France-Portugal : les Bleus face à leur premier match couperet

Lenny Par Lenny

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L’équipe de France affronte le Portugal dimanche à Sofia en huitième de finale de l’EuroVolley 2026. Les Bleus, qui restent sur une défaite contre la Roumanie, devront hausser leur niveau pour rejoindre les quarts de finale.

La France retrouve le Portugal en huitième

Après une phase de groupes globalement maîtrisée, l’équipe de France entre dans une nouvelle compétition. Les Bleus ont terminé en tête de la poule D avec quatre victoires et une défaite, obtenant ainsi un huitième de finale contre le Portugal, quatrième du groupe B. La rencontre se disputera dimanche à Sofia, en Bulgarie, où les Français tenteront de poursuivre leur parcours dans cet EuroVolley 2026. Sur le papier, la France dispose d’un avantage certain. Les Tricolores occupent la 7e place du classement mondial, tandis que le Portugal pointe au 30e rang. Mais le format à élimination directe impose une vigilance maximale aux hommes d’Andrea Giani. Le revers concédé face à la Roumanie lors du dernier match de la phase de groupes a d’ailleurs servi de rappel avant le début des matchs couperets. « C’est bien d’avoir eu une partie difficile face à la Roumanie, ça montre que pour le début des matchs couperets dimanche à Sofia, il faut être prêt émotionnellement », souligne Andrea Giani.

Les Portugais arrivent sans pression

Le Portugal s’est qualifié pour les huitièmes de finale au terme d’une dernière journée riche en rebondissements. Les Lusitaniens avaient pourtant compromis leurs chances après leur défaite contre Israël, mais la lourde défaite des Israéliens face à la Macédoine du Nord leur a finalement permis de récupérer la quatrième place du groupe B. Avec une seule victoire lors de la phase de groupes, contre la Macédoine du Nord, le Portugal n’aborde donc pas ce rendez-vous avec le même statut que la France. Mais cette situation peut également constituer une force. « Les Portugais se sont qualifiés au tout dernier moment grâce à la défaite d’Israël contre la Macédoine du Nord, donc ils vont arriver en n’ayant rien à perdre, à nous de bien gérer cette pression », prévient Paolo Perrone, statisticien de l’équipe de France. Les Bleus devront donc éviter tout relâchement face à une sélection capable de jouer libérée et de profiter du moindre passage à vide français.

Bruno Dias, un visage familier du volley français

La sélection portugaise compte plusieurs joueurs bien connus du championnat de France. Le premier est Bruno Dias, jeune passeur de 23 ans qui a notamment évolué à Nice et Tourcoing après avoir été la doublure d’Antoine Brizard à Piacenza. Il rejoindra Tours cette saison, ce qui lui permettra de poursuivre son parcours dans le championnat français. Pour Paolo Perrone, son profil mérite une attention particulière. « Il aime jouer rapide avec son pointu, la clé du match, selon moi, sera de bien servir pour faire sauter la réception et l’empêcher de jouer vite », explique le statisticien des Bleus. La qualité du service français pourrait ainsi jouer un rôle déterminant. Face à l’Allemagne, les Tricolores avaient notamment inscrit neuf aces, mettant régulièrement la réception adverse sous pression. Contre la Roumanie, ils ont en revanche été beaucoup plus pénalisés dans ce secteur avec 31 fautes de service.

Ferreira et Martins, les autres menaces portugaises

Le Portugal pourra également compter sur des joueurs expérimentés. À 34 ans, Alexandre Ferreira possède une solide expérience internationale et a notamment évolué en Italie et en Pologne. « Beaucoup de jeunes qui évoluent dans le championnat portugais ont intégré la sélection, qui s’appuie cependant toujours sur trois joueurs qui étaient déjà là quand on les a affrontés il y a trois ans et dont il faudra particulièrement se méfier », analyse Paolo Perrone. Le réceptionneur-attaquant Lourenço Martins fait également partie des joueurs à surveiller. Passé par Tourcoing puis par Saint-Nazaire, il connaît parfaitement le volley français. Le scout des Bleus cite enfin un autre élément important du dispositif portugais : « Un central fort en attaque, Cveticanin, passé par Cannes. » La France devra donc s’appuyer sur son expérience collective pour contrôler les principaux atouts portugais.

Les Bleus veulent rebondir après la Roumanie

Cette entrée dans la phase à élimination directe intervient après une première partie de compétition convaincante, mais aussi après un avertissement. Battue par la Roumanie lors de son dernier match de poule, la France sait désormais qu’elle ne pourra plus se permettre de connaître des passages à vide. Luca Ramon résume cet enseignement en évoquant « une piqûre de rappel ». Pour Andrea Giani, cette défaite peut néanmoins avoir une utilité avant le huitième de finale. Le sélectionneur a également pu préserver plusieurs cadres lors de cette dernière rencontre de poule, notamment Théo Faure, Trévor Clévenot, François Huetz et Benjamin Diez. Avec des joueurs reposés et une qualification directe pour les quarts de finale en ligne de mire, les Bleus disposent désormais d’un objectif clair : battre le Portugal et poursuivre leur route dans l’EuroVolley.

Une place en quarts de finale à aller chercher

La France et le Portugal se connaissent déjà sur la scène européenne. Leur dernière confrontation en Championnat d’Europe remonte à 2023, lorsque les Bleus s’étaient imposés 3-1 à Tel-Aviv. Trois ans plus tard, le contexte est toutefois différent. La France a changé une partie de son effectif et le Portugal arrive avec l’ambition de créer la surprise. « À nous de bien gérer cette pression », résume Paolo Perrone. À Sofia, les Bleus devront donc transformer leur statut de favoris en qualification. Après cinq rencontres de phase de groupes, le véritable EuroVolley commence désormais pour l’équipe de France : dimanche, face au Portugal.

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