Paul Seixas gagne encore du temps précieux

Nico Par Nico

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La quatrième étape du Tour du Pays basque a tenu toutes ses promesses ce jeudi, offrant un spectacle intense sur les routes escarpées d’une région fidèle à sa réputation. Entre offensives à répétition, ascensions exigeantes et descentes audacieuses, la journée a souri à l’Espagnol Alex Aranburu, tandis que le jeune leader français Paul Seixas a consolidé son emprise sur le classement général.

Aranburu, le sens de l’attaque récompensé

Sur un parcours usant et nerveux, marqué par de multiples difficultés, la victoire s’est dessinée à l’avant. Une échappée de douze coureurs a animé une grande partie de l’étape, mais c’est dans le redoutable mur de Regina — 3,3 kilomètres à 8 % de pente moyenne — que la sélection s’est opérée.

À une dizaine de kilomètres de l’arrivée, Alex Aranburu (Cofidis) a placé une attaque décisive en compagnie du Norvégien Tobias Johannessen (Uno-X Mobility). Les deux hommes ont rapidement creusé l’écart, profitant d’un terrain favorable aux puncheurs. Malgré une certaine hésitation dans la dernière difficulté, où chacun semblait attendre l’autre, Aranburu a su faire parler sa pointe de vitesse dans les derniers mètres pour s’adjuger au sprint la dixième victoire de sa carrière.

Derrière ce duo, le Français Guillaume Martin a réalisé une solide performance en prenant la cinquième place, confirmant sa régularité sur ce type de profil exigeant.

Seixas, un leader sous pression… mais intouchable

Si la victoire d’étape s’est jouée à l’avant, la bataille pour le classement général a fait rage dans le peloton. Et tous les regards étaient tournés vers Paul Seixas, jeune leader de 19 ans, qui devait faire face aux offensives répétées de l’équipe Red Bull-Bora-Hansgrohe.

Florian Lipowitz a été le premier à lancer les hostilités, multipliant les attaques à une trentaine de kilomètres de l’arrivée. À quatre reprises, l’Allemand a tenté de faire craquer le maillot jaune, sans succès. Mais ces accélérations ont donné le ton : Seixas était la cible principale.

Dans le mur de Regina, la pression est montée d’un cran avec de nouvelles offensives, notamment de Primoz Roglic, coéquipier de Lipowitz et sérieux prétendant à la victoire finale. Pourtant, le jeune Français n’a jamais paniqué.

Parfaitement épaulé par son coéquipier Léo Bisiaux, Seixas a choisi une stratégie offensive : se porter à l’avant pour contrôler la situation. Une décision payante. Mieux encore, il a surpris ses rivaux dans la descente suivante, prenant tous les risques pour creuser l’écart. Résultat : il reprend une vingtaine de secondes supplémentaires à ses poursuivants directs.

Au classement général, Seixas conforte ainsi sa position avec une avance de 2’19’’ sur Roglic et 2’28’’ sur Lipowitz. Une démonstration de sang-froid et d’audace qui renforce son statut de révélation de la course.

Abandon d’Ayuso et enjeux à venir

La journée a également été marquée par l’abandon de Juan Ayuso (Lidl-Trek), considéré comme l’un des favoris au départ. En difficulté après une heure de course, l’Espagnol n’a pas été en mesure de poursuivre, confirmant une reprise compliquée après sa chute sur Paris-Nice.

Tous les regards se tournent désormais vers la cinquième étape, annoncée comme l’étape reine. Longue de 176,6 kilomètres autour d’Eibar, elle comprendra huit ascensions, dont trois de première catégorie. Les redoutés cols de Krabelin (5 km à 9,4 %) et d’Izua (3,6 km à 10 %) devraient jouer un rôle décisif dans la lutte pour le classement général.

Une course plus ouverte que jamais

Avec un leader solide mais encore jeune, des adversaires offensifs et un terrain toujours aussi exigeant, le Tour du Pays basque 2026 reste plus indécis que jamais. Si Aranburu a levé les bras au terme d’une étape spectaculaire, c’est bien Paul Seixas qui, pour l’instant, marque les esprits.

La suite s’annonce explosive.

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