Les primes des biathlètes tricolores détaillées

Les primes des biathlètes tricolores détaillées

Nico Par Nico

Publié le

Les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026 se sont achevés dimanche, refermant une quinzaine riche en émotions… et en médailles pour l’équipe de France. L’heure est désormais aux comptes : comme lors des Jeux olympiques de Paris 2024, les médaillés tricolores percevront des primes d’État, soumises à l’impôt sur le revenu.

Les montants sont identiques à ceux de l’olympiade précédente :

  • 20 000 euros pour une médaille de bronze
  • 40 000 euros pour l’argent
  • 80 000 euros pour l’or

Et cette année, une discipline écrase la concurrence : le biathlon.

A chacune de ses quatre médailles décrochées aux Jeux olympiques de Milan Cortina, Quentin Fillon Maillet a touché une prime oscillant entre 20.000 euros (pour le bronze) et 80.000 euros (pour l'or). De quoi s'offrir un joli pactole à la fin des JO.https://t.co/yuThmkFwOw

— RMC Sport (@RMCsport) February 20, 2026

Julia Simon en tête du classement

Grâce à un total impressionnant de quatre médailles (trois en or et une en argent), Julia Simon domine le classement des primes avec 280 000 euros récoltés.

Elle devance de peu Quentin Fillon Maillet, auteur lui aussi d’une moisson exceptionnelle (trois titres olympiques et une médaille de bronze), qui percevra 260 000 euros.

Le biathlon occupe d’ailleurs les premières places du classement :

Il faut descendre à la sixième place pour trouver une athlète issue d’une autre discipline : Emily Harrop, récompensée de 120 000 euros grâce à une médaille d’or et une d’argent. Le fondeur Mathis Desloges atteint le même total avec trois médailles d’argent.

66 % des primes pour le biathlon

Au total, l’État versera 2 140 000 euros aux médaillés français de ces Jeux. Une somme conséquente, dont 1 420 000 euros — soit 66,35 % du total — reviendront aux seuls biathlètes.

Cette domination financière s’explique par la densité du programme en biathlon, qui multiplie les chances de podiums. Les relais, notamment, pèsent lourd dans la balance. Si ces épreuves collectives n’ajoutent « que » trois médailles d’or au tableau final, elles génèrent en réalité douze primes distinctes (quatre par relais), chaque membre de l’équipe étant récompensé individuellement.

Une mécanique qui fait mécaniquement grimper l’addition.

Les autres champions récompensés

Sacrés champions olympiques, les danseurs sur glace Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry toucheront chacun 80 000 euros pour leur titre, sans toutefois rivaliser avec les cumulards du biathlon.

En snowboardcross par équipes mixtes, Loan Bozzolo et Léa Casta, médaillés de bronze, percevront 20 000 euros chacun. Même montant pour la championne de ski de bosses Perrine Laffont, également médaillée de bronze.

Une récompense à la hauteur des performances

Ces primes viennent saluer l’excellence sportive et les sacrifices consentis pendant des années de préparation. Si elles ne constituent qu’une partie des revenus des athlètes — complétés par les sponsors et les aides fédérales — elles représentent une reconnaissance institutionnelle forte.

À Milan-Cortina, le biathlon a confirmé son statut de locomotive des sports d’hiver français. Sur les pistes comme sur les feuilles de comptes, les biathlètes ont largement dominé les débats.

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