Destination Mondial 2026 : les Équipes de France lancent leur mission
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À l’aube d’une échéance capitale, le hockey français a les yeux rivés sur Santiago. Du 1er au 8 mars 2026, les sélections nationales masculine et féminine disputent les qualifications pour la Coupe du monde. Entre la confirmation attendue des Bleus et la reconstruction ambitieuse des Bleues, l’enjeu est limpide : décrocher l’un des trois précieux sésames par tournoi pour le rendez-vous mondial de l'été prochain.
La sélection masculine
La maturité au service de l'ambition
Forte de sa quatrième place acquise lors du Championnat d'Europe 2025 à Mönchengladbach, l'équipe de France masculine aborde ce tournoi de qualification avec un statut de favorite. Le sélectionneur John-John Dohmen a choisi de s'appuyer sur un socle de joueurs expérimentés, garantissant une continuité tactique essentielle dans un tournoi court. Toutefois, ce groupe ne reste pas figé. L'encadrement technique a profité de cette échéance pour insuffler du sang neuf en intégrant des talents prometteurs. Le gardien Marius Clement et le joueur Florent Vaal font leur apparition, aux côtés de la "génération dorée" issue de la Coupe du monde U21 de décembre dernier : Gaspard Denis, Louis Haertelmayer et Malo Martinache.
L'atypique role de gardien de but au hockey sur gazon en a surpris plus d'un pendant ces #JeuxOlympiques #Paris2024 rencontre avec Marius Clement du CAM pour échanger sur la spécificité de ce poste mais aussi sur cette saison de préparation olympique : https://t.co/zkqswmRd4D pic.twitter.com/XjoQD6KDWa
— Ville de Montrouge (@Montrouge92) August 6, 2024
Un statut de leader à assumer en Poule A
Positionnés au 9e rang mondial, les Bleus dominent leur poule sur le papier. Ils entameront leur parcours le 1er mars face à l'Écosse (20e), avant de défier le Pays de Galles (15e) puis le pays hôte, le Chili (22e). Si la hiérarchie semble établie, l'enjeu sera de gérer la pression et d'éviter les pièges d'une compétition où chaque détail, du goal-average à la discipline tactique, pèsera lourd pour l'accès aux demi-finales.
La sélection féminine
Un nouveau cycle vers la haute performance
Chez les Dames, l'heure est au renouveau. Sous la houlette d'un nouveau staff franco-belge composé de Ben Howarth et Lucas Vanden Bossche, l'équipe de France (17e mondiale) entame une mutation profonde. Le départ de plusieurs cadres après le cycle olympique et européen a ouvert la porte à de nombreux nouveaux visages issus des filières jeunes. Le projet porté par le staff est clair : instaurer une culture de la performance où l'équilibre mental, l'envie et la créativité priment. « Nous sommes à la fois sur un sprint pour 2026 et sur un marathon pour les JO 2028 », résument les entraîneurs. La préparation, ponctuée de stages à Wattignies et de matchs tests contre le Pays de Galles et l'Italie, a montré des signes encourageants, notamment dans l'énergie et la capacité d'assimilation tactique du groupe.
Le défi chilien : Un duel pour le dernier carré
Le tirage au sort n'a pas été clément pour les Françaises. Intégrées dans la Poule A, elles débuteront le 2 mars face à l'ogre australien, actuel 6e mondial. Si la marche semble haute face aux "Hockeyroos", le destin des Bleues se jouera probablement lors des matchs suivants contre la Suisse (38e) et surtout face au Chili (15e). Avec seulement deux places d'écart au classement mondial, le duel face aux Chiliennes, devant leur public, s'annonce comme une véritable "finale" pour une place en demi-finale.
Le chemin vers le Mondial 2026 : Mode d'emploi
Pour valider leur billet pour la Coupe du monde — qui se tiendra du 15 au 30 août 2026 au Benelux (Belgique et Pays-Bas) — le parcours est identique pour les deux collectifs : Terminer dans les deux premiers de sa poule pour se hisser en demi-finales. Puis se classer parmi les trois meilleures nations du tournoi à l'issue de la phase finale.
Une qualification serait un accélérateur majeur pour le hockey français, offrant une exposition internationale et récompensant les investissements structurels réalisés ces dernières années. À Santiago, au-delà des résultats, c'est la capacité de la France à s'installer durablement dans le concert des grandes nations qui sera scrutée.
Par Lenny