Bilan 2025: le récap football de l'année sportive

Lenny Par Lenny

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L'année 2025 touche à sa fin et la projection 2026 se fait déja sentir. Ici, revivez l'ensemble des grands moments de football de l'année écoulée.

Football Masculin

Didier Deschamps annonce la date de son départ

En poste depuis 2012, le sélectionneur Didier Deschamps vit ses derniers mois à la tête de l'Équipe de France. C'est ce qu'il a annoncé en janvier aux médias, confirmant que la Coupe du Monde 2026 sera sa toute dernière compétition. Cette annonce, aussi marquante qu'anticipée par la presse, offre au Basque d'origine un ultime et grand challenge avant de tirer un trait sur plus d'une décennie exceptionnelle passée sur le banc des Bleus. Quant à son successeur, il semble déjà tout trouvé en la personne de Zinédine Zidane, prêt à prendre les rênes de la sélection après le tournoi.

Une troisième place en ligue des nations

Les coéquipiers de Kylian Mbappé ont entamé l'année 2025 par le traditionnel rassemblement de mars, synonyme cette année-là de Ligue des Nations. Opposés à la Croatie en quarts de finale, les Français se sont inclinés 2-0 à l'aller à Split, avant de renverser la tendance de manière spectaculaire lors du match retour, qu'ils ont remporté 2-0 avant de se qualifier au terme d'une séance de tirs au but tendue. En demi-finale, les joueurs de Didier Deschamps ont croisé la route de l'Espagne et se sont finalement inclinés au terme d'un match épique et riche en rebondissements (5-4). Il s'agit forcément d'une désillusion pour une sélection qui visait la première place, mais l'équipe a pu se consoler en décrochant la troisième place face à l'Allemagne (victoire 2-0).

Une campagne de qualifications pour le mondial 2026... presque parfaite

Versés dans le groupe D, en compagnie de l'Islande, de l'Azerbaïdjan et de l'Ukraine, les Français avaient pour objectif impératif de se qualifier directement pour le Mondial 2026 en terminant en tête de leur poule. Mission accomplie avec brio : l'équipe a enregistré cinq victoires et un match nul en six rencontres. Ce bilan plus que favorable, obtenu malgré un calendrier très dense comprenant trois trêves internationales entre septembre et novembre, confirme que l'Équipe de France continue de faire partie des toutes meilleures nations mondiales.

Une groupe relevé pour le mondial 2026

Le 5 décembre dernier, tous les regards étaient tournés du côté de Washington pour assister au tirage au sort des groupes du Mondial 2026. L'Équipe de France masculine n'a pas été épargnée par ce tirage, héritant d'un groupe relevé. Les Bleus devront notamment affronter la Norvège de la star Erling Haaland, ainsi que le Sénégal, considéré comme l'une des meilleures nations africaines. Leur groupe sera complété par un barragiste, dont l'identité sera déterminée entre l'Irak, le Suriname ou la Bolivie.

La réaction du sélectionneur

"J'étais devant ma télé. Pour les Sénégalais, ça reste un bon souvenir. Il y a un rapport fraternel avec le Sénégal parce qu'il y a beaucoup de joueurs binationaux, qui sont passés par des clubs français, qui connaissent les joueurs français. Quand ils rencontrent la France, il y a toujours une motivation supplémentaire. On a l'habitude avec les joueurs sénégalais qui jouent dans les meilleurs clubs. L'équipe nationale est compétitive. Je ne vais pas vous dire quelque chose de différent pour la Norvège avec sa phase de qualification. Evidemment, avec Haaland et Sorloth devant, elle a une capacité à marquer énormément de buts. Elle fait partie des très grandes équipes européennes."

Des nouveaux visages, des retours et des perdants...

Chaque année, à l'occasion de chaque rassemblement, le sélectionneur dévoile une liste d’une vingtaine de joueurs. Et pour chaque liste, il y a des absents, des surprises et parfois des retours inattendus. Au rayon des nouveaux appelés cette année, on retrouve notamment Désiré Doué, Maghnes Akliouche, Rayan Cherki ou encore Jean-Philippe Mateta. Tous présents lors des JO de Paris 2024, ils ont accédé cette saison à l'équipe de France A et ont marqué des points auprès du sélectionneur. Ils prétendent tous à une place pour le Mondial 2026, mais la concurrence s'annonce rude. Au rayon des retours, on pense forcément à celui de N'Golo Kanté, qui n'avait plus été appelé depuis 2024, Florian Thauvin, absent des Bleus depuis six ans, ou encore Clément Lenglet, plus revu en sélection depuis 2021. Enfin, certains joueurs ont légèrement baissé dans la hiérarchie, à l'instar de Benjamin Pavard, Corentin Tolisso ou Randal Kolo Muani. Compte tenu du vivier de joueurs français sélectionnables, l’élaboration de chaque liste doit être un véritable casse-tête pour le sélectionneur. Et la situation ne va pas aller en s’arrangeant à l’approche du Mondial 2026, où des choix cornéliens devront être faits.

