Les bleus déroulent face à la Belgique

Nico Par Nico

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À un peu moins de trois semaines du début du Championnat d’Europe, l’équipe de France a parfaitement lancé sa préparation en dominant la Belgique en trois sets (25-22, 25-23, 25-21), vendredi soir au Vendéspace. Déjà très intéressants physiquement, les Bleus d’Andrea Giani ont également profité de la rencontre pour effectuer une large revue d’effectif. Prochain et dernier test le 4 septembre face au Brésil à Paris.

La préparation est encore loin d’être terminée, mais les premiers signaux sont particulièrement encourageants. Vendredi soir, devant les 4 600 spectateurs d’un Vendéspace plein à craquer, l’équipe de France de volley n’a laissé que très peu d’espoirs à la Belgique.

Pour leur premier véritable match de préparation avant le Championnat d’Europe, programmé du 10 au 26 septembre, les Français se sont imposés avec autorité en trois manches : 25-22, 25-23, 25-21.

Au-delà du résultat, c’est surtout l’état physique et l’intensité affichés par les Bleus qui ont satisfait. À un peu plus de deux semaines de leur entrée dans la compétition continentale, le travail réalisé depuis la reprise commence déjà à porter ses fruits.

Une copie rassurante après une VNL mitigée

Cette prestation était d’autant plus attendue que la première partie de l’été n’avait pas totalement répondu aux attentes.

Engagée en Ligue des nations, la France avait alterné performances convaincantes et passages beaucoup plus délicats. Une irrégularité qui lui avait finalement coûté cher puisque les Bleus n’avaient pas réussi à se qualifier pour la phase finale de la compétition, une première depuis 2015.

Il fallait donc relancer la machine.

Face à la Belgique, le groupe d’Andrea Giani a montré un visage beaucoup plus conforme à ses ambitions. Sans forcément être à son meilleur niveau technique, la France a donné l’impression de contrôler la rencontre et, surtout, d’avoir déjà retrouvé une condition physique intéressante.

Le premier set a permis aux Tricolores de progressivement imposer leur rythme avant de conclure 25-22. La Belgique a davantage résisté dans la deuxième manche, mais les Français ont su gérer les moments importants pour s’imposer 25-23.

À 2-0, Giani pouvait alors passer à la deuxième partie de son plan : tester la profondeur de son groupe.

Trévor Clévenot retrouve le terrain

Le sélectionneur italien avait décidé de débuter la rencontre avec une équipe qui pourrait fortement ressembler à celle alignée lors de l’Euro.

Une composition marquée notamment par le retour de Trévor Clévenot. Touché à la cheville droite au cours de l’été, le réceptionneur-attaquant a retrouvé sa place dans le six français, une excellente nouvelle à quelques semaines du rendez-vous européen.

À la pointe, Andrea Giani avait également effectué un choix intéressant en titularisant Théo Faure plutôt que Stephen Boyer.

Champion olympique à Paris en 2024, Faure a répondu présent. L’attaquant de Trente a terminé la rencontre avec 10 points, dont sept réussites sur quinze tentatives en attaque et surtout trois contres.

Une prestation solide qui confirme que la concurrence sera importante à ce poste avant le début de l’Euro.

Mathis Henno meilleur marqueur français

Mais le Français le plus prolifique de la soirée a été Mathis Henno.

Le jeune attaquant a inscrit 12 points, soit seulement une unité de moins que le meilleur marqueur du match, le Belge Sam Deroo, auteur de 13 points.

Henno continue ainsi de prendre de l’importance dans la rotation française et offre une solution supplémentaire à Andrea Giani dans un secteur offensif particulièrement dense.

Le sélectionneur avait également choisi d’aligner son capitaine Antoine Brizard à la passe, François Huetz et Daniel Iyegbekedo au centre ainsi que Benjamin Diez au poste de libero.

Un premier groupe chargé de poser les bases de la rencontre avant un changement radical après deux sets.

