Une sélection de prestige pour le Grand Chelem de Mongolie

Nico Par Nico

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La Fédération française de judo a dévoilé, ce mardi, la liste des judokas sélectionnés pour le Grand Chelem d’Oulan-Bator, prévu du 19 au 21 juin. Plus qu’une simple compétition, cet événement marquera le point de départ de la course aux qualifications pour les Jeux olympiques de Jeux olympiques d'été de 2028.

Dans cette optique, les dirigeants français ont fait le choix d’aligner une sélection particulièrement solide, composée en grande majorité des numéros un nationaux, aussi bien chez les femmes que chez les hommes.

Une équipe féminine ambitieuse et dense

Chez les femmes, la France se présentera avec plusieurs figures majeures du circuit international. Shirine Boukli (-48 kg), Amandine Buchard (-52 kg) et Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) mèneront une sélection expérimentée, complétée notamment par Manon Deketer (-63 kg) et Romane Dicko (+78 kg).

Avant de s’envoler pour la Mongolie, ces judokates auront un premier objectif avec les Championnats d’Europe organisés à Tbilissi, en Géorgie, du 16 au 19 avril. Une échéance importante qui pourrait influencer la composition finale du groupe pour Oulan-Bator, certaines athlètes pouvant être ménagées en fonction de leurs performances ou de leur état de forme.

D’autres combattantes, initialement réservistes pour les Europe, devraient également intégrer la délégation en Mongolie, à l’image de Blandine Pont, Clémence Eme, Audrey Tcheuméo ou encore Célia Cancan, apportant profondeur et concurrence au sein du collectif tricolore.

Les hommes avec leurs cadres… et une inconnue de taille

La logique est similaire chez les hommes, avec une sélection largement calquée sur celle des Championnats d’Europe. Luka Mkheidze (-60 kg), Walide Khyar (-66 kg) ou encore Joan-Benjamin Gaba (-73 kg) font partie des têtes d’affiche appelées à défendre les couleurs françaises.

Le groupe comprend également des profils prometteurs comme Maxime-Gaël Ngayap-Hambou (-90 kg) et Matheo Akiana Mongo (+100 kg). À noter le retour d’Arnaud Aregba (-81 kg), qui, malgré une absence aux Championnats d’Europe en raison d’une blessure, sera bien présent en Mongolie.

Le cas Teddy Riner, grande interrogation

La principale incertitude concerne la catégorie des +100 kg. Le comité de sélection n’a volontairement retenu qu’un seul judoka, laissant une place vacante dans l’éventualité d’un retour de Teddy Riner.

Triple champion olympique dans cette catégorie, sacré pour la troisième fois aux Jeux de Paris 2024, Riner n’a plus combattu en individuel depuis près de deux ans. Le champion aux onze titres mondiaux dispose encore de quelques semaines pour décider d’une éventuelle participation au Grand Chelem mongol.

Plusieurs options s’offrent à lui : une reprise dès juin à Oulan-Bator, ou un retour plus tardif lors du Grand Chelem de Lausanne fin août, voire celui de Budapest en septembre. L’objectif serait alors de monter progressivement en puissance en vue des Championnats du monde en Azerbaïdjan, programmés du 4 au 11 octobre.

Une nouvelle olympiade lancée

Avec ce Grand Chelem en Mongolie, la saison internationale prend une dimension stratégique. Chaque combat, chaque point inscrit comptera désormais dans la course à la qualification olympique.

Pour les judokas français, l’enjeu est double : confirmer leur statut sur la scène mondiale tout en prenant une longueur d’avance dans la perspective de Los Angeles 2028. Dans un contexte de forte concurrence internationale, les Bleus entament une nouvelle olympiade avec ambition et détermination.