'a souligné Thibaud Briet à la pause : "On a perdu trop de ballons. En défense, on est bien mais on se fait percer sur les troisièmes ou quatrièmes temps d’attaque. On doit être plus rigoureux sur ce point-là".
Un second acte renversant
Le réveil tricolore
Dès le retour des vestiaires, les Bleus ont affiché un visage conquérant. Sous l’impulsion d’un Dika Mem foudroyant et d'un Ludovic Fabregas opportuniste, la France a recollé au score avant de passer devant pour la première fois de la rencontre à la 34e minute (18-17). Un avantage fragile, entretenu par les fulgurances d'Aymeric Minne, intenable face au bloc islandais.
Le mur Desbonnet
Si l’attaque a retrouvé des couleurs, c’est derrière que le match s’est joué. Rémi Desbonnet a littéralement électrisé les 13 774 spectateurs de la Paris La Défense Arena. À la 41e minute, le portier tricolore a signé une double parade d’anthologie, permettant aux siens de rester au contact alors que Gústavsson, son homologue islandais, multipliait lui aussi les arrêts décisifs de l’autre côté du terrain.
Un final en apnée
Le dernier quart d'heure a basculé dans la dramaturgie pure. Alors qu'ils comptaient deux buts d'avance, les hommes de Guillaume Gille se sont retrouvés en double infériorité numérique après les exclusions temporaires successives de Kounkoud et Fabregas (59'). Réduits à quatre contre six, les Français ont pourtant fait preuve d'une solidarité héroïque en défense. Profitant des maladresses islandaises et de l'ultime réalisation de Dylan Nahi, les Bleus sécurisent un succès précieux (31-29) dans une ambiance de feu.
Par Lenny