Fin de match cruelle pour la France face à la Nouvelle-Zélande

Lenny Par Lenny

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Opposée à la Nouvelle-Zélande, place forte du hockey mondial, l’équipe de France féminine a livré une prestation héroïque à Auckland. Malgré une défaite cruelle sur le fil (1-2), ce collectif tricolore largement rajeuni prouve qu'il a l'avenir devant lui.

Un premier acte solidaire

Dès le coup d'envoi de cette rencontre de FIH Nations Cup, les mythiques « Black Sticks » imposent un rythme intense. Les premières incursions océaniennes testent immédiatement la vigilance de l'arrière-garde française, mais un premier centre brûlant est repoussé avec autorité dès la première minute de jeu. Face à la pression adverse, la gardienne tricolore Lucie Ehrmann sort le grand jeu pour annihiler une tentative tranchante. Bien regroupées, rigoureuses et agressives sur le porteur de balle, les Bleues parviennent à neutraliser les vagues offensives locales ainsi que leurs redoutables Penalties Corners (PC). À l'issue du premier quart-temps, le tableau d'affichage reste vierge (0-0), illustrant le plan tactique parfait des Françaises.

La Nouvelle-Zélande débloque la situation sur coup de pied de coin

Dès l'entame de la deuxième période, la France obtient une belle opportunité sur un PC consécutif à un mauvais renvoi adverse, malheureusement non concrétisé. Réduites à opérer en contre-attaque, les Tricolores multiplient les efforts physiques. À la 24e minute, Lucie Ehrmann brille de nouveau sur une tentative néo-zélandaise. Cependant, la pression devient trop forte : deux minutes plus tard, Kaitlin Cotter trouve la chaine à mi-hauteur sur un coup de coin, ouvrant le score pour les locales (0-1, 26e). Les locales manquent de doubler la mise dans la foulée par Hannah Cotter, dont la reprise frôle le montant. Malgré une circulation de balle adverse de plus en plus fluide, la France plie mais ne rompt plus jusqu’à la pause.

Le sursaut tricolore signé Albane Garot

Revenues sur le terrain avec de fortes intentions, les Françaises glacent le public d'Auckland dès le retour des vestiaires. Sur une superbe phase combinée initiée par Violette Branquart et relayée par Eve Verzura, Albane Garot fait preuve d'un opportunisme chirurgical en glissant la balle entre les jambières de la gardienne adverse (1-1, 33e). Ce but égalisateur redonne un élan incroyable aux Bleues, qui font jeu égal et résistent avec brio jusqu'au terme du troisième quart-temps. Dans l'ultime période, le match s'emballe. Sur une interception au milieu de terrain, Albane Garot lance parfaitement Léopoldine Coppin, stoppée in extremis par le dernier rempart néo-zélandais. Totalement décomplexée, Yohanna Lhopital s'offre un raid solitaire qui provoque un PC à la 51e minute, malheureusement avorté par la défense adverse. Le contre est immédiat, mais Ehrmann repousse magnifiquement du gant. Alors que le suspense est à son comble et que les deux formations se rendent coup pour coup, le réalisme du haut niveau frappe à seulement trois minutes du terme : sur un énième PC, Paige Blake dévie subtilement le tir pour crucifier la France (1-2, 58e). Une issue cruelle au vu de la débauche d'énergie des Bleues.

Objectif maintien face au Japon et à l'Uruguay

Bien que la déception soit légitime, la physionomie de ce match face au 10e mondial confirme la progression fulgurante de la France (16e au classement international). Ce groupe rajeuni a prouvé qu'il possédait le caractère et les armes tactiques pour rivaliser avec le gratin international. Pour conserver leur place dans l'élite de la compétition la saison prochaine, les Françaises s'apprêtent à disputer deux rencontres cruciales face à des concurrents directs :

France — Japon (15e mondial) : Samedi 20 juin à 1h00 du matin (heure française).

France — Uruguay (16e mondial) : Dimanche 21 juin.

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