Dakar 2026 : Le grand frisson saoudien est lancé

Lenny Par Lenny

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Ce samedi 3 janvier, le port de Yanbu, sur les rives de la mer Rouge, devient le centre du monde pour les amateurs de sports mécaniques. Le coup d'envoi de la 48e édition du Dakar vient d'être donné. Entre dunes majestueuses, navigation piégeuse et défi humain, voici ce qu'il faut retenir de ce cru 2026 qui s'annonce déjà historique.

Un parcours entre tradition et modernité

Pour la septième année consécutive, le Royaume d'Arabie saoudite offre ses paysages grandioses au plus célèbre des rallyes-raids. Si le départ et l'arrivée se feront à Yanbu, le tracé de près de 8 000 kilomètres (dont 5 000 km de secteurs chronométrés) promet une diversité de terrains inédite. Après un passage par les sites historiques d'AlUla, les concurrents devront affronter les plaines désertiques et l'oasis géante d'Al-Ahsa avant de rejoindre Riyadh pour une journée de repos bien méritée le 10 janvier. Particularité de cette édition : l'absence du redoutable « Empty Quarter » ne signifie pas pour autant une course simplifiée. Le directeur de l'épreuve, David Castera, a misé sur une navigation complexe et deux étapes « marathon » où les pilotes seront livrés à eux-mêmes, sans assistance, pour réparer leurs machines.

L’armada française : Entre soif de victoire et soif d'aventure

Le contingent tricolore arrive en Arabie saoudite avec des ambitions contrastées, portées par des figures emblématiques et de jeunes loups.

Auto : Le duel Loeb-Al-Attiyah et le "pari" Peterhansel

Dans la catégorie reine, tous les regards sont tournés vers Sébastien Loeb. L'Alsacien court toujours après son premier sacre et devra batailler contre le tenant du titre local, Yazeed Al-Rajhi, et l'inoxydable Nasser Al-Attiyah. Mais l'image de ce Dakar sera sans doute celle de Stéphane Peterhansel. Le « Monsieur Dakar » aux 14 victoires a décidé de changer de dimension. Exit la quête de la gagne absolue en catégorie Ultimate ; cette année, il s'engage en catégorie Stock au volant d'un Land Rover Defender. Son objectif ? Retrouver l'essence même de l'aventure, loin de la pression du chronomètre de tête.

Moto : Adrien Van Beveren, l'année ou jamais ?

Troisième lors des deux dernières éditions, le Nordiste Adrien Van Beveren (Honda) incarne la meilleure chance de titre mondial pour la France. « Je contrôle un maximum ce que je fais, je suis prêt pour l'imprévisible », a-t-il confié avant le départ. Il mène une délégation de 23 motards français, dont le jeune Neels Theric, pilote officiel Kove, et le solide Mathieu Dovèze, capable de fulgurances en catégorie Rally2.

Le dispositif pour ne rien manquer

Les passionnés pourront suivre l'intégralité de l'épreuve sur La Chaîne L'Équipe, diffuseur officiel, qui propose près de 100 heures de programme. Chaque jour, le « Journal du Dakar » à 18h et le « Grand Résumé » à 20h permettront de revivre les moments forts de l'étape. Le prologue de 23 km disputé ce samedi a déjà permis aux dix meilleurs de choisir leur position de départ pour la première véritable étape de dimanche : une boucle sauvage de 518 km autour de Yanbu. Le ton est donné : le Dakar 2026 ne fera aucun cadeau.

Résumé du Prologue

Autos : Ford frappe fort, Loeb en embuscade

La marque à l'ovale bleu a marqué les esprits d'entrée. Le Suédois Mattias Ekström, au volant de son Ford Raptor, a signé le meilleur temps en 10'49'', devançant d'un souffle le Belge Guillaume de Mévius (+0"7) et son coéquipier Mitch Guthrie (+0"7).

Du côté des favoris et des Français

  • Nasser Al-Attiyah (Dacia) : 4e à seulement 0"8 du leader, confirmant la compétitivité immédiate des "Sandriders".
  • Mathieu Baumel (Copilote de De Mévius) : Le Français s'offre une superbe 2e place d'entrée.
  • Sébastien Loeb (Dacia) : 17e place à 34 secondes du leader. Gêné par la poussière de Henk Lategan en fin de parcours, l'Alsacien n'a pas pu s'exprimer pleinement. « On a perdu la trace deux ou trois fois, mais le rythme est correct », a-t-il rassuré.
  • Stéphane Peterhansel (Land Rover) : Entrée en matière sereine pour "Monsieur Dakar" qui, dans sa catégorie Stock, privilégie l'aventure au chrono pur.

Motos : La jeunesse d'Edgar Canet surprend les favoris

À seulement 20 ans, l'Espagnol Edgar Canet (KTM) a marqué l'histoire en devenant le plus jeune vainqueur d'une spéciale sur le Dakar. En bouclant le parcours en 11'31'', il devance les cadors de la discipline. Contrairement aux autos, les temps du prologue comptent pour le classement général des motos.

Le clan français au rendez-vous

  • Adrien Van Beveren (#42) : L'officiel Honda signe une solide 8e place à 24 secondes de Canet. Une position stratégique idéale qui lui permet de rester au contact tout en évitant d'ouvrir la piste demain.
  • Neels Theric (#66) : Coup dur pour le pilote Kove, victime d'un souci mécanique dès le kilomètre 6. Il a pu rallier l'arrivée mais concède un retard important.

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