Un choc face à l'Italie pour lancer l’ère François Ratier
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Le Stade des Alpes de Grenoble s’apprête à vibrer ce samedi pour l’ouverture du Tournoi des Six Nations féminin 2026. Ce n’est pas une simple reprise de compétition pour le XV de France, mais bien le commencement d’une ère inédite sous la houlette de François Ratier.
Un nouvel élan
Après une période de transition et le souvenir encore vif d’une quatrième place frustrante lors de la dernière Coupe du Monde, les joueuses françaises abordent ce premier test avec une ambition renouvelée. Comme l'a confié Pauline Bourdon Sansus à RMC Sport, l'équipe entre dans « un nouveau cycle, nouveau projet, nouvel entraîneur », avec la ferme intention de tourner la page après ce qu'elle qualifie elle-même d'« échec » lors du dernier Mondial.
L’impulsion d’un nouveau cycle technique
L’arrivée de François Ratier à la tête de la sélection marque une rupture stratégique assumée. L’ancien technicien du Canada apporte une expérience internationale qui infuse déjà au sein du groupe. Pauline Bourdon Sansus note une approche plus analytique, avec davantage de séances vidéo et un cadre « très carré ». Si les structures de base sont conservées, la demi de mêlée tricolore explique que le staff met désormais « beaucoup plus d’animation dans nos cellules », offrant ainsi de nouvelles perspectives de courses pour les joueuses. Cette évolution se veut un équilibre subtil entre un cadre bien défini et le besoin de retrouver « cet instinct qu’on a naturellement parce qu’on est des bonnes joueuses de rugby ».
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La reconquête de l'identité défensive
Au-delà des schémas tactiques, c’est l’état d’esprit qui est au centre des préoccupations. La joueuse du Stade Toulousain ne cache pas son envie de voir le XV de France « retrouver un peu la niaque ». Elle se remémore avec nostalgie les années où, défensivement, les Bleues étaient des « chiennes » qui s'envoyaient « comme des animaux ». Ce supplément d'âme, qui a parfois manqué ces dernières saisons, est au cœur du projet de François Ratier, décrit comme un entraîneur « chill » mais exigeant. L'objectif est clair : imposer un défi physique permanent pour étouffer les velléités italiennes et redonner au public grenoblois l'image d'une équipe conquérante.
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Le XV :
Barrat - Grando, Grisez, Vernier, Murie, Arbez (o), Bourdon-Sansus (m) - M. Feleu (cap), Champon, Berthoumieu - Fall-Raclot, Zago - Khalfaoui, Lazarkon, Mwayembe.
Remplaçantes
Riffonneau, Brosseau, Bernadou, Correa, Soqueta, Escudero, Chambon, Rousset.
Par Lenny