Les Bleus face aux géorgiens pour valider leur billet historique

Lenny Par Lenny

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Après une démonstration de force face à la Lettonie, l’équipe de France de futsal s’apprête à défier la Géorgie ce mercredi à Kaunas. Dans ce duel décisif pour la clôture de la phase de poules de l'Euro 2026, les Bleus visent la validation de leur ticket pour les quarts de finale face à des Géorgiens portés par un gardien en état de grâce.

Une dynamique tricolore conquérante

La France aborde ce dernier rendez-vous avec une confiance au zénith. Après un nul frustrant en ouverture contre la Croatie, les hommes de Raphaël Reynaud ont marqué l’histoire en signant leur premier succès dans un Championnat d’Europe. Ce large succès 5-0 face à la Lettonie a mis en lumière la puissance collective des demi-finalistes du dernier Mondial. Si Francis Lokoka a maintenu la maison bleue inviolée durant les moments de doute, c’est l’explosion offensive de la seconde période qui a impressionné. Sous l'impulsion de cadres comme Souheil Mouhoudine et l'inoxydable Abdessamad Mohammed, désormais auteur de 95 buts en sélection, les Tricolores occupent la tête du groupe A. Pour eux, l'équation est claire : un simple match nul leur suffira pour valider leur ticket pour les quarts de finale.

Le mur géorgien nommé Ali Aslani

Face aux Bleus se dresse une équipe de Géorgie qui joue sa survie. Tenus en échec par la Croatie (2-2), les joueurs du Caucase doivent leur salut à la prestation herculéenne de leur dernier rempart, Ali Aslani. Avec 35 arrêts face aux assauts croates, le gardien géorgien est devenu l'homme à abattre. Malgré une situation comptable complexe — la Géorgie devant gagner par au moins quatre buts d'écart pour espérer un miracle — Aslani affiche une détermination farouche. « J'ai un grand respect pour la France. Nous savons que c'est une bonne équipe et qu'elle joue bien, mais nous sommes la Géorgie, nous n'avons peur de rien ! » a-t-il déclaré avant la rencontre, ajoutant avec humilité et combativité : « Je ne connais pas le résultat, mais je sais que nous ferons de notre mieux. »

La prudence de mise côté français

Cette confrontation n'est pas une découverte pour les deux nations, qui s'étaient déjà croisées lors du tour principal des qualifications, la France s'imposant 5-2 à domicile avant de ramener un nul (3-3) de son déplacement. Raphaël Reynaud, le sélectionneur français, refuse toutefois tout excès d'optimisme malgré cet avantage psychologique. Conscient du piège, il rappelle la difficulté de l'exercice : « Un match difficile nous attend. Un Championnat d'Europe est une compétition très dense, avec un niveau très équilibré. » Pour le technicien, l'exemple du match précédent est une alerte sérieuse. « Nous avons vu la Croatie tenue en échec par une très bonne équipe de Géorgie que nous connaissons bien, il faudra donc être très attentifs et très sérieux pour aborder ce match de la meilleure des manières », prévient-il.

Le rendez-vous de la maturité

L'enjeu dépasse la simple qualification pour les Bleus, dont l'ascension a été fulgurante ces dernières années. Entre la gestion de la possession de balle française et la résilience défensive géorgienne symbolisée par son gardien "miraculeux", le duel promet une intensité tactique rare. Si la France parvient à rester fidèle à son identité de jeu et à son sérieux défensif, elle s'ouvrira les portes d'un tableau final qu'elle ambitionne désormais de bousculer. À l'inverse, une défaillance tricolore face à une équipe qui n'a "peur de rien" pourrait totalement relancer le destin de ce groupe A.

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