Un nul au bout du suspense pour clore la semaine

Lenny Par Lenny

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Trois jours après leur succès au Mans, l’équipe de France a conclu sa première semaine sous l’ère Talant Dujshebaev par un match nul accroché à Ciudad Real (25-25). Un résultat riche en enseignements où la jeunesse a pris le pouvoir avant que les cadres ne reviennent en fin de match.

la jeunesse au front

Pour son premier déplacement sur le banc tricolore, Talant Dujshebaev a joint les actes à la parole. Fidèle à sa volonté de bousculer la hiérarchie, le technicien d'origine kirghize a lancé un sept de départ inédit dans l'arène de Ciudad Real. Le jeune meneur Eliott Desblancs (3/4) et l'ailier Drevy Paschal (4/6) ont ainsi débuté la rencontre, tandis que les cadres historiques comme Ludovic Fabregas, Nedim Remili ou Dika Mem (qui fêtait sa 150e sélection) sont restés observateurs sur le banc pour lancer ce match. Si ce manque d'automatismes a causé de nombreuses pertes de balles et un retard à la pause (13-14), il a permis de tester la profondeur d'un groupe en pleine mutation.

romain mathias, le symbole du renouveau

Le tournant du match porte un nom : Romain Mathias. Le portier d’Istres, appelé à la surprise générale pour pallier l'absence du titulaire habituel Rémi Desbonnet, a disputé l'intégralité de la seconde période. Auteur d'une entrée fracassante avec deux arrêts consécutifs alors que la "Roja" menait de trois buts, il a maintenu les Bleus à flot. C'est encore lui qui, à l'ultime seconde du match, a réalisé la parade décisive face à Jan Gurri, préservant l'invincibilité de la France dans cette double confrontation amicale.

Un final sous haute tension

Le retour des "tauliers" dans le dernier quart d'heure a bien failli faire basculer la rencontre. Portés par un Melvyn Richardson chirurgical (6/7) et un but de Dylan Nahi à la 50e minute, les Français ont mené pour la première fois (23-22). Toutefois, quelques maladresses en fin de partie ont permis aux Espagnols de reprendre l'avantage (25-24) à 90 secondes du terme. Il aura fallu une égalisation pleine de sang-froid de Ludovic Fabregas à 40 secondes du buzzer, suivie du rempart Mathias, pour sceller ce score de parité.

Cap sur le Mondial 2027

Si le chantier reste vaste, notamment au niveau de la fluidité offensive, le bilan de cette première semaine internationale est positif. Invaincus sous leur nouveau chef d'orchestre, les Bleus ont désormais les yeux rivés sur leur prochain grand rendez-vous. L'enjeu sera tout autre en mai prochain : les Français joueront leur qualification pour le Mondial 2027 lors d'un barrage aller-retour crucial face à la République tchèque (13 et 17 mai).

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