Médaille de bronze par équipe pour l'équipe de France féminine

Nico Par Nico

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L'équipe de France féminine de gymnastique a décroché la médaille de bronze de la finale par équipes des Championnats d'Europe, dimanche. Malgré un début de concours compliqué et une énorme frayeur après la lourde chute de Lorette Charpy aux barres asymétriques, les Françaises ont résisté à l'Allemagne et à la Grande-Bretagne. La Russie s'est adjugé le titre devant l'Italie. Déjà troisième en 2025 à Leipzig, la France confirme sa place parmi les meilleures nations européennes.

Il aura fallu s'accrocher jusqu'au dernier passage. Dans une finale où les erreurs pouvaient rapidement faire basculer le classement, les Bleues ont alterné moments de doute et prestations de très haut niveau avant d'obtenir une nouvelle récompense collective.

Portée par une Elena Colas exceptionnelle depuis le début de ces Championnats d'Europe, l'équipe de France ambitionnait clairement de retrouver le podium. Mission accomplie, même si le scénario a été beaucoup plus mouvementé qu'espéré.

Avec cette nouvelle médaille de bronze, les Françaises confirment également que le mélange entre les cadres de l'équipe et une nouvelle génération extrêmement prometteuse commence à porter ses fruits.

Une entrée en matière très délicate à la poutre

Le tirage des rotations n'avait pas fait de cadeau aux Françaises.

Pour commencer leur finale, les Bleues devaient immédiatement affronter l'un des agrès les plus difficiles à gérer sous pression : la poutre.

La responsabilité d'ouvrir le concours revenait à Maïana Prat. À seulement 16 ans, la Française avait pourtant affiché une belle solidité pendant les qualifications.

Mais dès son entrée sur l'agrès, tout s'est compliqué.

Après avoir évité de peu une première grosse erreur, Prat a chuté sur son premier enchaînement. Un début de finale particulièrement difficile qui plaçait immédiatement les Françaises sous pression.

Il fallait réagir rapidement pour éviter que cette erreur ne contamine toute l'équipe.

Elena Colas remet immédiatement les Bleues sur les rails

Heureusement pour la France, Elena Colas traversait une semaine exceptionnelle.

Tout juste sacrée championne d'Europe à la poutre, la Française a une nouvelle fois démontré toute sa maîtrise sur son agrès de prédilection.

Son passage très propre a permis de compenser une partie des points perdus après la chute de Maïana Prat.

Morgane Osyssek-Reimer a ensuite assuré à son tour

La France avait perdu du terrain, mais elle restait encore en course pour le podium. Dans une compétition par équipes où les erreurs sont souvent nombreuses, l'essentiel était alors de ne pas laisser la situation empirer.

Les Françaises y sont parvenues.

Une réaction immédiate au sol

Le passage au sol a permis aux Bleues de retrouver davantage de sérénité.

Et Maïana Prat a parfaitement illustré cette réaction.

Après sa chute à la poutre, la jeune gymnaste aurait pu être marquée mentalement. Elle a au contraire réussi à tourner la page pour livrer une très belle prestation au sol.

Une capacité à rebondir particulièrement encourageante pour une athlète de seulement 16 ans qui découvre encore les exigences des plus grands rendez-vous internationaux.

Collectivement, la France retrouvait également des couleurs.

Mais après deux agrès, une première tendance se dessinait clairement : la bataille pour l'or semblait déjà devoir se jouer sans les Bleues.

La Russie intouchable, l'Italie également très solide

Annoncée ouverte avant le début de la finale, la lutte pour le titre a rapidement tourné en faveur de deux nations.

De retour sur la scène continentale, la Russie a immédiatement affiché un niveau impressionnant.

Les Russes ont pris les commandes du concours et n'ont jamais véritablement laissé leurs adversaires espérer revenir. Très solides sur l'ensemble des agrès, elles ont finalement décroché le titre européen.

Derrière, l'Italie a également confirmé son statut.

Les Italiennes ont montré qu'elles restaient l'une des principales forces du continent et ont réussi à s'isoler à la deuxième place.

Pour la France, l'objectif devenait donc clair : aller chercher le bronze.

Trois nations pour une médaille

La bataille pour la troisième place a été beaucoup plus indécise.

France, Allemagne et Grande-Bretagne se sont retrouvées engagées dans un duel à trois où chaque dixième pouvait faire la différence.

Dans ce contexte, les Françaises ont parfaitement négocié leur passage au saut.

Lorette Charpy, Elena Colas et Morgane Osyssek-Reimer ont livré trois prestations solides qui ont permis aux Bleues de mettre la pression sur leurs concurrentes.

Au même moment, les Allemandes et les Britanniques connaissaient quelques difficultés au sol.

La France en profitait.

Avant l'ultime rotation, les Bleues occupaient la position idéale pour décrocher cette médaille de bronze tant convoitée.

