Les Bleues en Croatie : un duel au sommet pour verrouiller l'Europe

Lenny Par Lenny

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L'équipe de France féminine de handball s'apprête à vivre son premier grand frisson de l'année 2026. Ce jeudi à 17h, à Bjelovar, les médaillées de bronze du dernier Mondial retrouvent le parfum de la compétition officielle face à la Croatie. Dans ce troisième tour de qualification pour l'EHF EURO 2026, l'enjeu dépasse la simple victoire comptable. Leaders de leur groupe après avoir surclassé le Kosovo et la Finlande, les joueuses de Sébastien Gardillou font face à leur premier véritable test de l'année. Ce choc contre leur dauphin croate est une opportunité en or de valider leur ticket pour l'Euro et de s'assurer un statut de tête de série crucial pour le tirage au sort final.

Un effectif remanié sous le signe de l'adaptation

Le groupe France arrive en Croatie avec un visage singulièrement modifié. Entre les absences de cadres pour maternité, comme la capitaine Estelle Nze Minko et Laura Flippes, et les forfaits sur blessure de Clarisse Mairot ou Méline Nocandy, le sélectionneur a dû composer un puzzle inédit. Dix-huit joueuses ont fait le déplacement, intégrant une jeunesse ambitieuse représentée par Enola Borg ou Kiara Tshimanga. L'une des curiosités tactiques réside dans le repositionnement de Grace Zaadi-Deuna sur le poste d'arrière droite, un choix assumé par Sébastien Gardillou qui souligne que « Grâce est adaptable et elle possède surtout une véritable qualité de transmission de balle, qui lui permet de jouer avec son pivot ou son ailière. » Ce vent de fraîcheur doit compenser l'usure physique d'un début d'année chargé pour les internationales évoluant en Ligue des Champions.

Le piège croate et le défi de la gestion

Si les statistiques historiques plaident largement en faveur de la France, la Croatie reste une terre de handball hostile où la culture du combat est inscrite dans l'ADN des joueuses. Avec une ossature s'appuyant largement sur le club du HC Podravka, l'alchimie croate est réelle. David Burguin, l'entraîneur adjoint, prévient d'ailleurs que « cette équipe fera tout ce qui lui est possible pour mettre la main sur la gestion de la rencontre. » Outre l'impact physique, les Bleues devront se méfier d'un dernier rempart souvent décisif. Burguin insiste sur le fait que « cette sélection peut compter sur des performances de gardiennes de but pouvant faire basculer l’issue des rencontres. » Pour les Françaises, la clé résidera dans la capacité à imposer leur rythme d'entrée pour éviter de s'enfermer dans un faux-rythme piégeux.

L'objectif tête de série en ligne de mire

Au-delà de la qualification quasi mathématique en cas de succès, le staff tricolore voit plus loin. Terminer en tête du groupe est un impératif stratégique pour aborder l'Euro 2026 dans les meilleures conditions possibles. Sébastien Gardillou ne s'en cache pas et a martelé ce message à ses joueuses dès l'ouverture du rassemblement. Il explique avoir été très clair avec son groupe : « Je l’ai répété aux filles en début de stage, il faut aller chercher la tête du groupe. Quand on sait la difficulté de cette compétition et combien le tirage au sort compte, autant essayer de se faciliter la tâche autant que faire se peut. » Ce match aller en terre slave est donc la première manche d'un marathon qui s'achèvera dimanche prochain devant le public des Arènes de Metz.

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