Face au Canada, les Bleues chutent

Face au Canada, les Bleues chutent

Lenny Par Lenny

Publié le

Après des revers frustrants face au Japon et aux États-Unis, l’équipe de France féminine de volley-ball s’est inclinée en quatre sets face au Canada (21-25, 25-20, 25-19, 28-26), dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juin 2026. À Québec, devant une affluence record, les joueuses de César Hernandez ont tout donné mais restent bloquées à une seule unité au classement de la Ligue des nations (VNL). Une réaction est attendue dès ce dimanche face à l'Ukraine.

Un départ canon mené par la jeunesse tricolore

Pour leur troisième match dans cette Volleyball Nations League 2026, les Bleues ont abordé la rencontre sans aucun complexe. Face au pays hôte canadien (11e mondial), poussé par une salle en ébullition de plus de 10 400 spectateurs, les Tricolores ont dicté le rythme d'entrée. Grâce à une première titularisation payante de la centrale Eva Elouga (autrice d'un ace précoce) et une marque parfaitement répartie à l'aile, la France s'est rapidement détachée (19-12) pour empocher solidement la première manche (25-21). Parmi les motifs de satisfaction, la pointe Iman Ndiaye (15 points au total) et surtout la jeune réceptionneuse-attaquante de 21 ans, Lilou Ratahiry, qui a fait étalage de son culot en terminant meilleure marqueuse française avec 17 réalisations.

Le physique canadien et l'usure des Bleues ont fait la différence

La suite du duel s'est avérée plus complexe pour le collectif français, émoussé par le terrible combat en cinq sets livré la veille face aux vice-championnes olympiques américaines. Le Canada a haussé son niveau de jeu et sa dimension athlétique, symbolisés par la centrale Nyadholi Thokbuom (10 points dont 3 blocks) et l'intenable Kieran Van Ryk (21 points). Manquant de fraîcheur, le sélectionneur espagnol César Hernandez a fait tourner son effectif en lançant du sang frais (Rotar, Cholet, Bah) ainsi que la très jeune passeuse de 18 ans, Eve-Yorenne Mathi, pour ses débuts officiels en VNL. Après la perte logique des deuxième et troisième sets, les Bleues ont toutefois jeté leurs dernières forces dans une quatrième manche irrespirable. Au courage, la capitaine Héléna Cazaute (16 points) et ses coéquipières ont effacé trois balles de match avant de céder sur le fil (26-28).

Les réactions : « On ne va pas lâcher »

Malgré la défaite, le staff et les joueuses retiennent l'état d'esprit irréprochable face à des nations majeures du volley mondial.

César Hernandez (sélectionneur de l’équipe de France)

« C’était encore une grosse bataille aujourd’hui. On a été en difficulté parce que les Canadiennes avaient plus d’énergie en fin de match, elles étaient au repos hier pendant qu’on bataillait contre les États-Unis [...]. On knew que la tâche serait difficile, on s’est battu, on a poussé, mais les victoires en VNL sont difficiles à obtenir. [...] Je suis fier des joueuses. Cette compétition est longue et difficile, on ne va pas lâcher. »

Héléna Cazaute (capitaine des Bleues)

« Pour nous, c’est une semaine difficile, physiquement nous ne sommes pas encore au top. Mais j’ai apprécié la façon dont on s’est battues aujourd’hui, c’est notre état d’esprit. Nous devez garder ça pour demain, nous avons un match très important contre l’Ukraine. On va se battre pour notre première victoire. »

Cap sur l'Ukraine pour débloquer le compteur

Avec un seul point glané en trois matchs (grâce au tie-break face aux USA), l'équipe de France pointe actuellement à la dernière place du classement général de la VNL aux côtés de la République dominicaine. Le salut des quarts-de-finalistes du dernier Mondial passera par une victoire rapide. Les Bleues concluent leur première semaine de compétition à Québec dès ce dimanche après-midi à 17 h 00 (heure française) face à l’Ukraine. Un adversaire a priori plus abordable pour enfin lancer leur Volleyball Nations League.

Sportifs en rapport

Article qui peuvent vous intéresser