Un match décisif, une compo d'équipe en pleine réflexion
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À quelques jours d’un choc très attendu face à l’Angleterre au Stade de France samedi soir (21h10), le staff du XV de France doit résoudre plusieurs équations délicates. Entre la blessure de Nicolas Depoortere, la possible suspension d’Oscar Jegou et certaines prestations décevantes lors de la défaite spectaculaire en Écosse (50-40), les choix de composition s’annoncent déterminants. Ce match face à l’Angleterre pourrait déjà peser lourd dans la suite du Tournoi des Six NAtions.
Après un revers frustrant à Murrayfield, l’encadrement mené par Fabien Galthié doit trouver la meilleure formule pour relancer la dynamique des Bleus. Plusieurs secteurs sont au cœur des discussions : la troisième ligne, la deuxième ligne et le centre du terrain.
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— France Rugby (@FranceRugby) March 10, 2026
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Une troisième ligne en réflexion après le cas Jegou
La probable suspension d’Oscar Jegou, sanctionné pour un geste dangereux dans la zone des yeux du talonneur écossais Ewan Ashman, pourrait obliger le staff à modifier une troisième ligne restée inchangée depuis le début du Tournoi : Cros – Jelonch – Jegou.
Lors de l’entraînement de mardi à Marcoussis, c’est Charles Ollivon qui portait le numéro 8, entouré de François Cros et Anthony Jelonch. Si ce choix se confirmait, Ollivon connaîtrait seulement sa deuxième titularisation à ce poste avec les Bleus, après une apparition face à l’Argentine en novembre 2024.
Une autre option aurait pu émerger avec Lenni Nouchi. Le troisième ligne montpelliérain, souvent performant lors de ses entrées pendant le Tournoi, offre un profil plus puissant et plus direct que Jegou. Toutefois, son absence récente en tant que titulaire laisse penser que le staff privilégie une solution plus expérimentée.
La situation d’Anthony Jelonch avait également suscité des inquiétudes après son protocole commotion en Écosse. Sa présence à l’entraînement mardi semble toutefois indiquer qu’il est apte à tenir sa place.
Au-delà des contraintes disciplinaires et médicales, une question tactique se pose : la France possède-t-elle dans cette configuration un véritable porteur de balle capable de dynamiser l’attaque ? Certains observateurs estiment que l’équipe se prive d’un profil comparable à ceux de grandes nations, comme Caelan Doris avec l’Irlande ou Ardie Savea chez les All Blacks. Un rééquilibrage de la troisième ligne pourrait donc apparaître nécessaire.
Deuxième ligne : puissance ou mobilité ?
Autre secteur scruté avec attention : la deuxième ligne. Depuis le début du Tournoi, Galthié alterne entre deux associations bien distinctes.
D’un côté, la paire mobile et explosive formée par Charles Ollivon et Mickaël Guillard. De l’autre, le duo plus massif composé de Thibaud Flament et Emmanuel Meafou.
Le choix effectué contre l’Écosse – privilégier la mobilité – a suscité des débats. Certains spécialistes estiment que les Bleus auraient gagné à imposer davantage de puissance dans l’axe face aux avants écossais.
Le retour possible de Thibaud Flament pourrait changer la donne. Absent face à l’Irlande pour des raisons personnelles et gêné par un mollet avant le déplacement à Édimbourg, le Toulousain apporte un atout essentiel : la capacité de contrer les touches adverses, un domaine dans lequel la France a parfois manqué d’efficacité lorsqu’il n’était pas sur le terrain.
La question est donc simple : faut-il privilégier l’intensité physique pour défier l’Angleterre ou miser sur la mobilité pour accélérer le jeu ?
Au centre, la fin de la logique des « paires de club »
La blessure à l’épaule de Nicolas Depoortere, très probablement synonyme de fin de saison, oblige également le staff à revoir sa stratégie au centre.
Depuis le début du Tournoi, Fabien Galthié semblait privilégier une logique de « paires de club ». Ainsi, la connexion bordelaise entre Yoram Moefana et Depoortere avait été alignée contre l’Irlande et l’Écosse. Contre le pays de Galles et l’Italie, le staff avait opté pour la doublette paloise composée de Fabien Brau-Boirie et Émilien Gailleton.
La blessure de Depoortere met fin à cette logique. Lors de l’entraînement de mardi, Moefana occupait le poste de premier centre tandis que Pierre-Louis Barassi évoluait en numéro 13.
Ce duo n’est pas une inconnue pour les Bleus : il avait déjà été utilisé lors du Tournoi 2025 remporté par la France. Avec quatre titularisations ensemble, cette paire est même l’une des plus expérimentées de l’ère Galthié.
Reste la question des remplaçants. Émilien Gailleton, auteur de prestations solides face au pays de Galles et à l’Italie, pourrait conserver une place dans les 23. Mais il devra peut-être lutter avec Kalvin Gourgues pour figurer sur la feuille de match.
Un Crunch déjà décisif
Face à l’Angleterre, les Bleus n’auront pas seulement l’occasion de se relancer : ils joueront aussi une part importante de leurs ambitions dans le Tournoi. Une deuxième victoire consécutive permettrait de rester au contact des meilleures équipes et d’effacer le souvenir amer de la défaite écossaise.
Pour y parvenir, Fabien Galthié devra trouver l’équilibre parfait entre puissance, mobilité et créativité. Une équation complexe, mais essentielle à l’approche du Crunch.
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Par Nico