NBA All-Star Game : Wembanyama assure le show et donne rendez-vous aux Bleus cet été.

Lenny Par Lenny

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À 22 ans, Victor Wembanyama ne se contente plus de suivre les étoiles : il les dirige désormais avec l'autorité d'un vétéran. Lors du récent All-Star Game 2026, disputé dans l'écrin technologique de l'Intuit Dome à Los Angeles, le Français a prouvé que ses pépins physiques de l'année passée n'étaient qu'un lointain souvenir. En s'imposant comme le véritable catalyseur d'un événement en quête de renouveau, il a marqué les esprits par une intensité rare, transformant une simple exhibition en un véritable duel de prestige.

Le nouveau souffle du All-Star Game

Contrairement aux éditions précédentes, souvent critiquées pour leur manque d'engagement défensif, ce nouveau format opposant les États-Unis au reste du monde a retrouvé une flamme compétitive sous l'impulsion directe du français. Titulaire pour la première fois, le géant des Spurs a dominé les débats avec une ligne de statistiques impressionnante, cumulant 33 points, 8 rebonds et 3 contres sur l'ensemble du tournoi. Interrogé sur son approche, il a souligné sa volonté de respecter l'essence du jeu : « Quand c'est un jeu qu'on aime, un jeu que moi je chéris vraiment, être compétitif, c'est le minimum que je puisse faire. » Cette agressivité a forcé ses pairs à hausser leur niveau. Anthony Edwards, sacré MVP de la soirée, a d'ailleurs reconnu que l'attitude du Français avait servi d'électrochoc. Malgré les deux défaites concédées par la « Team World », Victor n'a pas caché sa frustration après avoir laissé filer la victoire sur des erreurs tactiques en fin de match. Pour lui, devenir le visage de la ligue ne passe pas par le marketing, mais par le terrain : « Ça reviendra aux meilleurs joueurs sur le terrain et à ceux que le public réclame », a-t-il affirmé avec lucidité.

Une fidélité absolue au maillot bleu

Au-delà des parquets californiens, c'est l'avenir en sélection nationale qui anime l'esprit du prodige. Après avoir dû renoncer à l'Euro 2025 en raison d'une thrombose veineuse, Wembanyama a profité de ce week-end médiatique pour réitérer son attachement viscéral aux Bleus. Son calendrier est désormais intimement lié aux ambitions des Spurs, actuellement solides deuxièmes de la Conférence Ouest. Victor espère d'ailleurs un dilemme de luxe pour le mois de juillet :

« J’espère ne pas être capable de participer à la première fenêtre, parce que cela signifierait qu’on est allés au bout des Finals NBA. J’espère que ce sera un peu trop tendu niveau timing. »

En revanche, sa détermination est totale pour la suite de l'été. Qu'il soit sacré champion NBA ou non, il prévoit de rejoindre l'équipe de France pour la phase cruciale des qualifications au Mondial 2027 prévue en août. « C’est carrément un but de le faire. Je touche du bois, si je suis en bonne santé, j'y serai », a-t-il promis, rappelant que sa philosophie n'a pas changé depuis ses débuts : son objectif reste de porter les couleurs de la France chaque été.

L'avènement d'un règne global

Cette maturité s'accompagne d'une domination statistique sans précédent. Cette saison, Wembanyama a trouvé l'équilibre parfait, affichant une adresse record de 51,1% au tir et plus de 36% derrière l'arc, tout en restant une force dissuasive avec près de 3 contres par match. En gérant son temps de jeu avec intelligence pour préserver son physique hors norme, il semble avoir pris une option sérieuse sur le titre de meilleur joueur de la planète. Le message envoyé depuis Los Angeles est limpide : entre sa quête de bagues NBA et sa fidélité aux Bleus, le règne de Victor Wembanyama ne fait que commencer.

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