Les Bleus l'emportent au bout du suspense face à la Pologne !
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Au lendemain d’un succès inaugural face au Japon, l’équipe de France a enchaîné une deuxième victoire cruciale dans la course à l'Élite. À Sosnowiec, les hommes de Yorick Treille ont dû batailler jusqu'au bout d'une séance de tirs au but irrespirable pour dompter le pays hôte (3-2 tab).
Un capitaine exemplaire et un scénario à rebondissements
Le match a débuté par une opportunité en or pour les tricolores : une pénalité de match (5+20) infligée au Polonais Kamil Walega dès les premières minutes. Pourtant, malgré l’activité de Tomas Simonsen, le "Powerplay" français reste muet. Solide devant son filet, Quentin Papillon doit même s'employer pour garder les siens dans le match, notamment sur une parade spectaculaire face à Szymon Kielbicki. Le deuxième acte bascule du côté polonais. Patryk Krezolek ouvre le score en supériorité numérique (23'22). Dos au mur, la France s'en remet à son capitaine, Jordann Perret. Déjà double buteur la veille, il égalise à la mi-match sur un service de Louis Boudon. Mais l'indiscipline coûte cher : un surnombre français permet à Bartlomiej Pociecha de redonner l'avantage aux locaux (1-2).
Le sursaut tricolore et la clim' de la prolongation
Comme face au Japon, les Bleus ont montré un caractère d’acier. En début de troisième tiers, Tomas Simonsen s'illustre par un travail de fixation derrière la cage avant de servir Perret, qui s'offre un nouveau doublé (42'35). Malgré une fin de match hachée par les pénalités et quatre minutes d'infériorité numérique consécutives héroïquement défendues, le score n'évolue plus. La prolongation a bien cru livrer son verdict lorsqu'Enzo Guebey, fraîchement arrivé de sa finale en Suisse avec Davos, a propulsé le palet au fond des filets. Joie de courte durée : après révision vidéo, le but est annulé pour une obstruction sur le gardien.
La délivrance aux tirs au but
La séance de fusillade a tenu les spectateurs en haleine. Baptiste Bruche a d'abord maintenu l'espoir en marquant lors de sa première tentative, puis en réussissant un second passage décisif pour éviter la défaite immédiate. C’est finalement le jeune Tomas Simonsen qui a délivré le clan français en transformant le tir de la gagne, offrant ainsi deux points précieux au classement.
La réaction du coach : "Une victoire d'équipe"
Interrogé à l'issue de cette rencontre intense, le sélectionneur Yorick Treille a tenu à souligner l'état d'esprit de ses troupes : "Les joueurs ont montré un gros caractère, ça a été une victoire d'équipe. On sait que chaque match va être une nouvelle bataille. Nous avons souffert, avons eu du mal à nous mettre en jambes, à utiliser notre vitesse, notre échec avant ".
Le coach tricolore est également revenu sur le manque d'efficacité en début de match : "Que ce soit le « power play » dès le début, l'opportunité qu'on n'arrive pas à saisir pour prendre les devants, ça nous a un peu rendu mous. Mais à la fin, je pense qu'à l'image de notre capitaine, tout le monde a suivi son chemin et c'est une grosse victoire d'équipe qui est importante pour la suite."
Cap sur l'Ukraine
Grâce à ce succès, la France occupe la 2e place du groupe avec 5 points, juste derrière le Kazakhstan. L'objectif reste clair : terminer dans les deux premiers pour retrouver l'Élite mondiale. Après une journée de repos bien méritée ce lundi, les Bleus affronteront l'Ukraine mardi (16h00), un adversaire que Yorick Treille prend très au sérieux : "Ce sera un adversaire différent, avec de plus gros gabarits et des qualités à prendre très au sérieux."
Par Lenny