Les Bleus font le plein de médailles !

Les Bleus font le plein de médailles !

Lenny Par Lenny

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Le rideau est tombé sur les Championnats d’Europe 2026 de tir à l’arc, et l’équipe de France boucle sa semaine en beauté. Portés par un collectif soudé et des individualités en pleine lumière, les archers tricolores repartent de Turquie avec trois magnifiques médailles au compteur. Un bilan globalement très positif qui confirme le statut des Bleus parmi l'élite continentale avant la Coupe du Monde en juin

L'arc à poulies masculin sur le toit de l'Europe

Le grand frisson du week-end est venu des hommes de l'arc à poulies. Seulement 10es des qualifications à la suite de soucis matériels qui auraient pu couper les jambes de n'importe quel collectif, Jean Philippe Boulch, François Dubois et Nicolas Girard ont signé une remontée fantastique. En finale ce samedi face à la Slovénie, les Bleus ont fait parler leur immense expérience des grands rendez-vous. Portés par un François Dubois impérial (auteur d’un match parfait à 80 points dont 6 « X »), les tricolores ont plié le match dans la dernière volée avec un enchaînement de 10 stratosphérique. Victoire 236 à 234. Quatorze ans après leur dernier sacre européen en extérieur dans cette discipline, les Bleus récupèrent leur couronne.

« Cette équipe affirme de plus en plus son identité et sa cohésion (...) Ils ont une vraie culture de l’exigence », se félicitait l'encadrement à l'issue de cette finale maîtrisée.

En individuel, les ambitions de médailles s'étaient pourtant arrêtées en quarts de finale le vendredi : Nicolas Girard (3e des qualifications avec un solide 712 pts) a cédé d'un point face au Polonais Konecki (147-146), tandis que Jean-Philippe Boulch subissait la loi d'un Mike Schloesser historique, auteur d'un match parfait (150/150).

Arc classique : Un dimanche en bronze et en argent

Dimanche, la journée des finales en arc classique s'annonçait grandiose avec trois chances de médailles. Le bilan final s’avère contrasté mais ô combien formateur.

Le bronze du caractère pour l'équipe masculine

Champions d'Europe en titre, Baptiste Addis, Thomas Chirault et Jean-Charles Valladont savaient leur couronne menacée après une demi-finale perdue contre l'Allemagne (6-2). Opposés à la Turquie de Mete Gazoz pour le bronze, les Bleus ont d'abord bafouillé leur tir, menés rapidement 3 sets à 1. Dos au mur et malgré des rafales de vent piégeuses, les Tricolores ont sorti les griffes. Un sursaut d'orgueil à 57 points au troisième set leur a permis de recoller, avant de crucifier les locaux à la dernière volée (54-52) pour s'offrir le bronze (5-3). Une réaction de grande équipe.

De l'argent frustrant pour le double mixte

Leader des qualifications en début de semaine, la paire Caroline LopezBaptiste Addis représentait une immense chance de titre, une première historique pour le mixte français. Hélas, la marche turque était trop haute en finale. Les Bleus n’ont jamais réussi à inquiéter leurs adversaires, s'inclinant sèchement 6 points de set à 0, malgré une ultime réaction d'honneur dans la dernière volée.

Baptiste Addis au pied du podium individuel

L’immense satisfaction individuelle de la semaine restera le jeune prodige de Nîmes, Baptiste Addis. Impressionnant leader des qualifications (688 points devant les 684 de Gazoz), le Français a vécu un vendredi de rêve avant de butter d'un cheveu en demi-finale face au Néerlandais Willem Bakker (6-4). Pour sa troisième arène du dimanche, le match pour le bronze offrait un choc royal face au champion olympique en titre, Mete Gazoz. Addis a pourtant allumé la première mèche en empochant le premier set. Mais la machine tricolore s'est enrayée par la suite, enchaînant trop de flèches dans le 9 (7 flèches sur 9). Poussé par son public, Gazoz n'en demandait pas tant et s'est imposé 6 à 2. À seulement 19 ans, Addis prend une prometteuse mais rageante 4e place.

Les déceptions et les promesses de la relève

Du côté des dames, la compétition aura été plus délicate. En arc classique, les championnes d'Europe en titre (Lisa Barbelin, Caroline Lopez, Mila Fremery Delestan) ont échoué d’un point en quarts de finale face à la Turquie (6-3). En individuel, les chevronnées Sophie Dodémont et Léa Girault ont vu leurs ambitions stoppées en 1/16e de finale, la note positive vient de la jeune Mila Fremery Delestan (19 ans) qui, pour son tout premier championnat international senior, s'est hissée jusqu'en quarts de finale. Lisa Barbelin, quant à elle, a vu son parcours stoppé prématurément dès les 1/24e de finale face à l'Espagnole Navas. Chez les femmes en arc à poulies, la marche des quarts de finale par équipe contre le Danemark a également été fatale (225-222), tandis qu'Anaëlle Florent, pour sa première grande sortie internationale, a montré de belles promesses (14e des qualifications) avant de s'incliner d'un rien en 1/16e (141-140) face à l'Ukrainienne Shkliar.

Le mot des Bleus : « Un bon championnat dans l'ensemble »

Baptiste Addis

« Le mixte est une bonne réussite sur le championnat (...) L’équipe, c’est sûr que l’on venait pour défendre notre titre, mais on n’était pas en grande forme après Shanghai. On espérait un titre, c’est sûr, mais on arrive à garder une troisième place et c’est plutôt bien. Sur l’individuel, je suis plutôt content, j’ai bien tiré. En face, il fait un très beau match, il n’est pas champion olympique pour rien, et je n’ai pas grand-chose à regretter. »

François Dubois (champion d'Europe arc à poulies)

« Je suis content de cette médaille et fier de ce que l’on a fait. Il y a toujours une bonne cohésion entre nous et dans notre communication. Désormais Jean-Philippe (Boulch) va pouvoir me follow sur Insta ! »

Avec trois breloques de toutes les couleurs (Or, Argent, Bronze), le tir à l'arc français prouve qu'il sait voyager et rebondir dans l'adversité. Le rendez-vous est pris dans moins de deux semaines, toujours sous le soleil d'Antalya, pour la troisième étape de la Coupe du Monde. L'occasion idéale pour régler les derniers curseurs de précision.

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