Lucas Chevalier blessé, ses chances pour le Mondial s'amoindrissent

Lucas Chevalier blessé, ses chances pour le Mondial s'amoindrissent

Lenny Par Lenny

Publié le

Le rêve vire au cauchemar. Arrivé au Paris Saint-Germain avec l'étiquette de futur grand et le prix qui va avec (55 M€), Lucas Chevalier traverse une zone de turbulences qui pourrait bien lui coûter son billet pour le Mondial 2026. Entre déclassement en club et pépin physique au pire moment, le portier français est à la croisée des chemins.

Le banc de touche comme seul horizon

Recruté pour succéder à Gianluigi Donnarumma, Chevalier pensait avoir fait le plus dur en signant jusqu'en 2030. Mais à Paris, les promesses d'été survivent rarement aux frimas de l'hiver. Doublé par un Matvey Safonov plus imposant et visiblement plus en phase avec les exigences de Luis Enrique, l'ancien Lillois n'a plus foulé une pelouse depuis le 23 janvier dernier. Le constat est glacial : de numéro 1 promis, il est devenu un spectateur de luxe. "Lucho" ne fait pas de sentiments, et la dynamique actuelle ne plaide pas en faveur d'un retournement de situation. Pour Chevalier, le Parc des Princes ressemble de plus en plus à une prison dorée.

Le coup de grâce : la cuisse qui lâche

Comme si le manque de compétition ne suffisait pas, le sort s’est acharné mercredi matin au Campus PSG. Une lésion à la cuisse droite, contractée seul à l'entraînement, vient clouer le gardien à l'infirmerie pour les deux ou trois prochaines semaines. « Lucas Chevalier restera en soins ces prochaines semaines », a laconiquement communiqué le club. Si la durée d'absence semble raisonnable, le timing, lui, est catastrophique. Chevalier va manquer l'enchaînement de chocs contre le Bayern et Lens, mais surtout, il ne pourra pas prouver sa valeur avant l'échéance que toute la France du foot attend : la liste de Didier Deschamps.

Qatar 2026 : Le train des Bleus s'éloigne

C’est là que le bât blesse réellement. Le 14 mai, "DD" dévoilera les noms de ceux qui s'envoleront pour l'Amérique du Nord. Déjà déclassé au rang de numéro 3 lors du dernier rassemblement derrière Mike Maignan et Brice Samba, Chevalier n'a plus aucun levier pour inverser la tendance. Avec un temps de jeu réduit à néant depuis quatre mois et une condition physique précaire, sa place dans les 23 (ou 26) ne tient plus qu'à un fil. D'autant que l'ombre d'Hugo Lloris plane à nouveau sur le groupe, et que des profils comme Jean Butez ou Robin Risser sont scrutés de près. Pour Lucas Chevalier, l'été s'annonce bien plus calme que prévu, loin de l'effervescence de la Coupe du Monde. À 24 ans, l'heure des choix — et d'un possible départ — pourrait sonner plus vite que prévu

Actualités en rapport