Les Bleus grillent un joker face à l’Ukraine mais gardent leur destin en main
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Après un début de tournoi parfait, l’équipe de France a subi son premier coup d’arrêt à Sosnowiec. Surprise par l'entame physique de l'Ukraine (3-2), la troupe de Yorick Treille s'est mise en difficulté toute seule, mais reste idéalement placée pour la remontée en Élite. À condition, désormais, de ne plus regarder derrière.
Un premier acte dans le brouillard
Comme un air de déjà-vu. Pour la troisième fois en trois rencontres dans ce Mondial de Division 1A, les Bleus ont manqué leur envol. Bousculés par l’intensité ukrainienne, les Tricolores ont encaissé deux buts en dix minutes : d'abord sur un tir dévié d'Artem Hrebenyk (5'), puis sur une lucarne du capitaine Igor Merezhko en supériorité numérique (10'). Ce retard à l'allumage a laissé des traces et suscité la frustration de l'attaquant Louis Boudon après la rencontre : « Le premier tiers-temps a été complètement raté. Ça fait la troisième fois qu'on fait ça au premier tiers. On ne se présente pas du tout. Les Ukrainiens étaient prêts à faire un match de 60 minutes. Nous, on était prêts à faire un match de 40 minutes. On ne mérite pas mieux que ça aujourd'hui. »
La révolte puis la douche froide
Piqués au vif, les Français ont montré un tout autre visage lors du deuxième tiers, multipliant les assauts (17 tirs à 7). Baptiste Bruche a d'abord relancé les siens d'un tir chirurgical en angle fermé (23'), avant que Louis Boudon ne récompense la domination française en poussant un palet laissé libre par le portier adverse (33'). Alors que les Bleus semblaient avoir repris le contrôle, un contre assassin conclu par Danil Trakht (38') a redonné l'avantage aux Ukrainiens contre le cours du jeu. Malgré un dernier tiers acharné et un tir de pénalité repoussé par Quentin Papillon, la France n'a jamais pu refaire son retard.
Objectif Élite : l'interdiction d'échouer
Malgré ce revers, tout n'est pas à jeter. Avec deux victoires initiales contre le Japon (4-3) et la Pologne (3-2 t.a.b.), la France conserve ses chances d'accéder à l'une des deux premières places synonymes de promotion. Mais la marge d'erreur s'est évaporée. « On est bien mais on se prend un petit but et ça coupe un peu les jambes. Le point positif, c'est que, malgré la défaite, nous restons en course pour la montée. Maintenant il va falloir jouer 60 minutes lors des deux derniers matches. C'est hyper hard. Mais il n'y a pas d'autre solution », tempère Louis Boudon.
Les Bleus devront désormais faire preuve de régularité dès jeudi face à la Lituanie avant un choc final qui s'annonce électrique, vendredi, contre le Kazakhstan.
Par Lenny