Une équipe remaniée pour affronter l'Angleterre

Nico Par Nico

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L’équipe de France A a débuté sa préparation à Marcoussis pour le match amical face à l’Angleterre A, prévu vendredi à Vannes (18h15). Avec un staff remanié et plusieurs joueurs en quête de première sélection ou de temps de jeu international, cette semaine s’inscrit comme un véritable laboratoire avant les grandes échéances estivales.

Le centre national de Marcoussis n’a pas seulement vu des travaux d’infrastructure mardi, avec la rénovation de la charpente du terrain synthétique. Sur les pelouses voisines, les joueurs de l’équipe de France ont eux aussi entamé un chantier important : celui de la construction d’un groupe élargi, encadré par un staff en partie renouvelé autour de Fabien Galthié.

Un staff remodelé autour de Galthié

Cette rentrée en stage marque une évolution notable dans l’encadrement des Bleus. L’Anglais Shaun Edwards et le Sud-Africain Vlok Cilliers ont quitté leurs fonctions, laissant place à deux nouvelles figures : le Toulonnais Maxime Petitjean, chargé du jeu au pied, et Gérald Bastide, en provenance de l’équipe de France féminine, désormais responsable de la défense.

Dès les premières séances, les deux techniciens ont pris leurs marques dans un groupe déjà bien rodé, mais en phase d’ajustement à quelques jours d’un test important face à une Angleterre A toujours synonyme d’intensité et de défi physique.

Une préparation courte mais intense

Le calendrier serré impose un travail condensé. Les Bleus disposent de peu de temps avant de s’envoler pour la Bretagne, où ils affronteront l’Angleterre A à Vannes vendredi soir.

La séance de mardi, particulièrement dense, a permis de poser les premières bases tactiques. Même si plusieurs joueurs du Stade Rochelais — Antoine Hastoy, Nolann Le Garrec et Reda Wardi — étaient ménagés après leur barrage de Top 14, le groupe a pu dégager des tendances fortes en vue de la composition d’équipe.

Une équipe en construction

À ce stade de la semaine, plusieurs lignes semblent déjà se dessiner. L’Union Bordeaux-Bègles est particulièrement bien représentée dans ce groupe élargi, symbole de la montée en puissance de certains profils dans le rugby français.

Parmi eux, un retour marquant attire l’attention : celui de Jefferson Poirot. Le pilier gauche de 33 ans, fort de ses 36 sélections, n’avait plus porté le maillot bleu depuis six ans. Il devrait être titularisé vendredi, entouré de Maxime Lamothe au talon et de Sipili Falatea à droite, formant une première ligne aux fortes affinités girondines.

Sur le terrain, ce retour n’a pas manqué de faire sourire ses coéquipiers. Nicolas Depoortere a résumé l’ambiance avec humour : « Jeff pose des questions comme s’il était nouveau », illustrant la dynamique particulière de ce rassemblement mêlant anciens et nouveaux visages.

Des jeunes en quête d’opportunité

En deuxième ligne, Mickaël Guillard, de retour après une blessure au genou, pourrait être associé à Tom Staniforth, joueur d’origine australienne évoluant à Castres. En troisième ligne, la jeunesse domine avec Marko Gazzotti au poste de numéro 8, encadré par Temo Matiu et Esteban Capilla.

La charnière devrait également offrir un mélange d’audace et de fraîcheur avec Baptiste Jauneau à la mêlée et Axel Desperes à l’ouverture, même si le staff hésite encore avec une option plus expérimentée composée de Nolann Le Garrec et Antoine Hastoy.

Des ailes potentiellement inédites

Les ailes pourraient réserver deux surprises majeures. Christian Ambadiang, 27 ans, pourrait honorer une opportunité rare sous le maillot tricolore au poste de numéro 14. En face, Grégoire Arfeuil, 21 ans, auteur d’une saison remarquée avec la Section Paloise et performant avec les Bleus du rugby à 7, est également pressenti pour débuter.

Au centre, plusieurs combinaisons restent possibles, notamment le duo bordelais Moefana-Depoortere, même si Fabien Brau-Boirie conserve une chance d’intégrer le XV de départ.

À l’arrière, Théo Attissogbe semble tenir la corde pour débuter cette rencontre, première étape d’une série estivale qui mènera les Bleus vers des tests face à la Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Japon.

Un test grandeur nature avant l’été

Au-delà de l’enjeu sportif immédiat, ce match face à l’Angleterre A représente une opportunité majeure pour l’ensemble du groupe. Pour certains joueurs, il s’agira d’une première expérience du niveau international. Pour d’autres, d’un retour ou d’une confirmation.

Comme le résume le troisième ligne Killian Tixeront : « Ce match servira à plein de choses : retrouver l’intensité internationale, découvrir le maillot pour certains, et tout donner sans calculer. »


Et malgré son statut de match non officiel dans certaines configurations, l’état d’esprit reste le même : face à l’Angleterre, même en version A, un Crunch reste un Crunch — et il se joue pour être gagné.

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