Mais il restait les barres asymétriques.

Et c'était loin d'être une bonne nouvelle.

Les barres, l'agrès de tous les dangers

Depuis le début de la semaine, les Françaises avaient rencontré plusieurs difficultés aux barres.

Dans une finale aussi serrée, l'objectif était donc simple : éviter la grosse erreur.

Lola Chassat avait la lourde responsabilité d'ouvrir cette dernière rotation. L'Auvergnate restait notamment sur une prestation décevante lors des qualifications.

À seulement 16 ans, elle aurait pu être rattrapée par la pression.

Il n'en a rien été.

La jeune Française a parfaitement rempli son rôle et livré une prestation solide.

À cet instant, la médaille de bronze semblait se rapprocher sérieusement.

Puis Lorette Charpy s'est élancée.

Énorme frayeur après la chute de Lorette Charpy

La capitaine française devait apporter toute son expérience pour sécuriser le podium.

Mais son passage a brutalement fait basculer la finale dans l'incertitude.

Lorette Charpy a été victime d'une lourde chute.

Au-delà des conséquences sur le classement, l'inquiétude a immédiatement concerné l'état physique de la Française. Un long moment de flottement a suivi et, pendant quelques instants, la médaille est devenue totalement secondaire.

Les Bleues pouvaient craindre de tout perdre sur cette ultime rotation.

Mais Charpy s'est finalement relevée.

Malgré le choc, la capitaine a trouvé les ressources pour reprendre son mouvement et aller jusqu'au bout de son passage.

Un moment de courage essentiel pour maintenir la France dans la course au podium.

Elena Colas termine le travail

Il restait alors une Française pour tenter de sécuriser définitivement la médaille : Elena Colas.

Et difficile d'imaginer meilleure gymnaste pour assumer cette responsabilité.

La nouvelle championne de France avait déjà vécu une semaine exceptionnelle avec trois médailles individuelles : le bronze au concours général, l'or à la poutre et l'argent au sol.

Face à la pression d'un dernier passage décisif pour toute l'équipe, Colas n'a pas tremblé.

La Française a parfaitement rempli sa mission et permis aux Bleues de conserver leur troisième place.

Cette fois, la médaille de bronze était acquise.

Une semaine exceptionnelle pour Elena Colas

À seulement 16 ans, Elena Colas aura été l'une des grandes révélations de ces Championnats d'Europe.

Déjà triple médaillée individuellement, elle ajoute donc une quatrième récompense à sa collection avec ce bronze par équipes.

Sa performance prend encore davantage de valeur compte tenu du rôle qu'elle a joué dans cette finale.

Après la chute de Prat en début de concours, c'est elle qui a immédiatement stabilisé l'équipe avec son passage à la poutre. Puis, lorsque Charpy est tombée aux barres et que le podium français s'est retrouvé menacé, c'est encore elle qui a dû conclure.

Dans les deux cas, Colas a répondu présente.

Une capacité à gérer la pression qui impressionne forcément pour une gymnaste aussi jeune.

La nouvelle génération française confirme

Cette médaille possède également une importance particulière dans la construction de l'équipe de France.

Les Bleues avaient déjà décroché le bronze européen par équipes en 2025 à Leipzig.

Un an plus tard, malgré une équipe renouvelée et l'intégration de plusieurs très jeunes gymnastes, elles réussissent à conserver leur place sur le podium continental.

Lola Chassat et Maïana Prat, toutes les deux issues de la génération 2010, ont notamment démontré qu'elles étaient déjà capables de répondre aux exigences d'une finale européenne.

À leurs côtés, des gymnastes plus expérimentées comme Lorette Charpy et Morgane Osyssek-Reimer permettent de maintenir un équilibre essentiel.

Et Elena Colas apparaît déjà comme l'un des nouveaux visages forts de cette équipe.

Un signal encourageant à deux ans de Los Angeles

Cette nouvelle médaille européenne permet surtout aux Françaises de regarder vers l'avenir avec ambition.

Les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 constituent évidemment le grand objectif des deux prochaines saisons.

Le chemin reste encore long et la Russie comme l'Italie ont démontré qu'elles possédaient actuellement une marge sur la France à l'échelle européenne.

Mais derrière ces deux nations, les Bleues ont confirmé qu'elles avaient leur place.

Surtout, leur potentiel de progression est considérable compte tenu de la jeunesse d'une partie de l'effectif.

Dimanche, elles n'ont pas réalisé une finale parfaite. Elles ont chuté, douté et frôlé la catastrophe lors de leur dernière rotation.

Mais elles n'ont jamais lâché.

Un an après le bronze de Leipzig, la France monte donc une nouvelle fois sur la troisième marche du podium européen. Une médaille obtenue dans la difficulté, mais qui confirme que la nouvelle alchimie des Bleues fonctionne et que cette équipe peut désormais construire avec confiance en direction de Los Angeles 2028.

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