Andrea Giani change presque toute son équipe

Alors que la France menait deux manches à zéro, le staff tricolore a en effet décidé d’effectuer une très large revue d’effectif.

Amir Tizi-Oualou, Stephen Boyer, Joris Magnin, Mousse Gueye, Mathis Pothron, Noa Duflos-Rossi et Ramon ont pris le relais pour disputer le troisième set.

Un changement aussi massif n’est jamais évident à gérer. Les automatismes disparaissent, les repères doivent être retrouvés et quelques minutes sont généralement nécessaires pour que la nouvelle équipe trouve son rythme.

Cela s’est vérifié.

La Belgique en a profité pour rester au contact et menait même 16-15 au cœur de cette troisième manche. Mais il a suffi d'un passage au service exceptionnel pour complètement renverser la situation.

Tizi-Oualou dynamite la Belgique au service

Amir Tizi-Oualou s’est alors présenté derrière la ligne des neuf mètres.

Et le jeune passeur a fait basculer le set.

Avec quatre services particulièrement agressifs, dont trois aces, il a permis à la France d’infliger une série décisive à son adversaire. Menés 15-16, les Bleus sont ainsi passés devant à 19-16.

Un passage dévastateur dont la Belgique ne s’est jamais réellement remise.

La France a ensuite parfaitement géré son avantage pour conclure la manche 25-21 et mettre un terme à la rencontre en seulement trois sets.

Une fin de match également marquée par l'apport de Stephen Boyer, qui a rappelé qu’il faudrait compter sur lui malgré la concurrence de Théo Faure.

Une profondeur d’effectif déjà intéressante

Cette capacité à conserver le même niveau d’intensité malgré le remplacement de quasiment toute l’équipe constitue probablement l’un des enseignements les plus positifs de la soirée.

Andrea Giani dispose de nombreuses solutions et la concurrence devrait être particulièrement forte au cours des deux prochaines semaines.

Le sélectionneur va désormais devoir affiner ses choix, travailler les automatismes et déterminer les associations les plus performantes avant le départ pour la Roumanie.

Le groupe français semble en tout cas monter progressivement en puissance au moment où débute la dernière ligne droite de sa préparation.

Le Brésil comme dernier juge de paix

Il reste désormais deux grosses semaines de travail aux Bleus avant leur dernier test grandeur nature.

Et celui-ci devrait permettre d’en savoir beaucoup plus sur leur véritable niveau.

Le 4 septembre, la France retrouvera le Brésil à l’Adidas Arena de Paris. Face à l’une des grandes nations du volley mondial, l’intensité sera nécessairement supérieure et les Tricolores pourront véritablement mesurer le chemin parcouru depuis leur élimination en Ligue des nations.

Ce sera également la dernière répétition avant le grand départ pour Cluj, en Roumanie, où les Français disputeront le premier tour du Championnat d’Europe.

Les Bleus veulent retrouver leur statut

Après un été 2025 exceptionnel et les grandes performances accumulées ces dernières années, la France abordera forcément cet Euro avec de grandes ambitions.


La campagne de Ligue des nations a rappelé que rien ne serait simple et que les Bleus ne pouvaient pas uniquement compter sur leur statut. Mais la prestation proposée face à la Belgique montre que le groupe retrouve progressivement ses standards.


Une victoire 3-0, un Trévor Clévenot de retour, un Théo Faure performant, un Mathis Henno efficace, un banc capable de maintenir le niveau et un Amir Tizi-Oualou impressionnant au service : difficile d’espérer beaucoup mieux pour cette première sortie.


Le résultat reste évidemment secondaire à ce stade de la préparation. Mais à moins de trois semaines du début de l’Euro, les Bleus ont envoyé un premier message : physiquement, la montée en puissance est déjà bien engagée.


Le rendez-vous face au Brésil, le 4 septembre à Paris, dira désormais si cette impression peut se confirmer face à une opposition d’un tout autre calibre.

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