Une 3e place au classement mondial

Grâce à leurs bonnes performances tout au long de l'année, les français occupent actuellement la 3e place mondiale, derrière l'Argentine et l'Espagne.

Football Féminin

Un Euro raté

La grande compétition de l'année 2025 pour les Bleues s'est malheureusement soldée par une nouvelle contre-performance collective. Malgré une phase de poules prometteuse, les joueuses de Laurent Bonadei ont été éliminées dès les quarts de finale, échouant une fois de plus à briser le fameux plafond de verre qui sépare la France des succès majeurs. Les raisons exactes de cette défaillance restent complexes : s'agit-il d'une faille psychologique récurrente dans les moments cruciaux ou d'une insuffisance intrinsèque de la qualité de l'effectif face aux très grandes nations ? Quoi qu'il en soit, ce nouvel échec confirme une tendance persistante : l'Équipe de France, bien que régulière et talentueuse, semble encore se situer un cran en dessous des meilleures puissances européennes.

Une belle campagne en Ligue des Nations

Les Bleues ont néanmoins conclu l'année 2025 sur une note positive en décrochant la troisième place de la Ligue des nations. Opposées à la Suède lors d'un match en deux manches déterminant la médaille de bronze, les Françaises se sont imposées sur le score cumulé de 4 à 3 (victoire 2-1 à Reims puis match nul 2-2 en Suède après prolongation). Cette performance, arrachée au courage, notamment grâce à un but décisif de Griedge Mbock au bout du temps additionnel à l'aller, a démontré une belle preuve de résilience et de force mentale, permettant à la sélection de laisser derrière elle la douloureuse élimination de l'Euro.

Retraite pour Amel Majri et Sandie Toletti

À seulement 30 ans, la milieu de terrain du Real Madrid, Sandie Toletti, a officialisé sa retraite internationale le 13 octobre. Après 72 sélections en équipe A et un palmarès riche en catégories jeunes (Championne du monde U17 en 2012, Championne d'Europe U19 en 2013), la native de Bagnols-sur-Cèze tire sa révérence. Devenue vice-capitaine, elle incarnait une figure appréciée et rassembleuse, qualité soulignée par le sélectionneur Laurent Bonadei, qui salue "une longévité au haut niveau impressionnante et une abnégation remarquable". Quelques jours après, c'est Amel Majri, 32 ans, qui a annoncé quitter le maillot bleu après 82 sélections et plus d'une décennie au sommet. Son départ coïncide avec son récent transfert en Arabie Saoudite, au club d’Al-Ula. Son héritage dépasse cependant le cadre sportif : Majri restera dans l'histoire pour avoir été la première internationale française en activité à devenir maman et à revenir en compétition. Pour Laurent Bonadei, c'est une "joueuse emblématique" et "une qualité technique de son pied gauche" qui manquera cruellement. Plus qu'une athlète, Amel Majri s'est imposée comme une icône, inspirant toute une génération par son retour en sélection après sa maternité.

Un changement de génération

Cette année a également marqué un tournant stratégique dans l'effectif de l'Équipe de France, bien au-delà des retraites volontaires. Le sélectionneur a en effet opéré un choix audacieux, écartant ou mettant en suspens la convocation de certaines cadres historiques comme la capitaine Wendie Renard ou la milieu de terrain Kenza Dali. Ce signal fort témoigne d'une volonté affirmée de remodeler les Bleues, privilégiant l'éclosion de la jeunesse et le lancement d'un nouveau cycle, parfois au détriment de l'expérience et des figures établies.

Une 6e place au classement mondial

Avec des performances en demi-teinte tout au long de l'année, les françaises occupent actuellement la 6e place mondiale, derrière les mastodontes tels que l'Angleterre, les Etats-Unis ou encore l'Espagne.

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