Les Bleus évitent le crash face au Japon grâce à un capitaine héroïque

Lenny Par Lenny

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Dominatrice mais en manque de réalisme, l'équipe de France a frôlé la correctionnelle pour son entrée en lice à Sosnowiec. Il a fallu un doublé salvateur de Jordann Perret dans le "money time" pour renverser des Japonais opportunistes (4-3).

Une domination stérile et des poteaux maudits

Dès l'entame, les hommes de Yorick Treille ont pris le siège du camp nippon. Avec un différentiel de tirs écrasant (23 à 2 au premier tiers), les Bleus ont multiplié les assauts via Enzo Guebey ou Kévin Dusseau. Pourtant, le réalisme a cruellement fait défaut. Baptiste Bruche, après un superbe face-à-face, a trouvé le poteau, imité plus tard par Jordann Perret. La délivrance est finalement venue d'un coup de billard : un tir de Guillaume Leclerc dévié par la défense japonaise (1-0, 18’55). Malgré cette avance, le sentiment de ne pas avoir tué le match prédominait déjà à la première pause.

Le coup de froid japonais

Le scénario s'est répété au deuxième acte. Louis Boudon et Kévin Bozon ont manqué de peu le break, se heurtant à un Yuta Narisawa en état de grâce. Contre le cours du jeu, le Japon a profité d'un des rares moments de flottement français pour égaliser par Kenta Takagi (1-1, 32’42). Si Tomas Simonsen a redonné l'avantage aux siens en supériorité numérique (2-1, 38’35), le navire tricolore a tangué dangereusement à l'entame de la dernière période. En une minute seulement, le Japon a renversé la table. Fuji Suzuki, dans un angle fermé, puis Yu Sato en échappée, ont puni les erreurs de placement d'Antoine Keller (3-2, 43’28). À quelques minutes de la sirène, le spectre d'une défaite historique planait sur Sosnowiec.

Jordann Perret, un capitaine en mode sauveur

Dos au mur, Yorick Treille a tenté le tout pour le tout en sortant son gardien. C’est alors que le capitaine a pris ses responsabilités. Jordann Perret a d'abord égalisé de manière acrobatique à 6 contre 5 (3-3, 57’38), avant de crucifier le Japon une minute plus tard sur un service de Kévin Dusseau (4-3, 58’29). Un doublé éclair qui offre trois points capitaux dans la course à la remontée en Élite.

La réaction de Jordann Perret

« On a montré plein de bonnes choses, mais la réussite offensive nous a manqué. À l'issue du premier tiers, il peut y avoir 4-0. On n'a pas paniqué, on a montré beaucoup de caractère. On y croyait, même à 3-2. C’est un avertissement pour la suite : il faut croire en nous et ne rien lâcher. »

Les Bleus n'auront pas le temps de souffler : ils devront confirmer dès demain (19h30) face à la Pologne, pays hôte, pour un choc qui s'annonce déjà déterminant.

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