Les Bleues lancent leur campagne vers le Brésil

Lenny Par Lenny

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Dix ans après avoir découvert la ferveur brésilienne lors des Jeux de Rio, l’équipe de France féminine entame cette semaine sa quête pour le Mondial 2027. Dans un groupe où le moindre faux pas peut s'avérer fatal, les joueuses de Laurent Bonadei s'apprêtent à disputer un marathon de trois mois qui déterminera leur destin estival.

L'impératif de la première place

Le format de ces éliminatoires ne laisse aucune place au doute ou à l'expérimentation. Contrairement aux campagnes précédentes, le filet de sécurité est mince : seule la nation terminant en tête de la poule validera son ticket pour le pays du football sans passer par les fourches caudines des barrages. Pour Laurent Bonadei, l'objectif est limpide et la stratégie déjà tracée : « Le maître mot, c’est de se positionner rapidement dans ce championnat à quatre équipes comme on l’a très bien fait lors des trois éditions précédentes où on a tout de suite pris le lead. » Face à elles, un triptyque aux visages variés. Si les Pays-Bas (11es FIFA) font figure de rivaux naturels pour la pole position, la montée en puissance de la Pologne et la solidité physique de la République d'Irlande transforment ce groupe en véritable piège tactique.

Une course contre la montre de trois mois

Le calendrier est d'une intensité rare : six rencontres condensées entre mars et juin. Cette concentration de matches oblige le staff tricolore à une gestion d'effectif millimétrée, d'autant que l'infirmerie ne désemplit pas. Les absences de cadres comme Griedge Mbock, Selma Bacha ou Delphine Cascarino forcent le sélectionneur à injecter du sang neuf, à l'image de la première convocation de la jeune Anaïs Ebayilin et d'Alice Pinguet (Quelques incertitudes concernant Pauline Peyraud-Magnin et Constance Picaud).

L'enjeu dépasse le simple cadre comptable. Après une troisième place encourageante en Ligue des Nations, les Bleues cherchent à asseoir une identité de jeu et une régularité qui leur ont parfois fait défaut. Comme le rappelle le sélectionneur, le temps presse déjà : « On n’a pas le temps de se reposer sur nos lauriers et il va falloir être compétitifs dès les deux prochains matches. »

Réussir cette entame contre l'Irlande puis la Pologne sera déterminant avant le "double crunch" décisif contre les Néerlandaises en avril. Pour les coéquipières de Sakina Karchaoui, le chemin vers Copacabana commence dès ce mardi, sous la pluie de Dublin.

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