Fabio Quartararo admet que Yamaha n'est pas prêt sur ce début de saison

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À quelques jours du coup d’envoi du championnat du monde MotoGP, l’inquiétude domine dans le box Yamaha. À l’issue des essais hivernaux disputés à Buriram, théâtre du premier Grand Prix de la saison, Fabio Quartararo ne masque ni sa frustration ni son pessimisme. Hors du Top 15 lors des deux dernières journées de tests, le champion du monde 2021 sait que le début de saison s’annonce compliqué
Après un bilan compliqué à Buriram révélant les grosses limites de la Yamaha V4, Fabio Quartararo sait que la saison sera longue et veut se préserver.
— Motorsport.com France (@Motorsport_FR) February 22, 2026
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Des essais marqués par les galères
La préparation hivernale n’a rien eu d’un long fleuve tranquille pour Yamaha Factory Racing. Déjà à Sepang MotoGP Test, en Malaisie, le Français avait dû écourter sa participation après une chute et une blessure à un doigt, rentrant prématurément en Andorre. Dans le même temps, Yamaha avait perdu un temps précieux en raison d’un problème technique, contraignant l’équipe à limiter la puissance moteur pour préserver la fiabilité et collecter malgré tout des données.
À Buriram, en Thaïlande, le scénario a été moins chaotique sur le plan mécanique. Quartararo était physiquement apte et la nouvelle machine a enchaîné les tours sans incident majeur. Mais sur la piste, les chronos sont restés désespérément éloignés des références : 18e samedi, 17e dimanche.
Une Yamaha en pleine mutation
L’hiver devait symboliser un tournant. Yamaha a rompu avec sa tradition du moteur quatre cylindres en ligne pour adopter un V4, choix stratégique censé réduire l’écart avec les concurrents européens. Mais ce changement radical exige du temps d’adaptation.
Quartararo peine à retrouver ses repères. Là où la Yamaha brillait autrefois par sa maniabilité et son grip en courbe, deux qualités essentielles au style fluide du Français, la nouvelle version semble encore manquer d’équilibre. Malgré de multiples pistes de réglages explorées pendant les essais thaïlandais, aucune amélioration significative n’a émergé.
“On n’est pas prêt”
Le constat du pilote est sans détour. « On n’est pas prêt », a-t-il reconnu face aux médias. Pire encore, il estime que la performance pure accuse près d’une seconde de retard par rapport à l’an dernier.
Le grip insuffisant, les difficultés à faire tourner la moto et un moteur encore loin des standards attendus constituent autant de chantiers ouverts. Le visage fermé dans le box et les gestes d’agacement en piste traduisent une frustration profonde.
Pour autant, le Français refuse de céder au fatalisme. Il préfère redéfinir les objectifs : transformer les premières courses en séances d’essais grandeur nature, accumuler des données, reconstruire la confiance et préparer l’avenir.
Une saison de transition ?
Lucide, Quartararo ne vise aucune position précise pour les premières manches. Gagner un ou deux points ne changera pas la trajectoire d’un projet en reconstruction. L’essentiel, selon lui, est ailleurs : progresser, comprendre, corriger.
Cette approche pragmatique laisse aussi planer une interrogation sur son futur. Sous contrat avec Yamaha, le Français pourrait être tenté, si la situation ne s’améliore pas, d’explorer d’autres horizons à moyen terme. Dans un paddock où la compétitivité prime, la patience a ses limites.
Objectif : finir en progrès
À court terme, l’enjeu est clair : limiter la casse et bâtir les fondations d’une remontée progressive. Si le début de saison s’annonce difficile, Quartararo espère que les évolutions techniques et le travail d’analyse permettront d’inverser la tendance au fil des Grands Prix.
L’ancien champion du monde sait qu’en MotoGP, les dynamiques peuvent évoluer rapidement. Mais à l’heure d’aborder la première manche en Thaïlande, l’heure n’est pas à l’optimisme débridé. Elle est à la lucidité et au travail.
Par Nico