Les Bleus héritent de l'Irak, l'invité surprise du Groupe I

Lenny Par Lenny

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Quarante ans après sa seule participation à une phase finale, l'Irak a décroché cette nuit le 48e et dernier ticket pour la Coupe du monde 2026. En s'imposant face à la Bolivie (2-1) lors d'un barrage intercontinental étouffant à Monterrey, les Lions de la Mésopotamie s'invitent dans le groupe de l'équipe de France.

Un exploit au bout du monde et de la souffrance

Le symbole est puissant. Dans un contexte international lourd, marqué par les tensions au Moyen-Orient et la fermeture de l'espace aérien irakien qui a failli compromettre la tenue du match, les hommes de Graham Arnold ont forcé le destin. Arrivés au Mexique après un périple harassant, les Irakiens ont fait preuve d'une résilience hors norme sur la pelouse du stade de Monterrey. Portés par près de 50 000 spectateurs et une ferveur communicative, les "Lions de la Mésopotamie" ont entamé la rencontre tambour battant. Dès la 10e minute, Ali Al-Hamad délivrait les siens d'une tête rageuse sur un corner d'Al Ammari. Mais la route vers les États-Unis n'allait pas être un long fleuve tranquille. Trop attentistes après l'ouverture du score, les Irakiens ont vu la Bolivie recoller avant la pause grâce à Moises Paniagua (38e), profitant d'une frappe manquée de Vaca.

Aymen Hussein, le héros de la délivrance

C’est au retour des vestiaires que le match a basculé. Sous l'impulsion de l'entrant Marko Farji, dont le centre millimétré a trouvé Aymen Hussein à la 54e minute, l'Irak a repris l'avantage. La suite ? Une véritable guerre de tranchées. Les trente dernières minutes ont été un test pour les nerfs irakiens. Entre les arrêts décisifs du gardien Ahmed Basil, impérial dans les airs malgré une alerte musculaire, et les neuf minutes de temps additionnel qui ont semblé durer une éternité, l'Irak a tenu. La Bolivie, frustrée et multipliant les fautes en fin de match, ne verra pas son premier Mondial depuis 1994. Au coup de sifflet final, l’émotion a submergé le banc irakien : la parenthèse de quarante ans est enfin refermée.

Rendez-vous avec les Bleus le 22 juin

Cette qualification complète définitivement le tableau de la compétition (11 juin - 19 juillet). L'Irak intègre le Groupe I, une poule relevée où l'attendent le Sénégal, la Norvège et surtout la France de Didier Deschamps. L’état-major tricolore n'avait d'ailleurs rien laissé au hasard, dépêchant l'émissaire Laurent Mouret pour observer ce duel. Les Bleus affronteront ces Irakiens "féroces et habités" le 22 juin prochain à Philadelphie. Pour l'Irak, l'aventure ne fait que commencer, mais l'histoire, elle, est déjà écrite.

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