Les Bleues face au défi du Tallaght Stadium et au souvenir de Cork

Lenny Par Lenny

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C’est dans l’antre électrique du Tallaght Stadium que les Bleues lancent leur campagne qualificative pour le Mondial 2027 ce mardi soir. Pour ce premier acte face aux « Girls in Green », l’équipe de France ne cherche pas seulement les trois points : elle part en mission pour effacer un affront récent et poser les jalons d'un été 2027 en pente douce vers le Brésil.

La cicatrice de juillet 2024

Même si la France était déjà qualifiée pour l'Euro lors de son dernier déplacement sur l'île d'Émeraude, le revers subi à Cork (3-1) reste une anomalie que le staff tricolore n'a pas digérée. Ce précédent rappelle que l'Irlande, désormais 27e nation mondiale et portée par une ferveur populaire croissante, possède les armes physiques pour faire dérailler le collectif français. Le sélectionneur Laurent Bonadei a d'ailleurs profité du rassemblement à Clairefontaine pour piquer l'orgueil de son groupe. « On n'a pas le temps de se reposer sur nos lauriers et il va falloir être compétitifs dès les deux prochains matches », a martelé le technicien en conférence de presse. L'enjeu est de taille : dans un groupe où seule la première place offre un billet direct pour Copacabana, chaque point égaré en route pourrait transformer le mois d'avril contre les Pays-Bas en véritable goulot d'étranglement.

Un secteur défensif sous haute tension

La préparation de ce déplacement n'a pourtant pas été de tout repos. Le secteur des gardiennes, d'ordinaire si stable, ressemble cette semaine à une infirmerie. Les incertitudes entourant l'état de forme de Pauline Peyraud-Magnin et de sa doublure Constance Picaud ont forcé le staff à un choix fort : l'appel en renfort de la Stéphanoise Alice Pinguet. À 24 ans, la portière de l'AS Saint-Étienne intègre le groupe A pour la première fois de sa carrière, au cœur d'une tempête logistique. Si l'expérience plaide toujours pour Peyraud-Magnin, la gestion de cette fragilité physique sera l'une des clés du match face à des Irlandaises réputées pour leur jeu aérien et leur agressivité sur coups de pied arrêtés.

L’absence des cadres et l’éveil de la jeunesse

Privé de Selma Bacha et Naomie Feller, forfait de dernière minute, Laurent Bonadei doit également composer avec les absences de longue date de Griedge Mbock et Delphine Cascarino. Ce contexte de transition forcée ouvre la porte à de nouveaux visages, comme la jeune Parisienne Anaïs Ebayilin, convoquée pour la première fois à seulement 18 ans. Pour épauler cette jeunesse, le sélectionneur compte sur ses cadres historiques. Sakina Karchaoui, repositionnée au milieu de terrain, et Kadidiatou Diani seront les boussoles de cette équipe. Leurs souvenirs des Jeux Olympiques de Rio 2016 servent aujourd'hui de moteur : « Le maître mot, c’est de se positionner rapidement dans ce championnat à quatre équipes... Il sera important pour nous de s’installer très vite en tête », rappelle Bonadei.

Une victoire à Dublin permettrait d'aborder avec une sérénité maximale la réception de la Pologne samedi à Dijon (21h10, W9), avant que le calendrier ne s'emballe avec la double confrontation décisive face aux Pays-Bas en avril.

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