Hadjar et Gasly étincelants, Ocon en souffrance à Barcelone
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Quel Grand Prix à rebondissements ! Sous une chaleur étouffante (plus de 51°C sur la piste) qui a mis les pneumatiques à rude épreuve, Lewis Hamilton a fait chavirer le cœur des tifosi en décrochant sa toute première victoire sous les couleurs de la Scuderia Ferrari, la 106e de sa légendaire carrière. Mais au-delà du triomphe du Britannique, ce week-end catalan aura été marqué par le festival des pilotes français, Isack Hadjar et Pierre Gasly en tête, tandis qu'Esteban Ocon a connu une journée bien plus délicate. Le show tricolore : Hadjar et Gasly solides dans les points Le clan français avait le sourire à l'arrivée à Barcelone, avec deux représentants solidement installés dans le top 10 au terme d'une course particulièrement exigeante.
Isack Hadjar, la remontée fantastique
Parti d'une magnifique 6e place sur la grille au volant de sa Red Bull, le jeune Isack Hadjar a pourtant vécu un cauchemar à l'extinction des feux, dégringolant instantanément au 14e rang. Loin de se laisser abattre, le rookie français a entamé une remontée méthodique et agressive. Après avoir effacé les deux Alpine et résisté aux assauts musclés d'Oliver Bearman en début de course, Hadjar a affiché un rythme impressionnant. Grâce à une stratégie pneumatique parfaitement maîtrisée, il franchit la ligne d'arrivée à une superbe 6e place. Une performance majuscule qui lui permet d'engranger des points précieux pour sa campagne mondiale.
Pierre Gasly opportuniste, Esteban Ocon en souffrance
Juste derrière son jeune compatriote, Pierre Gasly a lui aussi rendu une copie très propre. Élancé depuis la 14e position après l'imbroglio de Monaco, le pilote Alpine a su éviter les pièges de la dégradation thermique pour remonter jusqu'au 7e rang, juste derrière Hadjar. La journée a été nettement plus ingrate pour Esteban Ocon. Parti 17e sur sa Haas, le Normand n'a jamais été en mesure de se mêler à la lutte pour le top 10, la faute à un manque de rythme global de sa monoplace sur ce tracé surchauffé. Il coupe la ligne à une anonyme 16e place.
"En ce moment, toutes les étoiles s'alignent bien pour nous." ✨
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Encore des points pour Pierre Gasly ce week-end 🤩#BarcelonaGP #F1 pic.twitter.com/OZAxKW2DC9
Le film de la course : La masterclass stratégique de Hamilton et Ferrari
Parti depuis la pole position, George Russell (Mercedes) a longtemps cru pouvoir réitérer son exploit de Monaco. Flanqué de son coéquipier Kimi Antonelli et de Lewis Hamilton, le poleman a dominé le premier tiers de la course avant que la valse des arrêts aux stands ne vienne tout chambouler.
Le coup de poker d'Alonso profite à Hamilton
Alors que les écuries hésitaient entre deux et trois arrêts, l'abandon en piste de Fernando Alonso au 40e tour a déclenché une Virtual Safety Car. Une aubaine saisie instantanément par Fred Vasseur et le muret de la Scuderia : Hamilton plonge dans la voie des stands pour chausser des gommes dures neuves et ressort en leader virtuel.
Drame chez Mercedes, abandon pour Leclerc
Pendant que Hamilton s'envolait en tête, la tension est montée d'un cran chez Mercedes. Kimi Antonelli, déjà sous la menace d'une pénalité pour les limites de piste, a lancé une attaque tranchante sur Russell pour le gain de la 2e place au 61e tour. Mais deux boucles plus tard, le coup de théâtre survient : l'Italien est victime d'une panne mécanique et s'immobilise en piste ! Quelques instants plus tard, c'est Charles Leclerc, alors installé dans le haut du classement, qui doit abandonner à cause d'une perte totale de sa direction assistée. Libéré de toute pression, Lewis Hamilton file vers un succès historique avec près de 20 secondes d'avance sur George Russell et Lando Norris (McLaren). Max Verstappen termine au pied du podium (4e).
Ce qu'il faut retenir
En Catalogne, la grille de la Formule 1 a offert un spectacle total où la gestion des pneumatiques a dicté sa loi. Si Lewis Hamilton écrit une nouvelle page de sa légende avec Ferrari, le bilan est contrasté mais globalement positif pour le clan tricolore : la fougue d'Isack Hadjar et la régularité de Pierre Gasly prouvent que la relève française est prête, tandis qu'Esteban Ocon devra rapidement tourner la page après un week-end en enfer.
Par Lenny


