Sébastien Patrice impérial, Maxime Pianfetti retrouve les sommets

Lenny Par Lenny

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Dans la salle d'Incheon, l'air était devenu irrespirable pour la concurrence dès les quarts de finale. Avec trois Français encore en lice à ce stade de la compétition, le collectif tricolore a transformé ce Grand Prix en une démonstration de force nationale. Si le champion d’Europe Remi Garrigue a manqué le dernier carré pour une petite touche fatale face au numéro un mondial Sandro Bazadze, le travail de sape entamé par les Bleus a fini par payer. La densité technique des tireurs français a fini par étouffer les velléités adverses, préparant le terrain pour une conclusion 100 % tricolore.

Sébastien Patrice : L'insatiable patron du circuit

Sébastien Patrice n’est plus seulement un espoir, c’est désormais le métronome mondial du sabre. En s’imposant en finale, le Marseillais de 26 ans a confirmé une statistique effarante avec un cinquième podium en six sorties internationales cette saison. Son parcours jusqu’au titre a été un modèle de maîtrise nerveuse, notamment lors d'une demi-finale étouffante contre le vice-champion olympique Fares Ferjani. Après avoir mené largement, Patrice a su contenir le retour du Tunisien pour s'offrir le droit de disputer l'or face à son compatriote. En finale, sa technique de sabre "à rebonds" a fait des merveilles, lui permettant de verrouiller le match dès la pause.

Maxime Pianfetti : Le retour au premier plan du puncheur

L’autre sensation de ce dimanche vient de Maxime Pianfetti, qui confirme son retour au sommet de sa forme. Pour se hisser jusqu'en finale, le vice-champion du monde 2022 a dû réaliser un parcours de géant en écartant d'abord la star locale Gu Bon-gil, avant de livrer une leçon d'escrime au champion du monde en titre Sandro Bazadze. Avec un aplomb sidérant en attaque, Pianfetti a montré qu'il avait retrouvé cette capacité à dicter le rythme et la distance. Même s'il s'incline en finale face à la régularité de Patrice, cette médaille d'argent valide son excellente dynamique après sa récente performance à Padoue.

Un bilan contrasté pour le sabre féminin

Si les hommes ont triomphé, le tableau féminin a servi de rappel sur la difficulté du circuit mondial. Sara Balzer, pourtant fer de lance de cette équipe, a vu son chemin s'arrêter brusquement en quarts de finale face à sa bête noire Yoana Ilieva sur un score sans appel. De son côté, la championne olympique Manon Apithy-Brunet a été surprise dès les seizièmes de finale par une Yana Egorian très inspirée. Ce manque de podium chez les femmes ne doit pas occulter la qualité globale du groupe, mais souligne l'exigence tactique nécessaire pour briller.