Lois Boisson dominée par Katerina Siniakova
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Le retour à la compétition reste compliqué pour Lois Boisson. Battue ce mercredi par la Tchèque Kateřina Siniaková au premier tour du Masters 1000 de Rome (6-2, 6-3), la Française peine toujours à retrouver son rythme après plusieurs mois d’absence. À quelques semaines de Roland-Garros, les interrogations persistent autour de son niveau de jeu et de sa condition physique.
BOISSON BATTUE D’ENTRÉE À ROME ❌🇫🇷
— Univers Tennis 🎾 (@UniversTennis) May 6, 2026
Pour son deuxième tournoi de reprise, Lois Boisson s’incline 6-2, 6-3 contre la 39e mondiale Katerina Siniakova au WTA 1000 de Rome.
La Française pourrait disputer deux tournois avant Roland-Garros :
🇮🇹 WTA 125 Parme
🇫🇷 WTA 500 Strasbourg pic.twitter.com/MiasPxAPIA
Un retour encore difficile
Deux semaines après une reprise déjà compliquée à Madrid face à Peyton Stearns, Lois Boisson a de nouveau souffert sur la terre battue italienne. Opposée à une joueuse expérimentée du Top 50, la Française n’a jamais réellement réussi à entrer dans son match.
Au Foro Italico, les supporters tricolores présents ont assisté à une prestation loin de celle qui avait émerveillé le public parisien l’an dernier, lorsque Boisson avait atteint les demi-finales de Roland-Garros. Encore en manque de repères, la Dijonnaise de 22 ans semble toujours prisonnière d’un manque de confiance et d’automatismes.
« Rien n’est naturel »
Après la rencontre, la Française n’a pas caché ses difficultés actuelles :
« Je manque de rythme, je manque de matches, je sens que rien n'est naturel. Je réfléchis trop avant de faire le coup que je dois faire. »
Un constat lucide qui illustre les difficultés d’une joueuse revenant d’une longue absence liée à une blessure importante à l’avant-bras droit.
Face à Kateřina Siniaková, Boisson a alterné quelques bonnes séquences et de nombreuses approximations. Son coup droit a parfois montré des signes encourageants, mais son revers a souvent été mis sous pression. Même ses tentatives d’amorties n’ont pas suffi à déstabiliser son adversaire.
Malgré tout, la Française note quelques progrès par rapport à sa reprise madrilène :
« Mon jeu était moins bloqué qu’à Madrid. »
Alizé Cornet appelle à la patience
Présente aux commentaires du match pour beIN Sports, Alizé Cornet, désormais capitaine de l’équipe de France de Billie Jean King Cup, a tenu à relativiser les difficultés rencontrées par sa compatriote.
Selon elle, cette période délicate est une étape normale dans un retour à la compétition :
« Ce n’est pas forcément de jouer au tennis qui est difficile, parce que le tennis ne part pas, mais ce sont les repères visuels, la gestion des moments importants, la construction des points… »
Cornet insiste notamment sur le fait que ces automatismes ne peuvent se retrouver qu’à travers l’enchaînement des matches, ce qui manque encore cruellement à Boisson.
L’ancienne numéro 11 mondiale rappelle également que la Française n’a pas bénéficié d’un calendrier idéal pour reprendre confiance, affrontant immédiatement des joueuses de haut niveau.
Quelle préparation avant Roland-Garros ?
À moins de trois semaines du début de Roland-Garros, la préparation de Lois Boisson reste incertaine. La Française envisage plusieurs options : participer à un tournoi WTA 125 la semaine prochaine, s’aligner à Strasbourg ou privilégier un travail plus intensif à l’entraînement.
La principale interrogation concerne toujours son bras, encore fragile après de longs mois de soins :
« Il faut que tout aille bien pour que je puisse enchaîner du temps passé sur le court. »
Un équilibre difficile à trouver entre prudence physique et besoin urgent de compétition.
Des attentes forcément élevées
Le contexte rend ce retour encore plus délicat. Finaliste surprise du cœur du public français l’an passé, Lois Boisson devra défendre de nombreux points à Paris. Les attentes autour d’elle vont inévitablement grandir à mesure que le tournoi approchera.
Mais pour Alizé Cornet, aucune raison de céder à l’inquiétude :
« Le sport, ce sont des hauts et des bas, des coups durs, des blessures, des reprises. »
L’ancienne joueuse française rappelle qu’un retour rapide au plus haut niveau reste rare, citant l’exemple exceptionnel d’Arthur Fils, revenu très fort après une longue absence.
Le temps comme principal allié
Plus qu’un problème de niveau pur, c’est avant tout une question de temps pour Lois Boisson. Déjà revenue d’une grave rupture des ligaments croisés en 2024, la Française connaît mieux que quiconque les exigences d’une reconstruction sportive et mentale.
À Rome, les résultats ne sont pas encore là, mais l’essentiel est peut-être ailleurs : retrouver progressivement des sensations, de la confiance et surtout la capacité d’enchaîner les matches sans douleur.
La route semble encore longue, mais son histoire récente a déjà prouvé qu’elle possédait les ressources nécessaires pour revenir au plus haut niveau.
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Par Nico