Face à l'Ukraine, les Bleus veulent briser le plafond de verre.

Face à l'Ukraine, les Bleus veulent briser le plafond de verre.

Lenny Par Lenny

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L’histoire est en marche pour l’équipe de France de Futsal. Pour la première fois de leur existence, les Bleus s'apprêtent à disputer un quart de finale de Championnat d’Europe ce samedi à l'Arena Riga. Face à eux se dresse l’Ukraine, un adversaire redoutable qui réveille des souvenirs douloureux, mais qui galvanise une génération française prête à bousculer la hiérarchie mondiale.

Un premier tour maîtrisé et une défense de fer

Sortie leader du groupe A, l'équipe de France arrive en quart de finale avec un bilan impeccable : deux victoires (5-0 contre la Lettonie, 3-1 contre la Géorgie) et un nul inaugural face à la Croatie (2-2). Avec seulement trois buts encaissés, les hommes de Raphaël Reynaud affichent la meilleure défense de la compétition. Pour Amin Benslama, meneur de jeu tricolore, cette solidité est le fruit d'une préparation athlétique de haut niveau : « Nous sommes une équipe qui arrive à jouer les 40 minutes du match à 100 %. Souvent, la différence se fait en deuxième mi-temps, notamment sur le plan physique. On sait mettre la pression à nos adversaires. »

Le Sélectionneur Raphaël Reynaud évoque le grand rendez-vous qui attend les Bleus du Futsal face à l’Ukraine ce samedi 🙌

Quart de finale historique de l’Euro Futsal, à vivre en direct sur La Chaîne L’Équipe (16h00) ! 🇫🇷🇺🇦 pic.twitter.com/Ar5yZWTBTN

— FFF (@FFF) January 30, 2026

L'Ukraine, le "caillou dans la chaussure"

Si la France est en pleine ascension, l'Ukraine reste sa bête noire récente. Les souvenirs de la petite finale du Mondial 2024, perdue lourdement (1-7), ainsi qu'une défaite en amical en novembre dernier (1-3), planent sur cette rencontre. Pourtant, au sein du groupe, le mot d'ordre est clair : revanche. « Ils nous ont "volé" la troisième place à la Coupe du Monde. C'est une source de motivation supplémentaire », confie Amin Benslama avec franchise. Le sélectionneur Raphaël Reynaud, s'il préfère tempérer l'aspect émotionnel, n'oublie rien : « C’est un caillou dans la chaussure qui me rappelle l’exigence que l’on doit avoir. Mais le contexte est totalement différent aujourd'hui. On est sur une bonne dynamique, avec des joueurs en mode guerrier. »

Un défi tactique et climatique

Le voyage vers le dernier carré n'a pas été de tout repos. Entre les transferts de 4 heures en bus sous la neige par $-10$°C entre Riga et Kaunas et l'enchaînement des matchs, la récupération est le nerf de la guerre. Sur le terrain, il faudra tromper la vigilance d'Oleksandr Sukhov, considéré comme l'un des meilleurs gardiens du monde.« On ne doit pas leur donner de cartouches. C’est une équipe qui se nourrit de nos pertes de balles », analyse Reynaud. L'enjeu est immense : une victoire ouvrirait les portes de Ljubljana, en Slovénie, pour le dernier carré de l'Euro.

Invaincus et habités par une confiance nouvelle, les Bleus n'abordent plus ce rendez-vous comme des outsiders, mais comme des prétendants sérieux. Si l'Ukraine possède l'expérience avec douze participations à l'Euro, la France possède la fougue d'une nation qui vient d'intégrer le Top 10 FIFA. Ce samedi à 16h00, il ne s'agira pas seulement de tactique, mais de montrer que la hiérarchie a bel et bien changé.

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