Loïs Boisson ne jouera pas à Indian Wells

Nico Par Nico

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Toujours éloignée des courts, Lois Boisson ne disputera pas le WTA 1000 d'Indian Wells (4-15 mars). La numéro 1 française, actuellement 35e mondiale, poursuit sa convalescence après une blessure persistante à l’avant-bras droit. Une absence qui prolonge une période particulièrement éprouvante pour la joueuse de 22 ans, privée de compétition depuis la fin du mois de septembre.

Une absence qui se prolonge

Parmi les 35 meilleures joueuses mondiales, une seule ne figure pas dans la liste des engagées à Indian Wells : Lois Boisson. Insuffisamment remise physiquement, la Dijonnaise doit encore patienter avant de retrouver le circuit.

La fin de saison 2025 avait déjà été perturbée. Quelques semaines après sa remarquable demi-finale à Roland-Garros, Boisson avait été freinée par une gêne à l’adducteur gauche. La situation s’était aggravée avec une déchirure du quadriceps gauche, la contraignant à stopper prématurément sa saison fin septembre. Son dernier match remonte au 29 septembre, lors du tournoi de Pékin.

Depuis, la malchance s’est acharnée. Sa préparation hivernale a été compromise par des douleurs persistantes à la même jambe, nécessitant une infiltration de PRP (plasma riche en plaquettes) au niveau du genou gauche. À cela s’est ajoutée cette blessure à l’avant-bras droit, retardant encore son retour. Résultat : la droitière entraînée par l’Espagnol Carlos Martinez a manqué les trois premiers mois de compétition en 2026.

Un début d’année frustrant

Boisson a déjà dû déclarer forfait pour l’Open d'Australie, premier Grand Chelem de la saison. Sur ses réseaux sociaux, elle confiait traverser « une période très compliquée depuis plusieurs mois, une période difficile mentalement et physiquement », évoquant des blessures qui l’empêchent « d’être là où [elle] aimerait être ».

Elle a ensuite renoncé aux WTA 1000 de Doha et de Dubaï, préférant privilégier sa guérison plutôt que de précipiter son retour. Si elle reste, pour l’instant, inscrite au WTA 1000 de Miami (17-29 mars), sa participation paraît incertaine.

Cap sur la terre battue ?

Un retour au printemps, sur terre battue, semble plus probable. Surface de prédilection de la Française, elle pourrait marquer sa reprise début avril, soit six mois après son dernier match officiel. Ce calendrier lui permettrait d’activer un classement protégé – autour de la 35e place mondiale – pour huit tournois sur une période d’un an.

L’enjeu est important : entre avril et octobre, Boisson doit défendre plus de 1 300 points, soit l’intégralité de son capital actuel. Une reprise réussie conditionnera donc sa capacité à se maintenir dans le Top 50, voire à poursuivre sa progression.

Billie Jean King Cup ou Rouen en ligne de mire

Plusieurs options se dessinent pour son retour. Du 7 au 11 avril, la Française pourrait honorer sa première sélection en Billie Jean King Cup, à Oeiras (Portugal), où l’équipe de France disputera le Groupe I (deuxième division). Une campagne particulière puisqu’elle marquerait les débuts d’Alizé Cornet en tant que capitaine.

Autre possibilité : le WTA 250 de Rouen (13-19 avril). Les organisateurs normands ont annoncé sa venue dès la fin janvier, signe que son entourage vise clairement un retour sur la terre battue française.

Une attente prudente

Pour Lois Boisson, l’essentiel reste désormais de retrouver l’intégralité de ses moyens physiques. Après une ascension fulgurante et une demi-finale historique à Roland-Garros, la Française traverse la première grande zone de turbulences de sa jeune carrière.

Le temps presse, mais la priorité demeure la santé. Si son retour s’effectue en avril, il marquera la fin d’un tunnel de six mois d’absence et le début d’un nouveau défi : confirmer, sur la durée, les promesses entrevues au plus haut niveau.