Les bleues s'inclinent lourdement en Italie
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L’Équipe de France féminine de volley-ball a subi un sérieux rappel à la réalité jeudi soir à Biella. Opposées à l’Équipe d’Italie féminine de volley-ball dans le cadre de leur préparation à la Ligue des nations féminine de volley-ball 2026, les Bleues se sont inclinées sèchement en trois sets (25-18, 25-17, 25-14) en seulement 1h12 de jeu.
C’EST TERMINÉ ! ⏱️
— VolleyActu (@VolleyActu) May 14, 2026
L’équipe de France s’incline ce soir lors du premier match amical contre l’Italie, en moins d’1h30 de jeu.
(25-18, 25-17, 25-14)
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Une semaine après leur succès encourageant face à la Hongrie à Béziers, les joueuses de Cesar Hernandez ont cette fois été largement dominées par les championnes du monde, toujours invaincues depuis 2024. Malgré l’absence de plusieurs cadres italiennes, la marche s’est révélée trop haute pour une équipe de France encore en pleine construction.
Une Italie largement supérieure
Même remaniée, la Nazionale a démontré pourquoi elle reste aujourd’hui la référence mondiale du volley féminin. Les joueuses dirigées par Julio Velasco ont imposé leur rythme dès les premiers échanges grâce à une organisation collective parfaitement huilée.
Le block-défense italien a considérablement gêné les Françaises tout au long de la rencontre. Solides dans tous les compartiments du jeu, agressives au service et très propres techniquement, les Italiennes ont rapidement pris l’ascendant sans jamais laisser espérer un retour tricolore.
La jeune pointue Merit Adigwe, seulement âgée de 19 ans, a particulièrement marqué les esprits. Véritable révélation de la soirée, elle a inscrit 10 points, dont trois aces, incarnant parfaitement la nouvelle génération italienne déjà prête pour le très haut niveau.
Un début de match compliqué pour les Bleues
Les Françaises ont rapidement subi la pression imposée par les championnes du monde. Dès les premières minutes, l’Italie a creusé un écart conséquent, poussant Cesar Hernandez à utiliser ses deux temps morts très tôt dans le premier set alors que le score affichait déjà 12-4.
Le principal problème des Bleues a concerné la réception. Souvent mises en difficulté sur les services adverses, elles n’ont jamais réussi à installer leur jeu offensif. Le manque d’efficacité au service a également empêché les Françaises de perturber l’organisation italienne.
Le premier set s’est logiquement conclu sur le score de 25-18 en faveur des locales.
Le deuxième acte a laissé entrevoir une légère amélioration. Plus appliquées et mieux entrées dans la manche, les Françaises sont parvenues à rester au contact jusqu’à 11-11. Mais l’écart de niveau s’est progressivement fait ressentir, notamment dans les phases de transition et les attaques de bout de filet. L’Italie a accéléré au meilleur moment pour empocher le set 25-17.
Le troisième set a finalement confirmé les difficultés françaises. Sous la pression constante du service italien, auteur de huit aces sur l’ensemble du match, les Bleues ont progressivement sombré pour s’incliner lourdement 25-14.
Une équipe de France encore en rodage
Cette rencontre a également mis en lumière le manque d’automatismes d’un groupe largement renouvelé. Cesar Hernandez avait choisi de reconduire le même sept de départ durant les trois manches afin de donner du temps de jeu à plusieurs nouvelles joueuses intégrées récemment au collectif.
La passeuse Énora Danard-Selosse et la pointue Cyrielle Depie faisaient notamment partie des nouvelles têtes alignées d’entrée aux côtés d’Amélie Rotar, Lilou Ratahiry, Amandha Sylves, Fatoumata Fanguedou et Juliette Gelin.
Malgré la défaite, Fatoumata Fanguedou a été l’une des rares satisfactions françaises avec 12 points inscrits et trois blocks.
Plusieurs jeunes joueuses découvrent actuellement le très haut niveau international, à l’image de Marine Jaegy, Lola Chameaux, Floriane Rovira ou encore Lilou Ratahiry. Une phase d’apprentissage nécessaire mais qui explique aussi les difficultés actuelles du collectif.
Les retours attendus de Cazaute et Ndiaye
Le staff français espère rapidement retrouver davantage de stabilité grâce aux retours annoncés de Héléna Cazaute et Iman Ndiaye pour le tournoi d’Apeldoorn aux Pays-Bas, prévu la semaine prochaine.
Leur expérience et leur puissance offensive devraient apporter davantage de solutions à une équipe en difficulté offensivement face à l’Italie, avec seulement 32 % de réussite en attaque sur cette rencontre.
Ces retours sont également attendus pour renforcer le leadership sur le terrain, un secteur où les Bleues ont parfois semblé manquer de repères face à l’intensité italienne.
Une revanche dès vendredi à Novara
L’avantage de cette préparation est que les Françaises auront immédiatement l’occasion de corriger certaines erreurs. Les deux équipes se retrouveront dès vendredi soir à Novara pour un second match amical.
Cesar Hernandez devrait procéder à plusieurs rotations afin de donner du temps de jeu à des joueuses peu ou pas utilisées jeudi, notamment Halimatou Bah, Maeva Schalk, Julie Fidon Lebleu et Camille Massuel.
Face à l’une des meilleures nations mondiales, l’objectif des Bleues sera avant tout de progresser collectivement et d’accumuler de l’expérience avant le début officiel de la Ligue des nations le 3 juin prochain.
Par Nico






