Khadjiev offre une dernière médaille aux Bleus
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Le clan tricolore quitte l’Albanie avec une troisième médaille dans la musette. En patron, le vétéran Zelimkhan Khadjiev a dominé sa finale pour le bronze, scellant un bilan français honorable marqué par une diversité de succès dans les trois styles.
Khadjiev, la force de l’expérience
Il est le visage de la résilience. Un an après son retour fracassant et une médaille d’argent européenne, Zelimkhan Khadjiev (-79 kg) a prouvé ce samedi à Tirana qu’il restait l’un des piliers de la lutte libre mondiale. Malgré une demi-finale frustrante face à sa bête noire Akhmed Usmanov, le numéro 7 mondial n'a pas laissé de place au doute lors de la petite finale. Opposé à l’Arménien Hrayr Alikhanian, le Français a fait parler sa puissance et sa technique pour s’imposer par grande supériorité (11-1). Avec cette quatrième breloque continentale en carrière, Khadjiev confirme son statut de leader et son renouveau définitif au plus haut niveau.
Un bilan tricolore complet mais contrasté
L’équipe de France repart de ces Championnats d’Europe avec un total de trois médailles. Si le chiffre est inférieur à la moisson record de 2025 (5 médailles), la satisfaction vient de l’éclectisme des performances. Les Bleus ont en effet réussi la performance de monter sur le podium dans chacune des trois disciplines :
L’Or pour l’indéboulonnable Ibrahim Ghanem en lutte gréco-romaine.
Le Bronze pour Kendra Dacher en lutte féminine.
Le Bronze pour Zelimkhan Khadjiev en lutte libre.
Tout n'a cependant pas été simple ce samedi. La relève a souffert : Rakhim Magamadov (-86kg) a buté sur le mur géorgien Vladimeri Gamkrelidze (1-9), tandis que Seyfulla Itaev (-74kg) a vu son parcours stoppé prématurément par une blessure cruelle face à l’Ukrainien Nykyforuk.
Cap sur l’avenir : « Monter d’un cran »
Pour l’encadrement technique, ces résultats à Tirana servent de base de travail pour l’olympiade à venir. Entre l'éclosion de jeunes talents comme Iris Thiébaux (passée tout près du bronze) et la solidité des cadres, le chantier reste ouvert. « C'est un bilan un peu mitigé », analyse avec lucidité Vincent Vidal, directeur de la Performance de la FFLDA. « Nous étions venus avec une équipe relativement jeune, avec quatre représentants par style, là où d'autres nations arrivent avec dix athlètes. Cela va nous permettre d'affiner l'orientation pour la préparation aux Mondiaux. Il va falloir monter d'un cran pour être encore plus haut. »
Les passionnés de lutte n'auront pas à attendre longtemps pour revoir leurs champions : le rendez-vous est pris pour les Championnats de France, fin mai, à la Halle Carpentier de Paris.
Par Lenny