France - Angleterre : la composition pour le Crunch
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Le XV de France féminin s'apprête à défier l'ogre anglais ce dimanche 17 mai au Stade Atlantique de Bordeaux. Pour ce choc au sommet, véritable finale du Tournoi des Six Nations où le Grand Chelem sera l'enjeu principal, le sélectionneur François Ratier a misé sur la puissance et la continuité en opérant seulement deux ajustements stratégiques au sein de son pack d'avants.
🇫🇷🏴 La 𝗖𝗢𝗠𝗣𝗢 pour la finale🔥
— France Rugby (@FranceRugby) May 15, 2026
Voici les 23 Bleues retenues pour disputer le Crunch face à l’Angleterre !
Rendez-vous à 17h45 au @StadeAtlantique pour pousser derrière le #XVdeFrance !
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Un pack densifié pour répondre au défi physique des Red Roses
Face à la puissance dévastatrice des championnes du monde anglaises, l'encadrement tricolore a choisi de muscler son jeu d’entrée. La première ligne voit le retour d'Ambre Mwayembe (22 ans, 23 sélections) au poste de pilier gauche en lieu et place d'Yllana Brosseau. Un choix de puissance complété en troisième ligne par la titularisation d'Axelle Berthoumieu. La joueuse de 25 ans, forte de ses 30 sélections, remplace la Toulousaine Charlotte Escudero, qui glisse sur le banc de touche. L'objectif est clair : tenir le choc lors des phases de conquête et épuiser l'adversaire avant de lancer des finisseuses d'impact. Lors de l'annonce officielle à Marcoussis, François Ratier a justifié cette approche frontale par une volonté de marquer le territoire dès les premières minutes de la rencontre.
« On retrouve une configuration plus proche de l’équipe contre l’Irlande, avec la vraie envie, puisqu’on fait un banc en six avants et deux trois-quarts, de matcher et dominer le plus possible physiquement devant, avec cette capacité pour certaines de rentrer et d’apporter. On l’a vu contre l’Italie et contre l’Irlande, où Charlotte Escudero rentre et fait basculer le match. »
La stabilité maintenue pour une ligne de trois-quarts conquérante
Derrière, le mot d'ordre est la confiance. Malgré les absences notables de Joanna Grisez et Gabrielle Vernier, blessées plus tôt dans la compétition, le sélectionneur reconduit sa ligne de trois-quarts pour la troisième fois consécutive. Le duo Aubane Rousset - Teani Feleu est ainsi confirmé au centre du terrain. Elles seront encadrées par l'expérience de la demi de mêlée Pauline Bourdon-Sansus. Avec 75 sélections au compteur, elle est la seule joueuse du groupe actuel à avoir déjà battu les Anglaises, lors du sacre de 2018. Cette équipe de France mêle habilement cadres historiques et jeunesse audacieuse. Trois joueuses qui ne comptaient aucune sélection avant le début du tournoi, Pauline Barrat à l'arrière, Anais Grando à l'aile et Mathilde Lazarko au talonnage, sont à nouveau titularisées pour ce qui sera le match le plus important de leur jeune carrière internationale.
L'enjeu historique d'un Grand Chelem à Bordeaux
Le décor est planté pour une finale qui s'annonce électrique à 17 h 45. Pour les Bleues, l'équation est simple mais périlleuse : seule la victoire compte. En cas de match nul, le trophée resterait entre les mains des Anglaises grâce à une différence de points supérieure (+164 contre +124 pour la France). Un succès permettrait aux Françaises de soulever leur premier titre et de valider leur premier Grand Chelem depuis huit ans. À domicile, portées par la ferveur bordelaise, les coéquipières de Pauline Bourdon-Sansus devront réaliser le match parfait pour faire tomber les Red Roses. Entre la solidité retrouvée des avants et le talent d'une ligne arrière qui a su s'adapter aux blessures, le XV de France féminin dispose de sérieux atouts pour renverser la hiérarchie mondiale et s'offrir un dimanche de gloire.
Le XV de départ face à l'Angleterre
Barrat - Grando, Rousset, Feleu, M. Ménager - (o) Queyroi, (m) Bourdon-Sansus - Hermet, Feleu (cap), Berthoumieu - Fall, Madoussou - Lazarko, Sochat, Mwayembe.
Par Lenny






