Le bilan tricolore sur ce championnat d'Europe

Publié le
Avec un total de douze médailles décrochées lors des Championnats d'Europe de judo 2026, l’équipe de France signe une performance remarquable, surpassant son bilan de 2025. Au-delà des chiffres, ce résultat marque un tournant stratégique dans une saison cruciale, qui lance officiellement la course aux quotas pour les Jeux olympiques de Jeux olympiques d'été de 2028.
🎥 "La tête haute"
— France Judo (@francejudo) April 19, 2026
Dans cette dernière journée de compétition, nos Bleues ont su prouver et rebondir comme des championnes pour rapporter trois médailles supplémentaires à la France. 💪🇫🇷
🍿 Retrouvez l'inside du jour sur https://t.co/6L8M9bP0LM !#JudoTbilisi2026…
Des performances qui confirment la profondeur du collectif
Parmi les belles histoires de la compétition, celle de Kaila Issoufi illustre parfaitement l’état d’esprit du groupe. Médaillée de bronze en -78 kg pour sa première participation continentale, la Française de 25 ans savoure un parcours inattendu, seulement stoppée par Alice Bellandi, championne olympique et mondiale en titre. Une défaite sans regret face à la référence actuelle de la catégorie, qui donne encore plus de valeur à sa médaille.
Son podium, ajouté à ceux du duo Léa Fontaine et Romane Dicko chez les +78 kg, porte le total tricolore à douze récompenses. Un bilan solide qui témoigne de la densité du collectif français.
Un carton plein historique chez les féminines
L’équipe féminine s’est particulièrement illustrée, avec une médaille dans chacune des sept catégories — une performance inédite depuis 1986. Seule Martha Fawaz échoue au pied du podium (-57 kg), tout en terminant à une honorable septième place.
La seule médaille d’or tricolore est revenue à Shirine Boukli en -48 kg, mais quatre autres Françaises ont atteint la finale, confirmant la compétitivité globale de l’équipe.
Des hommes solides malgré une concurrence accrue
Chez les hommes, Luka Mkheidze s’est distingué en remportant le titre en -60 kg, étant le seul Français à atteindre une finale masculine. Trois médailles de bronze complètent le bilan, malgré l’absence de représentants dans deux catégories.
Le jeune Dayyan Boulemtafes (20 ans) a notamment marqué les esprits en -73 kg en décrochant le bronze face à Joan-Benjamin Gaba, champion du monde en titre. Un symbole fort de la concurrence interne et du renouvellement générationnel.
Des choix stratégiques assumés
Le président de la Fédération française de judo, Stéphane Nomis, s’est montré satisfait du bilan global, malgré un nombre de titres inférieur aux attentes initiales. Pour lui, la densité des résultats prime sur la seule quête de l’or.
Les choix audacieux opérés dans la sélection ont porté leurs fruits, révélant de nouveaux talents tout en consolidant la base existante. Cette dynamique interne crée une émulation bénéfique, poussant chaque athlète à se dépasser.
Le défi du leadership pour Joan-Benjamin Gaba
Figure montante du judo français, Joan-Benjamin Gaba traverse une période charnière. Après son ascension fulgurante — marquée notamment par une médaille olympique à Paris en 2024 et un titre mondial en 2025 — il doit désormais assumer un nouveau statut.
Selon Stéphane Nomis, le judoka doit encore apprendre à gérer cette pression et à se motiver sur toutes les compétitions, y compris européennes. Un accompagnement mental pourrait être mis en place pour l’aider à franchir ce cap.
La manager générale Frédérique Jossinet se montre confiante : elle estime que Gaba saura rebondir et trouver les ressources nécessaires pour défendre son titre mondial lors des prochains championnats à Bakou.
Une dynamique lancée vers Los Angeles 2028
Au-delà des résultats immédiats, ces Championnats d’Europe marquent le début d’un cycle olympique stratégique. Chaque médaille, chaque expérience acquise compte dans la construction d’un collectif capable de briller aux Jeux de 2028.
Avec une équipe jeune, talentueuse et en pleine progression, la France pose les bases d’un projet ambitieux. Si certains ajustements restent à faire, notamment sur le plan mental pour certains leaders, la dynamique actuelle est clairement positive.
Avec douze médailles et une profondeur d’effectif impressionnante, l’équipe de France de judo confirme son statut de nation majeure. Entre émergence de nouveaux talents et affirmation des cadres, elle aborde la route vers Los Angeles avec confiance et ambition.
Actualités en rapport
- Léa Fontaine battue en finale19 avril
- Auchecorne en argent, Ngayap-Hambou en bronze18 avril
- Le clan tricolore confirme sa dynamique avec trois nouveaux podiums à Tbilissi18 avril
- L'or pour Boukli et Mkheidze, l'argent pour Buchard, le bronze pour Khyar16 avril
- Une équipe de France déterminée à l'aube du championnat d'Europe15 avril
Par Nico