Clément Noël, une habitude de seconde place

Clément Noël, une habitude de seconde place

Nico Par Nico

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Pour la quatrième fois de sa carrière, Clément Noël échoue à la deuxième place du classement de la Coupe du monde de slalom. Malgré une saison solide et régulière, le skieur vosgien n’a pas réussi à décrocher le petit globe, remporté cette année par le Norvégien Atle Lie McGrath.

Un bel hiver s'achève !
Clément Noël termine sa saison 2025/2026 à la 5e place du slalom des finales de Hafjell 🇳🇴

Avec 520 points, Clément termine 2e du classement de la spécialité 👏

📸 Agence zoom pic.twitter.com/F5vHT3UWYi

— FFS - Fédération Française de Ski (@FedFranceSki) March 25, 2026

Un dénouement sans surprise à Hafjell

La dernière étape de la saison, disputée à Hafjell en Norvège mercredi, laissait peu de place au suspense. Pour espérer renverser la hiérarchie, Clément Noël devait non seulement s’imposer, mais aussi compter sur un scénario très favorable. Finalement, même un succès n’aurait pas suffi.

Malgré l’abandon du Brésilien Lucas Pinheiro Braathen en seconde manche, McGrath a assuré l’essentiel. En terminant 8e de la course, le Norvégien a engrangé suffisamment de points pour conserver la tête du classement général de la spécialité.

Noël, de son côté, a pris la 5e place à 1’’13 du vainqueur du jour, Timon Haugan, un autre Norvégien. Un résultat honorable, mais insuffisant pour bouleverser la hiérarchie.

Une régularité récompensée, mais frustrante

Avec cette nouvelle deuxième place, Clément Noël confirme sa constance au plus haut niveau. Déjà dauphin en 2019, 2020 et 2021, il ajoute une quatrième place de vice-champion à son palmarès.

Champion olympique en 2022, le Français a pourtant réalisé une saison solide, marquée notamment par une victoire à Madonna di Campiglio et trois autres podiums. Il termine à seulement 64 points de McGrath, preuve de l’écart réduit entre les deux hommes.

« C’est frustrant, car le globe n’est pas au bout », reconnaît Kevin Page, responsable du groupe technique français. « Mais Atle mérite de l’emporter au vu de l’hiver. Il n’y a pas de débat. »

Des détails qui font la différence

À ce niveau, chaque centième compte. La saison de Noël s’est jouée sur des détails, comme à Kranjska Gora, où il termine 6e à seulement 12 centièmes du vainqueur.

Le Français lui-même pointe un léger manque de relâchement sur la fin de saison :

« J’ai eu un peu de mal à me libérer, à skier aussi vite qu’à l’entraînement », explique-t-il.

À Hafjell, il reconnaît une première manche manquée :

« Je fais une très mauvaise mise en action, mais après c’est vraiment correct. En deuxième manche, j’aurais peut-être pu faire mieux avec un peu plus d’engagement. »

Lucide, il admet également que le globe était déjà hors de portée :

« Je savais que McGrath avait terminé sa manche, donc quoi qu’il arrive je ne pouvais plus aller le chercher. »

Une concurrence toujours plus dense

Le slalom reste l’une des disciplines les plus relevées du ski alpin, avec une densité impressionnante de talents. Les Norvégiens dominent largement, portés par une équipe particulièrement solide.

« On est juste derrière les Norvégiens, qui ont une très grosse équipe, presque intouchable », souligne Noël.

Malgré cela, le clan français peut se réjouir de ses performances collectives. Paco Rassat a notamment signé deux victoires cet hiver, à Gurgl et Adelboden, confirmant la montée en puissance du groupe tricolore.

Une équipe de France en progression

Au-delà du cas individuel de Noël, les résultats d’ensemble sont encourageants. Plusieurs Français se sont illustrés, à l’image de Victor Muffat-Jeandet et Steven Amiez, tous deux présents dans le top 15 à Hafjell.

« Personne n’attendait Paco à ce niveau », rappelle Noël. « On peut être fiers de notre saison. »

Un bilan positif, même si l’échec collectif lors des Jeux olympiques reste en travers de la gorge.

Des regrets… et des perspectives

Si la frustration est réelle pour Clément Noël, cette saison confirme néanmoins sa régularité au plus haut niveau mondial.

« Deuxième du classement, ce n’est pas rien », insiste Kevin Page.

Le principal intéressé, lui, identifie clairement sa marge de progression :

« Je pense que je manque un tout petit peu de confiance pour finir le travail, pour vraiment m’engager à fond. »

Un détail qui pourrait bien faire toute la différence à l’avenir.

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