France - Philippines: pour entrer en douceur dans la compétition

Nico Par Nico

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L'équipe de France féminine de basket entame ce mercredi soir son tournoi de qualification pour la prochaine Coupe du monde avec un premier défi face aux Philippines. À domicile, dans une salle lyonnaise acquise à leur cause, les vice-championnes olympiques abordent cette entrée en matière avec un objectif clair : poser rapidement les bases d’une qualification pour le Mondial prévu à Berlin du 4 au 13 septembre.

Mais avant de penser à l’Allemagne, les Bleues devront composer avec un élément inhabituel : l’inconnu.

Des adversaires encore mystérieux

Le tournoi s’ouvre avec deux rencontres face à des équipes que la France n’a jamais affrontées : les Philippines mercredi soir puis la Colombie jeudi. Un manque d’informations qui oblige le staff français à adopter une approche prudente.

« On va surtout se concentrer sur nos fondamentaux », explique le sélectionneur Jean-Aimé Toupane. La manager générale Céline Dumerc confirme cette incertitude : « On part un peu à l’aveugle. »

En l’absence d’images détaillées ou d’analyses approfondies sur ces deux adversaires, la priorité sera donc de s’appuyer sur les forces du collectif français.

Un tournoi exigeant avec cinq matches en sept jours

Le format de ce tournoi de qualification est inédit. Pour la première fois, la Coupe du monde réunira seize nations au lieu de douze, ce qui a conduit la FIBA à organiser une phase qualificative particulièrement dense.

Les équipes devront disputer cinq rencontres en seulement sept jours. Une cadence élevée, d’autant plus exigeante que la plupart des internationales françaises arrivent en pleine fin de saison avec leurs clubs.

Conscient de cette difficulté, Jean-Aimé Toupane a déjà annoncé qu’il ferait tourner son effectif : « Tout le monde jouera. »

La capitaine Valériane Ayayi partage cette philosophie collective : chaque joueuse devra se donner pleinement pour atteindre l’objectif avant de retourner à ses obligations en club.

L’avantage physique pour les Bleues

Avec seulement quatre séances d’entraînement avant le début du tournoi, la France s’appuiera largement sur l’alchimie qui avait porté l’équipe lors des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Mais les Bleues disposent également d’un avantage évident sur le plan physique. Les Philippines occupent actuellement la 39e place du classement mondial de la FIBA et présentent un effectif nettement moins imposant.

La taille moyenne de l’équipe asiatique atteint 1,71 mètre, avec une seule intérieure dépassant 1,83 m. À titre de comparaison, les Françaises affichent une moyenne de 1,84 mètre. Un écart qui pourrait peser lourd dans la bataille du rebond et dans le jeu intérieur.

Pour Toupane, il faudra néanmoins se méfier : ces équipes sont souvent très agressives et capables de compenser leur déficit physique par une forte intensité.

Un objectif clair : deux victoires pour se rapprocher du Mondial

La stratégie française est simple : remporter les deux premiers matches pour sécuriser rapidement la qualification.

Deux succès face aux Philippines puis à la Colombie placeraient quasiment les vice-championnes olympiques sur la route du Mondial allemand. Elles pourraient alors aborder avec davantage de sérénité le choc prévu samedi contre l’Allemagne, déjà qualifiée en tant que pays organisateur.

Une ambiance lyonnaise attendue

Les Bleues pourront compter sur le soutien du public lyonnais, dans une salle familière pour plusieurs joueuses passées par l'ASVEL Féminin.

C’est notamment le cas de Gabby Williams, Marine Johannes, Aminata Gueye Badiane, Iliana Rupert Chéry ou encore Dominique Malonga. Pour Williams, revenir jouer à Lyon constitue un moment particulier.

« Ça me fait plaisir de retrouver le public lyonnais. J’ai beaucoup de bons souvenirs ici. Si on se qualifie, l’énergie du public peut vraiment nous aider pour la suite », confie l’ailière franco-américaine.

Se projeter vers le titre mondial

Au-delà de la qualification, la France nourrit des ambitions élevées pour la Coupe du monde. Les Bleues espèrent confirmer leur statut parmi les meilleures nations et, pourquoi pas, rivaliser à nouveau avec les États-Unis.

L'équipe des États-Unis reste la référence mondiale, mais elle prépare également l’avenir en intégrant de jeunes talents prometteurs comme Caitlin Clark, Paige Bueckers ou Angel Reese.

Avant de rêver d’un nouveau duel au sommet, les Bleues doivent d’abord réussir leur mission de la semaine : valider leur billet pour Berlin. La première étape passe par un début de tournoi solide face aux Philippines.

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