Adrian Mannarino subit la loi de Alexander Bublik

Nico Par Nico

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Adrian Mannarino n’a jamais réellement été en mesure d’inquiéter Alexander Bublik au deuxième tour de l’US Open. Impressionnant au service et extrêmement solide dans l’échange, le Kazakhstanais s’est imposé très largement en trois sets (6-3, 6-1, 6-1) et seulement 1h20 de jeu. À 38 ans, le Français a probablement payé les efforts consentis lors de sa victoire en cinq manches au tour précédent.

Il aurait fallu un Adrian Mannarino au sommet de ses possibilités pour espérer perturber Alexander Bublik. Le Français en était malheureusement très loin.

Au deuxième tour de l’US Open, Mannarino a subi la loi d’un adversaire particulièrement inspiré et n’a jamais trouvé les solutions pour modifier le scénario de la rencontre. Bublik s’est imposé sans trembler en trois petites manches, 6-3, 6-1, 6-1.

Une démonstration bouclée en seulement 1h20.

Dès les premiers jeux, le Kazakhstanais a imposé son rythme et sa puissance. Mannarino a tenté de résister avec son tennis si particulier, mais il n’a jamais réellement réussi à mettre son adversaire sous pression.

Bublik impose immédiatement sa puissance

Alexander Bublik arrivait à Flushing Meadows dans une situation particulière.

Le Kazakhstanais avait choisi de faire l’impasse sur la tournée américaine précédant l’US Open afin de souffler et de se ressourcer. Une décision qui pouvait poser la question de son rythme au moment d’aborder le dernier Grand Chelem de la saison.

Ses deux premiers matches à New York ont rapidement apporté une réponse.

Après avoir éliminé JJ Wolf au premier tour, Bublik a affiché un niveau de jeu impressionnant face à Mannarino.

Le Kazakhstanais n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour prendre la mesure de son adversaire. Très solide sur son engagement, il a également parfaitement tenu l’échange lorsque les points se prolongeaient.

Le premier set a donné le ton de toute la rencontre.

Bublik n’a notamment abandonné qu’un seul point derrière sa première balle dans cette manche. Une efficacité qui a laissé très peu d’opportunités à Mannarino.

Avec un break suffisant pour prendre ses distances, il a tranquillement empoché le premier set 6-3.

Mannarino incapable de trouver une faille

On pouvait alors espérer une réaction du Français. Habitué à perturber ses adversaires grâce à ses trajectoires tendues et à sa capacité à utiliser la vitesse adverse, Mannarino n’a pourtant jamais réussi à installer son jeu.

Car Bublik ne lui a pratiquement rien donné.

Souvent associé à un tennis spectaculaire et parfois imprévisible, le Kazakhstanais a cette fois affiché une remarquable discipline. Il n’a pas cherché à multiplier inutilement les coups difficiles et s’est montré extrêmement propre dans les fondamentaux.

Au service, sa domination était particulièrement nette.

Mais même lorsque Mannarino parvenait à engager le rallye, la situation ne s’améliorait guère. Bublik restait solide, patient et précis.

Le Français se retrouvait donc dans une impasse : incapable de mettre suffisamment de pression sur le retour et tout aussi incapable de faire craquer son adversaire dans les échanges prolongés.

Le deuxième set tourne à la démonstration

Après le 6-3 du premier acte, l’écart entre les deux joueurs s’est encore accentué.

Bublik a continué d’appuyer tandis que Mannarino semblait progressivement manquer de ressources pour résister.

Le Kazakhstanais a rapidement pris le large dans le deuxième set. Son service lui permettait de traverser ses propres jeux sans véritable inquiétude, tandis que chaque engagement du Français devenait une occasion supplémentaire de creuser l’écart.

Mannarino n’a inscrit qu’un seul jeu.

En remportant la deuxième manche 6-1, Bublik se retrouvait déjà à un set de la qualification.

Et rien ne semblait pouvoir enrayer sa marche en avant.

Les efforts du premier tour ont-ils pesé ?

La prestation de Mannarino doit également être replacée dans le contexte de son premier tour.

Le Français avait dû batailler pendant cinq manches pour venir à bout de Thiago Agustin Tirante. Une rencontre forcément éprouvante physiquement avant de devoir affronter un joueur aussi puissant et efficace que Bublik.

À 38 ans, la question de la récupération prend également davantage d’importance.

Mannarino avait d’ailleurs lui-même évoqué ses difficultés dans ce domaine. Enchaîner les rencontres longues et exigeantes devient nécessairement plus compliqué avec les années.

Face à Bublik, ces efforts semblaient encore présents dans les jambes.

Le Français n’a jamais affiché l’énergie suffisante pour véritablement bousculer son adversaire.

Bublik ne relâche jamais son emprise

Même avec deux manches d’avance, Alexander Bublik n’a pas baissé de régime.

Le Kazakhstanais aurait pu connaître l’un de ces passages à vide dont il a parfois été coutumier au cours de sa carrière. Il n’en a rien été.

Toujours aussi concentré, il a poursuivi sa démonstration dans le troisième set.

Mannarino a tenté de s’accrocher, mais l’écart était désormais trop important. Bublik continuait de remporter ses jeux de service avec une facilité déconcertante tout en restant menaçant sur ceux du Français.

Le troisième set a finalement ressemblé au deuxième.

Un nouveau 6-1 et l’affaire était réglée.

Après seulement 1h20 de jeu, Bublik pouvait déjà quitter le court avec son billet pour le troisième tour.

Seulement douze points perdus au service

Un chiffre résume particulièrement bien la domination du Kazakhstanais : seulement douze points abandonnés au service pendant l’intégralité de la rencontre.

Face à un tel niveau d’efficacité, Mannarino n’a pratiquement jamais eu l’occasion de mettre son adversaire sous pression.

Bublik a maîtrisé tous les compartiments nécessaires pour rendre la rencontre à sens unique : un excellent service, beaucoup de solidité dans les échanges et surtout une concentration constante.

Une prestation particulièrement aboutie pour un joueur dont le talent n’a jamais été remis en question mais qui a parfois souffert d’irrégularité.

À New York, il semble pour le moment avoir trouvé le bon équilibre.

Fin de parcours pour Mannarino

Pour Adrian Mannarino, cet US Open s’arrête donc au deuxième tour.


Le Français pourra néanmoins retenir sa victoire obtenue au courage en cinq sets lors de son entrée en lice. À 38 ans, continuer à remporter des rencontres dans les tournois du Grand Chelem reste une performance remarquable.


Mais il n’avait cette fois ni les armes ni probablement les ressources physiques pour rivaliser avec un Alexander Bublik aussi solide.


Le choix du Kazakhstanais de ne pas disputer la tournée américaine avant Flushing Meadows semble pour le moment porter ses fruits. Frais physiquement et particulièrement inspiré, il vient d’enchaîner une deuxième victoire à New York.


Et la manière affichée face à Mannarino pourrait en faire un adversaire particulièrement dangereux pour la suite du tournoi.


Pour le Français, en revanche, l’aventure s’achève brutalement : trois sets, seulement cinq jeux remportés et une rencontre au cours de laquelle Alexander Bublik ne lui aura pratiquement jamais permis d’espérer.

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