France - Brésil : dernier test avant l'Euro
Publié le
À quelques jours de l’EuroVolley 2026, l’équipe de France masculine de volley s’offre un dernier rendez-vous de prestige. Les Bleus affrontent le Brésil ce vendredi 4 septembre à Paris (20h15), avec l’ambition de mesurer les progrès d’un groupe largement renouvelé.
Un dernier test grandeur nature
Il ne reste plus qu’un match avant que les choses sérieuses commencent. Ce vendredi soir, l’équipe de France retrouve le Brésil à l’adidas Arena de Paris pour conclure sa préparation à l’EuroVolley 2026. Une affiche de prestige, mais surtout un test particulièrement révélateur pour les Bleus. Car cette équipe de France n’est plus exactement celle qui avait conquis l’or olympique à Paris en 2024. Plusieurs cadres de la génération des doubles champions olympiques ont choisi de faire une pause cet été. Les jeunes Français ont ainsi été davantage exposés au très haut niveau, avec l’objectif de construire progressivement la suite de l’aventure tricolore. Le bilan de la préparation est plutôt encourageant. Après une victoire contre la Belgique (3-0), les Bleus ont dominé les États-Unis (3-0) puis la Slovénie (3-1) au Mémorial Wagner. Ils ont ensuite été battus par la Pologne (3-1), troisième du dernier Mondial. Le Brésil représente donc une nouvelle opposition de très haut niveau avant l’entrée dans l’Euro.
Le Brésil pour mesurer les progrès des Bleus
Le rendez-vous est d’autant plus intéressant que les deux équipes se sont déjà affrontées cet été. En juillet, en Ligue des nations, les Brésiliens avaient nettement dominé les Français (3-0) à Chicago. Quelques semaines plus tard, les Bleus veulent montrer qu’ils ont progressé. Face à une sélection brésilienne réputée pour sa puissance physique, les Français vont devoir tenir dans la durée et répondre à l’intensité imposée par leurs adversaires. Antoine Brizard connaît parfaitement la difficulté qui attend les Tricolores. « C’est une équipe assez atypique, il y en a peu d’aussi physique dans le monde donc c'est un bon point de passage », estime le capitaine français. Cette confrontation doit donc permettre au staff tricolore de situer son équipe avant le début de l’EuroVolley. Plus que le résultat, c’est la capacité des Français à rivaliser avec une nation du calibre du Brésil qui sera scrutée.
Antoine Brizard et les Bleus retrouvent Paris
Pour Antoine Brizard, ce retour dans la capitale possède évidemment une dimension particulière. Deux ans après les Jeux olympiques de Paris, le capitaine français va retrouver une salle et un public qui rappellent forcément les souvenirs du titre olympique. « Paris, ça a toujours été une ville spéciale pour moi. Je ne peux pas m'empêcher, à chaque fois que j'y reviens, de penser aux Jeux olympiques », confiait-il avant la rencontre. Le passeur français fait partie des rares doubles champions olympiques encore présents dans le groupe pour cette campagne 2026. Son expérience sera précieuse au sein d’une sélection qui doit désormais apprendre à évoluer sans plusieurs de ses références des dernières années. Trévor Clévenot sera lui aussi de la partie. Le réceptionneur-attaquant savoure ce retour devant le public français : « C'est très bien de jouer un match à Paris, ça fait plaisir de jouer devant nos supporters dans une Adidas Arena pleine à craquer. »
Une nouvelle génération française sous pression ?
Après un Mondial 2025 terminé dès la phase de poules et une Ligue des nations 2026 compliquée, la France aborde cet EuroVolley avec beaucoup d’interrogations. Les résultats récents incitent à la prudence, mais cette période doit aussi servir à installer une nouvelle génération autour des derniers cadres expérimentés. Antoine Brizard appelle d’ailleurs à laisser du temps à cette équipe. « Remplacer les Ngapeth, Jenia (Grebennikov) et Patry, ça ne se fait pas du jour au lendemain », soulignait-il. « Cela prend du temps, la France avait parmi les meilleurs joueurs du monde. Ce n’est plus le cas pour l’instant, il ne faut pas mettre trop de pression sur cette équipe pour le moment. » Le match contre le Brésil arrive donc à point nommé. Les Français vont pouvoir se confronter à une équipe qui figure parmi les meilleures du monde, dans une atmosphère forcément particulière à Paris.
Les jeunes Français veulent profiter de l’occasion
Pour les joueurs qui découvrent progressivement le très haut niveau international, cette rencontre représente également une occasion rare de se mesurer à une référence mondiale dans une salle pleine. À 20 ans, Amir Tizi-Oualou s’apprête notamment à découvrir l’adidas Arena avec les Bleus. « Tu vis un peu comme un kiff, cela change une vie de jouer dans une salle pleine. Je n'ai jamais joué à l’Adidas Arena », raconte le jeune passeur. L’enjeu est aussi sportif pour ces nouveaux visages du volley français. « Voir où on est par rapport à cette équipe contre qui on a perdu il y a un mois, voir notre progression, ça va être un match hyperintéressant pour nous », ajoute-t-il.
Une affiche de gala avant l’EuroVolley
Ce France - Brésil arrive finalement au meilleur moment. Les Français ont encore quelques réglages à effectuer, mais ils disposent d’un ultime test face à une sélection capable de leur imposer une énorme intensité. Et malgré le caractère amical de la rencontre, Benjamin Diez prévient : « Je ne pense pas que ce sera vraiment amical. » Les Bleus savent donc à quoi s’attendre. À Paris, devant un public acquis à leur cause, les Français vont chercher à terminer leur préparation sur une performance convaincante. Un dernier grand défi avant de basculer vers l’EuroVolley 2026, avec l’espoir de lancer une nouvelle dynamique pour cette équipe de France en pleine reconstruction.
Par Lenny



