Alexis Lebrun s'incline face à Patrick Franziska

Nico Par Nico

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Le scénario avait tout d’un piège. Après avoir mené deux sets à zéro, Alexis Lebrun s’est finalement incliné en cinq manches (6-11, 9-11, 11-6, 11-5, 11-7) face à l’Allemand Patrick Franziska, mercredi, au deuxième tour du Grand Smash de Singapour. Un quatrième revers en autant de confrontations contre le 23e mondial, qui confirme le statut de véritable bête noire du joueur français.

Deux sets maîtrisés, puis le doute

Pourtant, tous les voyants étaient au vert en début de journée. Victorieux le matin en double avec son frère, Lebrun avait abordé son match avec confiance et intensité. Agressif sans excès, précis au service et serein dans l’attitude, il a parfaitement contrôlé les deux premières manches (11-6, 11-9), ne laissant aucune ouverture à son adversaire.

Mais face à un joueur aussi expérimenté que Franziska, l’avance n’a pas suffi. Progressivement, l’Allemand a ajusté ses retours et commencé à mieux lire le service du Français. La dynamique s’est inversée, lentement mais sûrement.

Le revers ciblé, la confiance ébranlée

Franziska a méthodiquement ciblé le revers de Lebrun. Un choix tactique payant. Au fil des échanges, le Français a perdu en précision sur ce coup, multipliant les fautes directes et voyant les points lui échapper. Les deux sets suivants (11-6, 11-5) ont illustré cette bascule mentale et technique.

Dans la manche décisive, Lebrun a tenté de s’accrocher. À 5-6, conscient que le match lui échappait, il a demandé un temps mort. Son entraîneur, Nathanël Molin, a insisté sur l’essentiel : le calme et la lucidité.

« Tu t'en fous de ce que tu as fait avant, c'est maintenant. Mets du calme entre les points et tu percutes dans le point. »

Le discours visait moins la tactique que l’aspect mental. Car plus que dominé dans le jeu, Lebrun semblait prisonnier du doute.

Une désillusion à Singapour

Malgré une réaction d’orgueil dans le dernier set, la confiance restait fragile. Franziska, solide et opportuniste, a conclu sans trembler (11-7), confirmant son ascendant psychologique sur le Français.

Demi-finaliste l’an passé à Singapour, Alexis Lebrun quitte cette fois la compétition dès le deuxième tour. Il ne rejoindra pas ses trois compatriotes en huitièmes de finale, dans un tournoi où il nourrissait pourtant de grandes ambitions.

Face à sa bête noire allemande, le Français a entrevu la victoire avant de la voir lui glisser entre les doigts. Un revers frustrant, mais riche d’enseignements pour l’un des leaders du tennis de table tricolore.

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