Abandon de Paul Seixas sur la dernière étape

Abandon de Paul Seixas sur la dernière étape

Nico Par Nico

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L'aventure de Paul Seixas sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes s'est arrêtée avant son terme. Au lendemain d'une impressionnante chute survenue lors de la 7e étape, le jeune coureur français a finalement été contraint de renoncer au cours de l'ultime journée de course. Malgré sa volonté de repartir et de défendre sa place au classement général, ses blessures ont eu raison de sa détermination.

Une décision dictée par les douleurs

Le leader de l'équipe Decathlon CMA-CGM avait pourtant choisi de prendre le départ de cette 8e étape disputée entre Beaufort et les sommets savoyards. Dès les premiers kilomètres, le peloton s'est attaqué au col du Pré, première difficulté majeure de la journée. C'est dans cette ascension que Paul Seixas a rapidement montré des signes de faiblesse.

Distancé peu après le sommet, le Français de 19 ans n'a pas été en mesure de poursuivre ses efforts. Son abandon a été officialisé quelques kilomètres plus tard, alors que les coureurs entamaient la montée de Bisanne, mettant ainsi un terme à une semaine qui avait pourtant confirmé l'immense potentiel du jeune grimpeur.

Une chute spectaculaire qui a laissé des traces

La veille, Paul Seixas avait déjà impressionné par son courage. Victime d'une lourde chute dans la descente de la côte de Saint-Maurice-de-Rotherens, il avait été projeté au sol à près de 70 km/h. Malgré la violence du choc, le Rhodanien avait réussi à remonter sur son vélo et à terminer l'étape du Grand Colombier.

Son maillot déchiré et couvert de sang témoignait de l'ampleur de l'accident. Grâce à un remarquable travail collectif de son équipe Decathlon CMA-CGM, qui avait mené une longue chasse pour le ramener dans le peloton après avoir concédé près de quatre minutes, Seixas avait limité les dégâts en ne perdant qu'1 minute et 21 secondes sur le leader de l'épreuve, Isaac Del Toro.

À l'issue de cette étape héroïque, il occupait encore une très belle sixième place au classement général.

Une volonté de repartir malgré les blessures

La participation de Paul Seixas à cette dernière étape est longtemps restée incertaine. Ses nombreuses abrasions, ses brûlures aux mains ainsi que plusieurs contusions rendaient la poursuite de la compétition particulièrement délicate.

Le jeune Français avait toutefois affiché un état d'esprit combatif avant le départ. Dans une vidéo publiée par son équipe, il expliquait avoir bien récupéré pendant la nuit et souhaitait tenter sa chance malgré les douleurs.

Ses deux avant-bras étaient entièrement recouverts de pansements, tandis qu'un important hématome au niveau du coude compliquait fortement sa position sur le vélo, notamment dans les descentes où il peinait à tenir son guidon. Conscient de ses limites, il assurait néanmoins vouloir « faire de son mieux » avant d'évaluer ses sensations en course.

La prudence avant le Tour de France

Les premiers kilomètres ont finalement confirmé que son état physique ne lui permettait pas d'affronter sereinement l'étape reine, longue de 120 kilomètres et particulièrement exigeante sur le plan montagneux.

Face aux douleurs persistantes, le choix de l'abandon s'est rapidement imposé, une décision raisonnable alors que le jeune prodige français doit désormais préparer un rendez-vous autrement plus important : son premier Tour de France, dont le départ sera donné dans seulement trois semaines.

Un abandon sans conséquence sur son avenir

Si cette sortie prématurée laisse forcément un goût amer, elle ne remet pas en cause les excellentes impressions laissées par Paul Seixas tout au long de cette semaine de compétition. Avant sa chute, le coureur de Decathlon CMA-CGM s'était montré à la hauteur des meilleurs grimpeurs et avait confirmé qu'il faisait partie des grands espoirs du cyclisme français.


En privilégiant sa récupération plutôt qu'un ultime effort inutile, le staff médical et sportif de son équipe fait le choix de préserver un coureur promis à un avenir brillant. Les prochaines semaines seront désormais consacrées à soigner complètement ses blessures afin qu'il puisse aborder dans les meilleures conditions la plus grande course du monde, où il devrait vivre, à seulement 19 ans, la première Grande Boucle de sa carrière.

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