Menés, les Bleus terrassent Cuba au bout du suspense !

Lenny Par Lenny

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Le CO’Met d'Orléans a vibré, transpiré, mais a fini par exulter. Au lendemain d'un marathon étouffant contre l'Iran, l'équipe de France de volley-ball s'est de nouveau imposée en cinq sets jeudi lors de son deuxième match de Volleyball Nations League de la semaine à Orléans aux dépens de Cuba. Dans une ambiance volcanique marquée par la canicule, les joueurs d'Andrea Giani décrochent un succès capital au tie-break (3-2 : 25-22, 21-25, 25-27, 25-20, 15-13) pour leur sixième match dans la compétition.

Un nouveau marathon de plus de deux heures sous la canicule

Le public d’Orléans est gâté. Non seulement il sait désormais que malgré la canicule, il pourra assister à tous les matchs de Volleyball Nations League prévus cette semaine au CO’Met, la préfecture de Loiret l’ayant confirmé en soirée, mais il a en outre le droit à du rab d’équipe de France. Après avoir bataillé pendant 2h26 mercredi soir face à l’Iran pour son premier match de la poule 4, la formation tricolore a en effet remis ça jeudi, avec un nouveau combat en cinq manches et plus de deux heures, précisément 2h13, finalement remporté face à Cuba. La victoire est là, et c'est bien l'essentiel, car malgré leur succès, les Bleus se sont fait peur.

Le fil d'un match sous haute tension

Bien entrés dans la partie sous la houlette notamment d’un Benjamin Diez se jetant sur tous les ballons, les hommes d’Andrea Giani, alignés dans le même six de départ que la veille, ont d’abord fait la course en tête dans le premier set. Ils ont empoché la manche 25-22, profitant notamment des sept fautes de service adverses de la part des Cubains. La balance s’est cependant inversée dans la seconde manche avec une qualité de service tricolore en baisse. Ce relâchement a permis aux partenaires de l’indispensable central Robertlandy Simon, auteur de 11 points, d’égaliser à un set partout (21-25), et ce malgré la grosse prestation offensive de Trévor Clévenot, le leader de l'attaque tricolore qui termine meilleur marqueur du match avec 20 points. Les Bleus ont réagi en prenant les devants dans la troisième manche au meilleur moment, juste en entrée de money-time à 21-19, après deux points de suite de Mathis Henno qui cumule 15 points. La France s'est alors créée trois balles de set à 24-21, mais a manqué de précision au moment de conclure. Les coéquipiers du bondissant attaquant Miguel Angel Lopez, qui s'est offert 19 points, en ont profité pour remporter la manche 25-27 après un bloc final de Simon. Les joueurs français se sont retrouvés dans une situation inconfortable, menés deux sets à un, mais ils y ont toujours cru pour revenir à hauteur.

Henri Léon, le facteur X du coaching d'Andrea Giani

Encore une fois, la France s’est accrochée et a pris peu à peu le large grâce à la montée en puissance du pointu remplaçant Henri Léon, entré au relais de Stephen Boyer dans le troisième set. Le jeune joueur de 22 ans a pris feu au service en claquant 3 aces sur cette seule manche, permettant aux Bleus de s'échapper à 23-18 avant d’égaliser à deux sets partout (25-20). Omniprésent et redoutable, il a été l'un des grands facteurs X du match en signant 7 points au quatrième set pour un total de 14 points sur la rencontre. Son cinquième set a été un modèle du genre avec un 4/4 parfait en attaque et un bloc décisif qui a permis aux Tricolores de faire le break à 12-10. Au terme d'un tie-break extrêmement disputé, les Bleus ont réussi à faire la décision pour se débarrasser de Cuba, concluant sur une ultime faute au service de Marlon Yant à 15-13 pour le plus grand bonheur du CO’Met. Si tout n'a pas été parfait, la France pourra retenir la résilience et le caractère dont elle a fait preuve.

Le tableau de marche respecté avant le choc face au JaponLes réactions d'après-match

Benjamin Diez

« On est très contents de cette victoire, même si on ne fait pas tout bien et qu'on commet encore beaucoup d'erreurs, s'arracher pour de nouveau gagner 3-2, ça fait vraiment plaisir. C'est une question d'état d'esprit, on aurait pu conclure le troisième set qu'on a finalement perdu, mais on n'a rien lâché, on est restés soudés et on est repartis au charbon, c'est vraiment ce que je retiens. En plus de la victoire, bien sûr. L'équipe n'a pas lâché ce soir. Gagner deux fois en temps de jeu de cinq sets, ce n'est pas insignifiant. Certains sets nous ont échappé mais ce genre de victoire à l'arrache nous fait aussi très plaisir. Avec ces deux victoires, on est dans les clous, maintenant, il reste deux matchs, si on s'arrête là et qu'on les perd, la semaine ne sera pas bonne, donc il va falloir confirmer, on a encore la moitié du boulot à faire. La rentrée d'Henri ? On est un groupe de quinze joueurs, on sait qu'on a besoin de tout le monde, là, on voyait qu'il s'entraînait bien depuis un moment, il n'avait pas eu beaucoup de temps de jeu jusqu'ici, là, il a eu l'opportunité et il a fait son job, ça ne m'étonne pas, ça fait plaisir pour lui, il nous a donné un bon coup de main, et ça prouve que tout le monde est prêt dans l'équipe. »

Antoine Brizard

« C'était dur, avec la chaleur, je suis content parce qu'on a tenu. Ça nous a fait très mal de perdre le troisième set après avoir eu trois balles de set, mais on a quand même réussi à gagner. On est dans un nouveau cycle, on doit apprendre à se connaître, à jouer ensemble, mais c'est de mieux en mieux, par rapport à la première semaine de VNL, ça n'a rien à voir. On doit aussi apprendre à souffrir ensemble, ce qui a été le cas sur ces deux matchs, mais je suis très content parce qu'on a finalement réussi à battre des équipes dures à gérer. »

Henri Léon

« Je me suis bien préparé, on pousse beaucoup à l'entraînement, je me dis que plus je m'entraîne dur, plus le match sera facile si je rentre. Du coup, quand je suis rentré, j'avais directement mes marques, mes repères. Je suis content de la performance que j'ai faite et de celle de l'équipe, on a fait preuve de résilience car on perdait 2-1, ce n'était pas facile de revenir, parce qu'il y avait une bonne équipe en face, je suis franchement content. Même si tout n'a pas été parfait, on a fait preuve de caractère. »

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